>Les « *outils »* enseignés pour réguler, animer la parole et le débat peuvent facilement servir pour museler. Un coup de gueule, une prise de parole autoritaire, se remarquent, première condition pour pouvoir y faire face, y répondre. Quand la bienveillance est convoquée comme maître-outil et que les conflits ne sont pas mis sur la table, il est facile pour une assistance de se laisser confortablement porter.
>Quelques jours après la réunion, il devenait possible de reprendre la parole et je décide de décrocher mon téléphone pour joindre les personnes qui m’apparaissent clés. « *Quel est le problème que l’on évite? Quels sont les conflits passés ou présents que l’on cherche à tout prix à écarter? Peut-être était-il utile de programmer une réunion en forme de câlinothérapie collective, mais cela ne peut être une fin en soi »* suggérai-je plein d’empathie. Je suis passé pour un rabat-joie à la curiosité un peu trop hardie.
claudespam on
Dans cet article, j’ai le sentiment que l’auteur met le fait de mettre les problèmes sous le tapis et d’éviter les débats sur le compte de la méthode de communication non violente ou de la bienveillance qui sont toutes deux à la mode.
Mais ça n’a jamais été *bienveillant* de laisser pourrir une situation. L’enjeu c’est justement d’arriver à traiter les problèmes sans violence. Mais le courage de mettre les sujets sur la table n’est pas fourni par les consultants en communication.
djuls on
Article intéressant. La conclusion est quand même que l’humain doit primer. Et quitte a ne pas savoir communiquer je préfère quelqu’un qui gueule un bon coup que celui qui n’est pas capable d’écouter et qui répète “tout va bien”.
En lisant le titre, j’ai pensé que ça allait évoquer la bienveillance a l’école, où on finit avec des élèves (et des parents) qui n’ont aucune chances d’améliorer leurs lacunes parce qu’ils n’en ont pas conscience.
On confond parfois être bienveillant (ce qui est très important) avec le fait d’ignorer l’éléphant dans la pièce.
DuskStalker on
J’ai un peu le malaise en lisant cette article, je me croirais dans une rétrospective agile dans un projet informatique.
« Bon il y a plein de trucs qui s’est mal passé mais l’équipe est contente, et on verras plus tard pour les points d’améliorations » alors que le lead dev n’a pas arrêté de râler et que les gens sont globalement démotivés, bref
MediocreCrocheter on
J’avais un collègue comme ça qui était toujours dans l’ultra positivité et la bienveillance ce qui fait qu’on ne pouvait jamais abordé les points problématiques avec lui et que chaque situation “négative”, il te l’a retournait pour trouver un point positif.
Même pour le licenciement abusif d’une collègue il a trouvé un moyen de positiver l’événement pour elle.
didineland on
Ça me rappelle mon Job en IT surtout dans un pays où les gens sont beaucoup moins direct qu’en France.
La peur de la malveillance rend tout le monde gentil, tout a l’air bien en apparence même quand rien ne marche et que les collègues se détestent. Et pour couronner le tout celui qui ose exprimer les problèmes devient le problème.
J’ai goûté à la tyrannie et à cette Bisounourserie, et je ne sais pas encore quel mode de fonctionnement je préfère. Je sais juste que je démissionne à chaque fois…
candry_shop on
Dans son récit, l’auteur, qui semble adepte d’une communication directe, me paraît confondre un atelier manquant de pertinence et un phénomène global presque inéluctable lié à la bienveillance.
On ne sait pas exactement qui sont les animateurs, comment ils ont préparé la réunion, ni si l’auteur a pu clairement débriefé avec eux.
J’ai déjà vecu des reunions “bienveillantes” productives, et d’autres qui perdaient de vue le but des différents ateliers composant la réunion. De la même manière que j’ai déjà vu des réunions “directes” permettant d’aller droit au but et d’autres qui terminaient au pugilat ou qui noyaient les voix des moins bruyants.
Pour revenir au cas décrit ici, ce n’est pas la “bienveillance” qui a tué, c’est “la mauvaise préparation et l’inadaptation des ateliers dans une reunion visant la bienveillance” qui a tué.
Legouzi6913 on
J’étais tombé sur le post Instagram. Sujet très intéressant
La météo émotionnelle me filait personnellement la gerbe.
Luk--- on
Le fond du problème est qu’aucune méthode ne peut compenser la réalité des rapports de forces, les conflits et la divergence des intérêts.
Dès lors que quelqu’un dit : “je suis bienveillant/sympa/digne de confiance…” le vers est dans le fruit. Ce sont des qualités que les autres nous donnent, pas qu’on revendique.
To-Ga on
Chez nous les conflits se résolvent beaucoup efficacement depuis qu’on a installé un octogone dans le parking.
CouakaNat on
Punaise cet article ce sont les réunions à mon boulot ces derniers mois avec une nouvelle responsable et ça met des mots sur le malaise que j’en ressentais.
Bourriks on
Merci de cette lecture. Je souffre de la même situation dans mon boulot.
Nous sommes une équipe de 4-5 personnes travaillant tant bien que mal dans une agence déportée à une heure de route du siège, siège faisant partie d’un groupe national plutôt tentaculaire.
Nous sommes assommés par la communication moderne et positive du groupe, et par des processus idiots, nous attendons depuis plus de deux ans d’être installés dans un local un minimum spacieux et fonctionnel, mais rien ne bouge depuis deux ans, car tout est filtré par un chef d’agence qui tourne tout en communication positive, bienveillante et qui freine des 4 fers à chaque fois que l’on mentionne la souffrance de la situation.
En deux ans, on a vu 3 ou 4 départs de personnels, toujours pour être remplacés par du nouveau personnel soit incompétent, soit dont les compétences ne sont pas utilisées à leur juste valeur, et qui s’en vont au bout de 6 mois, quand il devient évident que toute remontée de plainte, toute tentative de discussion est inutile à cause de ce chef d’agence qui met sans cesse la poussière sous le tapis, et qui assomme avec des petits problèmes tiers ou de la consigne de la hiérarchie pertinente dans les grands groupes, mais inutile dans les petites agences.
Et c’est frustrant, car à notre échelle, on a beaucoup de travail, on a un marché énorme, et l’envie de bien faire, mais on est sans arrêt tendus, énervés par la situation, jusqu’à lassitude et qu’une autre opportunité professionnelle s’ouvre.
CrotteVerte on
C’est donc là que se sont cachés les formateurs en agilité ?
13 commenti
>Les « *outils »* enseignés pour réguler, animer la parole et le débat peuvent facilement servir pour museler. Un coup de gueule, une prise de parole autoritaire, se remarquent, première condition pour pouvoir y faire face, y répondre. Quand la bienveillance est convoquée comme maître-outil et que les conflits ne sont pas mis sur la table, il est facile pour une assistance de se laisser confortablement porter.
>Quelques jours après la réunion, il devenait possible de reprendre la parole et je décide de décrocher mon téléphone pour joindre les personnes qui m’apparaissent clés. « *Quel est le problème que l’on évite? Quels sont les conflits passés ou présents que l’on cherche à tout prix à écarter? Peut-être était-il utile de programmer une réunion en forme de câlinothérapie collective, mais cela ne peut être une fin en soi »* suggérai-je plein d’empathie. Je suis passé pour un rabat-joie à la curiosité un peu trop hardie.
Dans cet article, j’ai le sentiment que l’auteur met le fait de mettre les problèmes sous le tapis et d’éviter les débats sur le compte de la méthode de communication non violente ou de la bienveillance qui sont toutes deux à la mode.
Mais ça n’a jamais été *bienveillant* de laisser pourrir une situation. L’enjeu c’est justement d’arriver à traiter les problèmes sans violence. Mais le courage de mettre les sujets sur la table n’est pas fourni par les consultants en communication.
Article intéressant. La conclusion est quand même que l’humain doit primer. Et quitte a ne pas savoir communiquer je préfère quelqu’un qui gueule un bon coup que celui qui n’est pas capable d’écouter et qui répète “tout va bien”.
En lisant le titre, j’ai pensé que ça allait évoquer la bienveillance a l’école, où on finit avec des élèves (et des parents) qui n’ont aucune chances d’améliorer leurs lacunes parce qu’ils n’en ont pas conscience.
On confond parfois être bienveillant (ce qui est très important) avec le fait d’ignorer l’éléphant dans la pièce.
J’ai un peu le malaise en lisant cette article, je me croirais dans une rétrospective agile dans un projet informatique.
« Bon il y a plein de trucs qui s’est mal passé mais l’équipe est contente, et on verras plus tard pour les points d’améliorations » alors que le lead dev n’a pas arrêté de râler et que les gens sont globalement démotivés, bref
J’avais un collègue comme ça qui était toujours dans l’ultra positivité et la bienveillance ce qui fait qu’on ne pouvait jamais abordé les points problématiques avec lui et que chaque situation “négative”, il te l’a retournait pour trouver un point positif.
Même pour le licenciement abusif d’une collègue il a trouvé un moyen de positiver l’événement pour elle.
Ça me rappelle mon Job en IT surtout dans un pays où les gens sont beaucoup moins direct qu’en France.
La peur de la malveillance rend tout le monde gentil, tout a l’air bien en apparence même quand rien ne marche et que les collègues se détestent. Et pour couronner le tout celui qui ose exprimer les problèmes devient le problème.
J’ai goûté à la tyrannie et à cette Bisounourserie, et je ne sais pas encore quel mode de fonctionnement je préfère. Je sais juste que je démissionne à chaque fois…
Dans son récit, l’auteur, qui semble adepte d’une communication directe, me paraît confondre un atelier manquant de pertinence et un phénomène global presque inéluctable lié à la bienveillance.
On ne sait pas exactement qui sont les animateurs, comment ils ont préparé la réunion, ni si l’auteur a pu clairement débriefé avec eux.
J’ai déjà vecu des reunions “bienveillantes” productives, et d’autres qui perdaient de vue le but des différents ateliers composant la réunion. De la même manière que j’ai déjà vu des réunions “directes” permettant d’aller droit au but et d’autres qui terminaient au pugilat ou qui noyaient les voix des moins bruyants.
Pour revenir au cas décrit ici, ce n’est pas la “bienveillance” qui a tué, c’est “la mauvaise préparation et l’inadaptation des ateliers dans une reunion visant la bienveillance” qui a tué.
J’étais tombé sur le post Instagram. Sujet très intéressant
La météo émotionnelle me filait personnellement la gerbe.
Le fond du problème est qu’aucune méthode ne peut compenser la réalité des rapports de forces, les conflits et la divergence des intérêts.
Dès lors que quelqu’un dit : “je suis bienveillant/sympa/digne de confiance…” le vers est dans le fruit. Ce sont des qualités que les autres nous donnent, pas qu’on revendique.
Chez nous les conflits se résolvent beaucoup efficacement depuis qu’on a installé un octogone dans le parking.
Punaise cet article ce sont les réunions à mon boulot ces derniers mois avec une nouvelle responsable et ça met des mots sur le malaise que j’en ressentais.
Merci de cette lecture. Je souffre de la même situation dans mon boulot.
Nous sommes une équipe de 4-5 personnes travaillant tant bien que mal dans une agence déportée à une heure de route du siège, siège faisant partie d’un groupe national plutôt tentaculaire.
Nous sommes assommés par la communication moderne et positive du groupe, et par des processus idiots, nous attendons depuis plus de deux ans d’être installés dans un local un minimum spacieux et fonctionnel, mais rien ne bouge depuis deux ans, car tout est filtré par un chef d’agence qui tourne tout en communication positive, bienveillante et qui freine des 4 fers à chaque fois que l’on mentionne la souffrance de la situation.
En deux ans, on a vu 3 ou 4 départs de personnels, toujours pour être remplacés par du nouveau personnel soit incompétent, soit dont les compétences ne sont pas utilisées à leur juste valeur, et qui s’en vont au bout de 6 mois, quand il devient évident que toute remontée de plainte, toute tentative de discussion est inutile à cause de ce chef d’agence qui met sans cesse la poussière sous le tapis, et qui assomme avec des petits problèmes tiers ou de la consigne de la hiérarchie pertinente dans les grands groupes, mais inutile dans les petites agences.
Et c’est frustrant, car à notre échelle, on a beaucoup de travail, on a un marché énorme, et l’envie de bien faire, mais on est sans arrêt tendus, énervés par la situation, jusqu’à lassitude et qu’une autre opportunité professionnelle s’ouvre.
C’est donc là que se sont cachés les formateurs en agilité ?