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7 commenti

  1. Caramel_Mou on

    >Le doctorat est ce parcours dans lequel peu de personnes vont au bout du chemin. 50 % des doctorants abandonnent. Un chiffre largement sous-estimé si on inclut les doctorants non financés. À côté de cela, une étude révèle que 40 % des doctorants développent une forme de dépression ou d’anxiété modérée à sévère.

    >J’ai vu des collègues se noyer dans le travail et arrêter leur thèse. J’ai vu des collègues méprisés par leur directeur de recherche. J’ai vu des doctorants s’isoler en silence jusqu’à ce qu’on apprenne leur départ. J’ai vu des doctorants tomber lourdement malades. J’ai vu des doctorants vriller en plein vol par crainte de ne jamais pouvoir avoir d’enfant. J’ai vu, entre autres causes, des doctorants arrêter faute de débouchés. L’instabilité future et la baisse continue du nombre de postes conduit le doctorant devenu docteur dans un cursus qui ne s’arrête jamais. Le docteur peut rester sans emploi pendant des années, cumulant les contrats précaires. Perdu entre l’espoir futur de devenir Maître de conférences et le surmenage institutionnalisé, le docteur survit mais ne vit jamais. Si j’ai terminé ma thèse aujourd’hui, le doctorant que j’étais restera éternellement ce travailleur maltraité.

  2. IntentionCool2832 on

    Est-ce qu’on pourrait distinguer les disciplines ? Car je suppose que les stats données diffèrent selon qu’on parle d’un doctorat en philo ou en génie informatique par exemple.

  3. Unrelevant_Point_41 on

    S’il y a des doctorants qui lisent ce message, ne vous inquiétez pas, ça continue après ! Sauf que vous avez un peu plus les pieds dans le plat et vous pouvez voir comment certains postes sont attribués.
    Il s’agit d’ailleurs des doctorants qui ont eu du bol avec un directeur de thèse présent.

  4. bratisla_boy on

    J’ai dû me démerder tout seul pour trouver un financement complémentaire pour terminer ma thèse (à l’époque où les écoles doctorales étaient moins fortes et où les thèses dérapaient en temps). J’ai fait des aller-retour entre la ville où j’avais obtenu un ATER et la ville où j’étais censé finir ma thèse. Un jour, j’étais tellement stressé par la réunion du lendemain avec mon directeur de thèse (qui poussait à faire un calcul qui ne servait à rien) que j’en ai dormi 2 heures et que j’ai commencé à pleurer devant lui.

    La thèse m’a brûlé. Avant j’étais au top de mon intellect et ma capacité de travail. Maintenant mes capacités de concentration sont aux chiottes. Fait chier. r/besoinderaler

  5. PeriLazuli on

    En tant qu’ex doctorante en biologie qui a fait un burn-out/depression des enfers qui a failli le coûter la vie, et qji a abandonné.. Je confirme. Maintenant ils ont serré la vis sur le boulot le week-end et sur la prise des congés mais à mon époque (2015), venir bosser tous les week-ends et prendre peu de vacances c’était être quelqu’un de bosseur et passionné (et forcément quand t’as peu confiance en toi tu te donnes sans limite- j’ai bossé quasi tous les week-ends pendant 3 ans).

    J’ai vu 10-20 soutenances de thèses pour 2 embauches, j’ai craqué quand j’ai capté que pour réussir fallait pas qu’être un bon scientifique mais surtout un requin et lécher le fion des pontes avec un gros melon, et que les stagiaires et thésards étaient juste de la main d’œuvre bon marché alors que tous les chefs savent très bien qu’on va enchaîner les post doc et jamais trouver de post en France.

    A peine plus cher qu’un tech mais beaucoup plus polyvalent et investi qui compte pas ses heures, pourquoi se priver, après tout c’est pas grave de pousser des jeunes dans la recherche pour qu’iels se retrouvent avec un bac+8 qui est pénalisant sur le marché du travail français.

  6. Altruistic-Market421 on

    Il faut vraiment distinguer en fonction des disciplines. En LSH, j’ai toujours entendu : « Agrég d’abord, thèse ensuite. » (Cela ne fonctionne pas commeca pour les scientifiques.) Au moins, y’a un boulot assuré après, et ça fait le tri entre les candidats. Je dois dire que je ne me retrouve pas du tout dans cet article, ayant obtenu un contrat d’assistant en Suisse tout en habitant en France. Je crois que je suis passé à côté de la vraie expérience d’un thésard français.

  7. ElPatitoNegro on

    Le principal problème de la condition de doctorant.e, c’est qu’elle s’inscrit dans un cadre ultra-hiérarchisé et compétitif. Les différents acteurs courent comme des lévriers après un leurre, alimentant au quotidien la machine inhumaine et franchement ridicule qu’ils aiment tant critiquer. Pour ma part, le jour de ma soutenance, j’étais déjà en poste dans le privé et bien content de quitter ce cirque.

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