
Brandt, l’ultimo produttore di grandi elettrodomestici in Francia, viene messo in liquidazione; persi più di 700 posti di lavoro
https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/12/11/brandt-le-dernier-fabricant-de-gros-electromenager-en-france-est-mis-en-liquidation-plus-de-700-emplois-supprimes_6656872_3234.html
di lakasparta
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[article 1 ](https://www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/un-choc-et-un-coup-tres-dur-porte-a-lindustrie-francaise-brandt-place-en-liquidation-judiciaire-700-emplois-supprimes-2204219)[Article 2](https://www.ouest-france.fr/societe/justice/la-justice-prononce-la-liquidation-du-groupe-delectromenager-francais-brandt-48209ea8-d029-11f0-b23a-af5f5b40838c)
Nouveau choc industriel pour la France. L’avenir du dernier fabricant français de gros appareil d’électroménager, propriété depuis 2014 du conglomérat algérien Cevital, de ses marques emblématiques (Brandt, Vedette, Sauter et De Dietrich), et de près de 750 employés était suspendu à une décision du tribunal des activités économiques de Nanterre. Tous redoutaient le scénario d’un arrêt définitif de l’activité et d’une mise en liquidation du groupe Brandt, depuis sa mise en redressement judiciaire le 1er octobre.
Le tribunal a finalement décidé, jeudi 11 décembre, de prononcer la liquidation judiciaire de l’entreprise, a indiqué François Bonneau, le président socialiste de la région Centre-Val de Loire qui en a donné la nouvelle à l’Agence France-Presse. « C’est une terrible nouvelle, un choc et un coup très dur porté à l’industrie française », a-t-il réagi. Bercy a aussi exprimé sa « profonde tristesse » après la liquidation d’un « fleuron français ».
Les juges n’ont donc pas retenu le seul dossier socialement porteur d’espoir pour le groupe d’électroménager. Parmi les offres présentées, le projet de société coopérative et participative (SCOP) portée par les salariés promettait de sauver 295 emplois sur les deux sites de production, à Saint-Jean-de-la-Ruelle (Loiret), près d’Orléans, et à Vendôme (Loir-et-Cher), qui emploient au total 443 salariés. Il était surtout le seul, parmi les offres, à pouvoir sauver les deux usines du groupe, dont le siège social est situé à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). Le groupe possède par ailleurs un centre de service après-vente en région parisienne, à Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise).
Pourtant, le projet de SCOP était soutenu par les pouvoirs publics. Le gouvernement avait annoncé un soutien de l’Etat à hauteur de 5 millions d’euros. La métropole d’Orléans avait promis un apport, tout comme la région Centre-Val de Loire, autour de 5 millions d’euros chacun. De son côté, la région Ile-de-France avait annoncé, mardi 9 décembre, son intention de débloquer une aide d’1 million d’euros pour soutenir la reprise, à la condition d’un maintien du site dans le Val-d’Oise.
Du côté des syndicats, c’est la consternation. « C’est une triste fin pour le groupe Brandt. On se regarde tous avec les yeux mouillés, dépités par ce gâchis. On s’est battu jusqu’au bout pour monter cette SCOP. On est sonnés. Car le 1er janvier [2026], on sera tous licenciés. C’est très dur », a déclaré Jorge Carranho, représentant des salariés pour le syndicat CFE-CGC.
Concurrence des marques étrangères
Car c’est bien un fleuron de l’industrie française qui disparaît, dernier fabricant de gros électroménager dans l’Hexagone. Présent dans 36 pays, Brandt réalisait 260 millions d’euros de chiffre d’affaires dont 70 % en France, au travers de circuits de distribution comme But, Boulanger, Cdiscount, et 30 % sur les marchés d’exportation jusqu’en Asie ou en Chine où le savoir-faire français des marques Brandt et De Dietrich est valorisé. Le groupe revendiquait, début 2025, détenir 20 % du marché des tables à induction en France et 15 % des fours.
Mais Brandt était rudement confronté à la concurrence des marques étrangères de groupes chinois, coréens, ou turcs ainsi qu’à celle des petits appareils de cuisson comme l’« airfryer » qui séduit les jeunes ménages. En un an, 3,2 millions de ces friteuses à air pulsé ont été vendues, selon les données du cabinet d’études NielsenIQ-GfK. C’est d’ailleurs ce type de produit qui soutient le marché du petit appareil d’électroménager (+ 5,3 % de chiffre d’affaires, sur un an à la fin septembre, à 4,7 milliards d’euros). A l’inverse, le secteur du gros électroménager, dans lequel évolue Brandt, est dépendant des soubresauts du marché de l’immobilier. Ses ventes ont chuté de 3,8 % en valeur (5,4 milliards d’euros) sur un an à la fin septembre, après une baisse de 3,9 % en 2024.
Au début de l’année pourtant, la marque fondée en 1924 fêtait ses 100 ans avec gâteau, bougies et visite des 55 000 mètres carrés de l’usine historique de Saint-Jean-de-la-Ruelle – historiquement l’usine Thermor – d’où sortent près de 500 000 fours et tables de cuisson par an. Ainsi, 98 % des « produits de cuisson » du groupe sont fabriqués en France, et non pas seulement assemblés. « Je le dis toujours : produire en France, ce n’est pas un coût, c’est une valeur », avait alors lancé Daniele Degli Emili, le PDG du groupe Brandt, à ses invités, le 16 janvier.
Parmi eux, des élus locaux, Gilles Attaf, le président du label Origine France garantie, et Arnaud Montebourg, qui avait suivi de près le sauvetage du groupe FagorBrandt, en 2014, lorsqu’il était ministre socialiste du redressement productif. A cette époque, l’entreprise était à la tête de quatre sites industriels, à Orléans, Vendôme, La Roche-sur-Yon et Aizenay (Vendée), et plus de 2 000 postes étaient en jeu. Matignon et l’Elysée étaient montés au créneau auprès de leurs homologues espagnols afin de défendre le fleuron industriel et permettre la reprise, par Cevital, des activités françaises, bloquée par une décision judiciaire en Espagne. « On revient ici dix ans après le sauvetage et on a trouvé un actionnaire qui a respecté ses engagements et qui a investi dans la recherche et le développement », avait déclaré M. Montebourg, le 16 janvier. Un espoir finalement brisé.
Quels étaient leurs résultats financiers (260 millions de CA, mais le déficit n’est pas mentionné) ?
Alors, j’admet que j’y connais pas grand chose dans ce domaine, donc je demande : Pourquoi les juges ont le pouvoir de refuser le projet de coopérative ? Et sur quels arguments ceux-ci se basent-ils pour refuser ?
C la fote o 211 milliards.
Comme d’hab à chaque fois que ce genre d’infos passe, ça me fait froid dans le dos.
J’ose même pas imaginer l’angoisse de se retrouver sans emploi, souvent à un âge élevé, sans avoir eu d’autre emploi que celui là, et en même temps que des centaines d’autres personnes, ce qui fait que tout sera bouché à l’avenir. Ça doit juste être un enfer mentalement.
Et c’est pas près de s’arrêter. La France n’a plus de compétitivité à l’échelle mondiale, ce type d’emploi est donc voué à disparaître, et d’un autre coté elle est incapable d’innover pour en créer de nouveaux.