Un documentaire instructif et assez glaçant sur la réalité des violences conjugales, et sur l’emprise envers les victimes
Scrollperdu on
La défense de chacun me fait grincer des dents. Ils essaient de tout retourner tout le temps
David_Good_Enough on
Je l’ai regardé avec ma femme la semaine dernière, c’est affolant, mais je l’ai trouvé très intelligemment monté. Au début, on n’a vraiment que les témoignages de chacun. Si on essaye au maximum de rester objectif, on pourrait presque se dire que c’est parole contre parole et que les gars font plutôt “normaux”, on a presque envie de les croire.
Puis le documentaire avance, avec les pièces du dossier, et là on se rend compte à quel point c’est juste lunaire. Entre ceux qui se trouvent des excuses (“j’ai mal évalué la distance”), celui qui explique calmement que, bon, elle l’a cherché aussi et c’est un peu de sa faute à elle s’il lui a craché dans la bouche et qu’il l’a étranglée. L’autre à qui on est obligé d’expliquer calmement que, ben non quand quelqu’un va aux toilettes dans un lieu public on doit pas la suivre. Le “Quand on lit votre dossier, on a un peu l’impression que je suis un tyran” est terrible, tu sens que le mec est À ÇA 👌 de réaliser ce qui se passe mais il ne peut pas admettre ce qui s’est passé. Et l’enregistrement vocal quand il l’appelle, mais mon dieu quoi…
Je veux pas faire un vrai point Godwin, mais j’ai rarement autant pensé au concept de “banalité du mal” hors contexte WWII. Force aux juges qui gardent leur calme face à des cas pareils, ça doit en demander du contrôle de soi, putain….
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Un documentaire instructif et assez glaçant sur la réalité des violences conjugales, et sur l’emprise envers les victimes
La défense de chacun me fait grincer des dents. Ils essaient de tout retourner tout le temps
Je l’ai regardé avec ma femme la semaine dernière, c’est affolant, mais je l’ai trouvé très intelligemment monté. Au début, on n’a vraiment que les témoignages de chacun. Si on essaye au maximum de rester objectif, on pourrait presque se dire que c’est parole contre parole et que les gars font plutôt “normaux”, on a presque envie de les croire.
Puis le documentaire avance, avec les pièces du dossier, et là on se rend compte à quel point c’est juste lunaire. Entre ceux qui se trouvent des excuses (“j’ai mal évalué la distance”), celui qui explique calmement que, bon, elle l’a cherché aussi et c’est un peu de sa faute à elle s’il lui a craché dans la bouche et qu’il l’a étranglée. L’autre à qui on est obligé d’expliquer calmement que, ben non quand quelqu’un va aux toilettes dans un lieu public on doit pas la suivre. Le “Quand on lit votre dossier, on a un peu l’impression que je suis un tyran” est terrible, tu sens que le mec est À ÇA 👌 de réaliser ce qui se passe mais il ne peut pas admettre ce qui s’est passé. Et l’enregistrement vocal quand il l’appelle, mais mon dieu quoi…
Je veux pas faire un vrai point Godwin, mais j’ai rarement autant pensé au concept de “banalité du mal” hors contexte WWII. Force aux juges qui gardent leur calme face à des cas pareils, ça doit en demander du contrôle de soi, putain….