
Le disilusioni di un giovane agente di polizia promettente si confrontarono con gli eccessi della sua brigata
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di johnnyjohndoe
9 commenti
Fils de policier, major de sa promotion, Evan L. était promis au plus bel avenir. Jusqu’à ce qu’il découvre les excès et les méthodes quotidiennes de ses collègues, parfois au mépris de la loi.
Tout avait si bien commencé. Evan L., fils de policier, rêvait d’exercer le même métier que son père. Au printemps 2023, il sort major national de sa promotion de gardiens de la paix. Premier sur 530. Le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin se déplace en personne jusqu’à Nîmes pour le féliciter. À la fin de la cérémonie, Evan L. s’agenouille devant sa petite amie et la demande en mariage.
L’avenir s’annonce radieux pour ce jeune policier de 21 ans. En tant que major national, il bénéficie d’une création de poste où il le souhaite. Ce sera l’unité de lutte contre l’économie souterraine et le trafic de stupéfiants (Uses), au commissariat du Havre, où il a fait un stage pendant sa scolarité. « Il y a des sacrifices à faire et je suis prêt à les faire », disait-il alors, « conscient des risques et des difficultés de [son] métier ».
Deux ans de désillusions plus tard, Evan L. hésite à quitter la police. « Mis à l’écart » dans son groupe en quelques mois, il a changé de brigade et s’est vu imposer le redoublement de son année de stage, une décision qu’il conteste aujourd’hui devant le tribunal administratif.
Début avril, il a également adressé un signalement au parquet du Havre, au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale, pour dénoncer les pratiques « illégales » de ses anciens collègues des « stups ». Contactée par Mediapart, la procureure Soizic Guillaume indique avoir ouvert une enquête, confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Evan L. a été entendu comme témoin par les enquêteurs de la délégation rennaise, mardi 22 avril.
La liste de ses reproches est longue : des « blagues » à caractère raciste, homophobe et sexiste dans le groupe WhatsApp de l’unité ; le partage d’informations touchant à la vie privée des suspects, sans lien avec les enquêtes ; l’usage de techniques « limites », voire interdites : réquisitions téléphoniques sans autorisation du magistrat, perquisitions « mexicaines » (sans témoin), faux « marquages positifs » du chien spécialisé en détection de drogues.
Sollicité par Mediapart, le service de communication de la police nationale n’a souhaité faire aucun commentaire, invoquant l’enquête judiciaire en cours.
Messages racistes, sexistes, homophobes…
Dans le groupe WhatsApp de l’Uses, une dizaine de policiers s’envoient quotidiennement des messages à caractère professionnel : ils s’échangent en temps réel des informations sur les affaires en cours, se coordonnent pendant les filatures, demandent des volontaires pour une vérification ou une perquisition matinale. Le ton est volontiers convivial. Il leur arrive aussi de se souhaiter un bon anniversaire ou de s’inviter à un apéro.
Comme dans beaucoup de groupes d’enquête en France, les policiers postent aussi des photos de leurs suspects, des extraits des fichiers TAJ (Traitement d’antécédents judiciaires, plus grand fichier de police de France) et des immatriculations de véhicules. Une pratique très répandue, bien qu’elle pose de gros problèmes de confidentialité.
Illusions perdues..!
On a donc là un policier qui tente de s’opposer aux abus de sa profession et la profession qui riposte et se protège en le placardisant. Ainsi on ne peut pas continuer à travailler dans de bonnes conditions en tant que policier et agir pour s’assurer que l’institution reste digne de ses pouvoirs.
Donc ACAB, CQFD.
C’est tout le problème de la fracture numérique là.
J’imagine que le jeune policier n’avait pas accès à internet. Il n’a donc pas pu être au courant que les flics étaient régulièrement épinglés pour leur racisme, leur sexisme, leur homophobie, leur transphobie, etc.
Et ce… depuis des années.
Toujours zéro surprise.
La semaine dernière sur Insta tournait le témoignage d’une femme qui avait porté plainte pour agression sexuelle. Quand elle est retournée au commissariat elle a trouvé dans leur bureau ses photos insta en maillot de bain affichées au mur. La décence collective d’un fond de poubelle.
Il est grand temps de nettoyer la police au karcher.
Pikachu surpris.
Acab, étonnant hein ?
Ya même eu un livre il y a quelques années par un journaliste qui s’est infiltré en passant le concours etc. Même résultat.
Des nouvelles des quelques pommes pourries….
Je suis triste pour ce jeune qui pensait vraiment qu’il allait faire changer les choses. Fils de flic pourtant.