
Legge PLM: piccole manovre della destra e dei macronisti per smettere di perdere alle elezioni comunali di Parigi, Lione e Marsiglia (articolo del 3 marzo 2025)
https://www.humanite.fr/politique/conseil-de-paris/loi-plm-les-petites-manoeuvres-de-la-droite-et-des-macronistes-pour-arreter-de-perdre-aux-municipales-a-paris-lyon-et-marseille
di Folivao
8 commenti
Et donc ils ont perdu 😂
Après les résultats d’hier, où la droite et le centre macroniste ont échoué à avoir PLM malgré la loi PLM censé “arrêter de favoriser la gauche” (d’après la droite elle même), je me suis dit que cet article était très à propos.
L’article :
**À un an des élections municipales, des députés macronistes tentent de réformer la loi Paris-Lyon-Marseille et la façon d’élire les maires des trois villes. Malgré les inquiétudes de la gauche sur un « tripatouillage » électoral et la division du « socle commun », le principal article de la réforme du scrutin a été adopté, mardi 8 avril au soir.**
Un changement de règle à la dernière minute ? Si le calendrier semble relativement serré pour modifier le mode de scrutin à Paris, Lyon et Marseille d’ici les municipales 2026, quatre députés macronistes (Sylvain Maillard, David Amiel, Olivia Grégoire et Jean Laussucq) s’y attellent. Soutenus par Emmanuel Macron et François Bayrou, ils ont déposé un texte pour en finir avec la loi dite PLM. Et les députés ont adopté, mardi 8 avril au soir, le principal article de la réforme du scrutin à Paris, Lyon et Marseille. Le texte a été voté peu après minuit avec 116 voix pour, 44 contre.
La réforme avait franchi un premier cap mercredi 2 avril à l’Assemblée, en obtenant une approbation large de la commission des lois malgré les inquiétudes d’une partie de la gauche et la division du « socle commun ». Les élus Renaissance, MoDem, RN et LFI, ainsi que le député PS de Marseille Laurent Lhardit se sont prononcés pour. Le reste de la gauche et les Républicains ont voté contre, tandis qu’Horizons s’est abstenu.
De quoi parle-t-on ? D’une loi élaborée en 1982 par le ministre de l’Intérieur Gaston Defferre, qui fixe un mode de scrutin indirect pour les maires de Paris, de Lyon et de Marseille. Les électeurs de ces trois villes votent par secteurs pour élire leurs maires et conseillers municipaux d’arrondissement. Une partie d’entre eux, ensuite, siègent au sein du conseil de la ville, sur le modèle des grands électeurs américains, et élisent le ou la maire.
**« Plus démocratique » selon les macronistes, « un tripatouillage » électoral pour la gauche**
Les députés macronistes ont expliqué vouloir en finir avec ce scrutin spécifique pour renouer avec une élection « plus démocratique » où le principe d’« un électeur égal une voix » est appliqué. Les maires d’arrondissement seraient conservés et les citoyens seraient appelés à voter deux fois le même jour : pour la liste d’arrondissement et celle de la ville. Leur texte introduit également un nouvel article au Code électoral pour que la prime majoritaire appliquée au conseil de Paris et aux conseils municipaux de Lyon et de Marseille soit fixée à 25 % et non plus à 50 %.
La gauche y est farouchement opposée. La maire socialiste sortante de Paris, Anne Hidalgo, y voit une réforme « précipitée et sans fondement » et « un tripatouillage » électoral. Le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, abonde, inquiet d’un calendrier trop rapide et de l’organisation de trois scrutins le même jour (à Lyon s’ajoute l’élection métropolitaine).
**Une « présidentialisation de l’élection » ?**
« C’est une menace très lourde sur l’échelon de proximité et les compétences des arrondissements (gestion des équipements publics : crèches, espaces verts, plan local d’urbanisme – NDLR). Disjoindre ce vote sera dysfonctionnel sur le plan politique », s’inquiète Emmanuel Grégoire, député parisien et candidat à une primaire socialiste pour la succession d’Anne Hidalgo.
Son rival Rémi Féraud, sénateur et ancien maire du 10e arrondissement de Paris, estime lui aussi « qu’il n’y a pas d’intérêt à une recentralisation du mode de scrutin. Cette réforme est un truc de macronistes qui racontent qu’il y a un problème démocratique. Ils résolvent cela en présidentialisant l’élection ». « Les maires d’arrondissement s’occupent en moyenne de 150 000 habitants, nous tenons à ce système », a tranché le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel.
« Ils veulent changer la loi pour faire gagner Rachida Dati », soupire une cadre écologiste. La ministre de la Culture, qui ne cache pas ses ambitions parisiennes, estime qu’elle aurait gagné en 2020 sans la loi PLM. Mais, chez les élus LR parisiens, la proposition est accueillie tièdement : ils réclament d’être reçus à Matignon avant le débat dans l’Hémicycle. Il faut dire que le timing paraît impossible : le Code électoral interdit normalement toute modification « dans l’année qui précède le premier tour d’un scrutin ».
Qu’importe qui cela favorise, je trouve plus démocratique la nouvelle forme de scrutin, de la même manière que je trouve peu démocratique tout scrutin indirect comme les élections sénatoriales.
Le sénat devrait à mon sens être remplacé par une commission de citoyens tirés au sort de manière à être représentatifs sociologiquement et géographiquement des français, après une période de formation aux affaires de l’état.
Mais bon, c’est un autre sujet.
Les gars échouent à empêcher la gauche de gagner Paris, Lyon et Marseille avec une réforme du scrutin, mais arrivent à reprendre Bordeaux en faisant pression sur un candidat pour qu’il se désiste.
Sérieux je suis toujours sur le cul quant aux résultats à Bordeaux, perdre à moins d’un pourcent avec le scandale qu’a été le désistement de Dessertine. J’espère qu’il y aura du nouveau dans l’affaire parce qu’en l’état c’est très perturbant et j’ai pas souvenir d’avoir vu la presse nationale en parler, seulement régionale.
Cheh
Toutes ces machinations pour au final perdre. Qui a plus le seum que Dati ce matin ? Bayrou peut-être ?
Le système adopté est bien plus démocratique qu’avant, là tu critique pour rien ce qui a été voté à l’AN l’an dernier op…?
Je dirai même que les opposants à ce changement ont une curieuse conception de la démocratie, leurs propos ont mal vieillis à l’aune de ces municipales…
Après, si le but du post est juste de farmer le karma des haters de Macron, autant pour moi.
Pourquoi on trouve normal que des députés de la nation entière décident du mode de scrutin unique d’entités locales avec des spécificités reconnues dans la constitution ? Sans implication des locaux et manifestement pour l’intérêt perso du gouvernement et ses alliés…