>Pendant des siècles, les Pays-Bas ont bâti leur prospérité sur la maîtrise des océans, la conquête coloniale et un capitalisme fondé sur le commerce mondial. Mais derrière les façades des splendides demeures bordant les canaux d’Amsterdam se cache une histoire oubliée : celle d’un pays pionnier du trafic de drogue. Des fumeries coloniales au haschich marocain en passant par les drogues de synthèse, ce premier épisode révèle comment l’histoire économique néerlandaise a créé une zone grise entre légalité et criminalité. Une zone qui va ouvrir la voie à des organisations criminelles capables d’une violence encore inconnue en Europe. Au début du XXIe siècle, une nouvelle génération, issue pour une bonne part des quartiers populaires, s’intéresse à la nouvelle drogue du moment : la cocaïne. Une nébuleuse criminelle va bientôt faire les gros titres, la mal nommée “Mocro Maffia”…
>**Urgence à agir**
Au travers de cette histoire néerlandaise méconnue en France, Christophe Bouquet et Mathieu Verboud montrent comment l’afflux de cocaïne en Europe a donné naissance à une criminalité d’un nouveau type, ultraviolente et plus désorganisée qu’organisée, dont le terme de mafia occulte la réalité. Si la ville de Marseille en est devenue la victime française la plus visible, son territoire mouvant s’avère mondial. Car à l’instar du capitalisme débridé qui cherche à imposer aux États son refus de toute régulation, et dont il se révèle un reflet parmi d’autres, ce narcotrafic 2.0 prospère sur les zones grises d’une économie où flux légaux et illégaux s’interpénètrent toujours davantage. Après *Mafia et République*, *Histoire du trafic de drogue* et *Mafia et banques*, cette nouvelle enquête captivante et dense, tissée d’entretiens, d’images d’archives et de prises de vues inédites, alerte sur l’urgence à agir tout en dévoilant les racines et les conséquences mortifères du phénomène. Forts de plus de dix ans de patientes recherches, leurs interlocuteurs – chercheurs, journalistes, policiers, magistrats ou douaniers – disposent en effet d’une longueur d’avance pour en mesurer le danger sur nos démocraties.
deuxième partie :
>Après la chute des cartels de Medellín, puis de Cali, dans les années 1990, une nébuleuse de narcotrafiquants reconstitue sa chaîne de production en se tournant vers l’Europe. Le gigantesque port de Rotterdam, par où transitent toutes les marchandises en provenance d’Amérique latine à destination du nord du continent, est la porte d’entrée idéale. Au tournant des années 2000, des gangs de rue néerlandais s’associent aux Colombiens pour bâtir peu à peu leur empire, amalgamant parfois les réseaux plus anciens du trafic de cannabis, ancrés notamment dans le Rif marocain. Apparu dans les années 2010, le terme commode de “Mocro maffia” va longtemps occulter le caractère inédit de la vague de violence qui frappe de plein fouet le royaume. Porté par une demande explosive et une rentabilité délirante, le trafic de cocaïne apparaît au grand jour : assassinats, mitraillages, menaces contre l’État. Dépassés, les gouvernements organisent la riposte. Dans le plus grand secret, les polices européennes infiltrent les réseaux de communications cryptées des criminels. L’un des plus gros coups de filet de l’histoire va donner lieu de 2019 à 2024 au spectaculaire procès Marengo, en marge duquel un magistrat et deux journalistes sont assassinés. Des dizaines de milliers de trafiquants, dont le très discret Ridouan Taghi, donneur d’ordres longtemps insoupçonné arrêté à Dubaï, sont envoyés derrière les barreaux. Mais, à la stupeur générale, les réseaux se reconstituent presque à l’identique, ailleurs et avec d’autres…
MrFouineur on
Il est lourd sa mère le docu !
Si je vous ais pas convaincu avec ça…
Wardog_01 on
Je me demande ce qu’il faudrait pour lutter efficacement pour lutter contre la fabrication de drogue dans des pays comme la colombie mexique etc…une intervention militaire massive, des interventions de l’ONU?
Ça me fait penser à la série Alex rider ou dans la saison 2 un criminel veut pirater air force one pour se faire passer pour le président américain et vitrifier les zones où sont produites les drogues
Phylanara on
Personnellement l’approche “légaliser les drogues douces et traiter l’addiction comme un problème médical” me tente. On l’a déjà fait pour l’alcool et le tabac. Je ne vois pas pourquoi on s’entête dans la logique de la prohibition style Al Capone pour l’herbe, honnêtement.
Je n’ai jamais vu de buralistes s’entre-tuer pour le contrôle du territoire. Un lieu d’achat légal sera toujours préféré à un lieu illégal, cela diminuerait drastiquement les entrées d’argent des réseaux criminels. Et les réseaux criminels ne font ça que pour le fric.
Des salles de shoot avec des aiguilles stériles et des professionnels de la médecine prêts à aider les gens en cas de problème, ou prêts à offrir de l’aide pour se sevrer à ceux qui le veulent me semblent coûter moins cher que les frais supplémentaires engendrés par les complications et l’incapacité des gens qui se droguent à sortir de l’ombre pour demander de l’aide.
Mais bon, ca nécessiterait de filer dix balles à la médecine au lieu de cent balles a la police, alors…
Bsq on
A peu près tous les problèmes viennent de la prohibition, qui échoue à son premier objectif : réduire la consommation en asséchant l’offre. Mais bon, les états unis ont tapé du point sur la table dans un élan de conservatisme bon teint au 20eme siècle, et tous les pays ont suivi pour rester alliés. Alors prohibition à donf.
Des décennies après, devant l’échec cuisant et total, provoquant des désordres sanitaires et des violences extremes, est ce que les états cherchent d’autres pistes ? Oh non ! On y va plus fort ! Les gens ne savent pas se contrôler ! On interdit tout !
Bon sinon le doc joue un peu sur la peur mais il est quand même très bien fait. J’ai regardé les deux parties avec plaisir.
5 commenti
première partie :
>Pendant des siècles, les Pays-Bas ont bâti leur prospérité sur la maîtrise des océans, la conquête coloniale et un capitalisme fondé sur le commerce mondial. Mais derrière les façades des splendides demeures bordant les canaux d’Amsterdam se cache une histoire oubliée : celle d’un pays pionnier du trafic de drogue. Des fumeries coloniales au haschich marocain en passant par les drogues de synthèse, ce premier épisode révèle comment l’histoire économique néerlandaise a créé une zone grise entre légalité et criminalité. Une zone qui va ouvrir la voie à des organisations criminelles capables d’une violence encore inconnue en Europe. Au début du XXIe siècle, une nouvelle génération, issue pour une bonne part des quartiers populaires, s’intéresse à la nouvelle drogue du moment : la cocaïne. Une nébuleuse criminelle va bientôt faire les gros titres, la mal nommée “Mocro Maffia”…
>**Urgence à agir**
Au travers de cette histoire néerlandaise méconnue en France, Christophe Bouquet et Mathieu Verboud montrent comment l’afflux de cocaïne en Europe a donné naissance à une criminalité d’un nouveau type, ultraviolente et plus désorganisée qu’organisée, dont le terme de mafia occulte la réalité. Si la ville de Marseille en est devenue la victime française la plus visible, son territoire mouvant s’avère mondial. Car à l’instar du capitalisme débridé qui cherche à imposer aux États son refus de toute régulation, et dont il se révèle un reflet parmi d’autres, ce narcotrafic 2.0 prospère sur les zones grises d’une économie où flux légaux et illégaux s’interpénètrent toujours davantage. Après *Mafia et République*, *Histoire du trafic de drogue* et *Mafia et banques*, cette nouvelle enquête captivante et dense, tissée d’entretiens, d’images d’archives et de prises de vues inédites, alerte sur l’urgence à agir tout en dévoilant les racines et les conséquences mortifères du phénomène. Forts de plus de dix ans de patientes recherches, leurs interlocuteurs – chercheurs, journalistes, policiers, magistrats ou douaniers – disposent en effet d’une longueur d’avance pour en mesurer le danger sur nos démocraties.
deuxième partie :
>Après la chute des cartels de Medellín, puis de Cali, dans les années 1990, une nébuleuse de narcotrafiquants reconstitue sa chaîne de production en se tournant vers l’Europe. Le gigantesque port de Rotterdam, par où transitent toutes les marchandises en provenance d’Amérique latine à destination du nord du continent, est la porte d’entrée idéale. Au tournant des années 2000, des gangs de rue néerlandais s’associent aux Colombiens pour bâtir peu à peu leur empire, amalgamant parfois les réseaux plus anciens du trafic de cannabis, ancrés notamment dans le Rif marocain. Apparu dans les années 2010, le terme commode de “Mocro maffia” va longtemps occulter le caractère inédit de la vague de violence qui frappe de plein fouet le royaume. Porté par une demande explosive et une rentabilité délirante, le trafic de cocaïne apparaît au grand jour : assassinats, mitraillages, menaces contre l’État. Dépassés, les gouvernements organisent la riposte. Dans le plus grand secret, les polices européennes infiltrent les réseaux de communications cryptées des criminels. L’un des plus gros coups de filet de l’histoire va donner lieu de 2019 à 2024 au spectaculaire procès Marengo, en marge duquel un magistrat et deux journalistes sont assassinés. Des dizaines de milliers de trafiquants, dont le très discret Ridouan Taghi, donneur d’ordres longtemps insoupçonné arrêté à Dubaï, sont envoyés derrière les barreaux. Mais, à la stupeur générale, les réseaux se reconstituent presque à l’identique, ailleurs et avec d’autres…
Il est lourd sa mère le docu !
Si je vous ais pas convaincu avec ça…
Je me demande ce qu’il faudrait pour lutter efficacement pour lutter contre la fabrication de drogue dans des pays comme la colombie mexique etc…une intervention militaire massive, des interventions de l’ONU?
Ça me fait penser à la série Alex rider ou dans la saison 2 un criminel veut pirater air force one pour se faire passer pour le président américain et vitrifier les zones où sont produites les drogues
Personnellement l’approche “légaliser les drogues douces et traiter l’addiction comme un problème médical” me tente. On l’a déjà fait pour l’alcool et le tabac. Je ne vois pas pourquoi on s’entête dans la logique de la prohibition style Al Capone pour l’herbe, honnêtement.
Je n’ai jamais vu de buralistes s’entre-tuer pour le contrôle du territoire. Un lieu d’achat légal sera toujours préféré à un lieu illégal, cela diminuerait drastiquement les entrées d’argent des réseaux criminels. Et les réseaux criminels ne font ça que pour le fric.
Des salles de shoot avec des aiguilles stériles et des professionnels de la médecine prêts à aider les gens en cas de problème, ou prêts à offrir de l’aide pour se sevrer à ceux qui le veulent me semblent coûter moins cher que les frais supplémentaires engendrés par les complications et l’incapacité des gens qui se droguent à sortir de l’ombre pour demander de l’aide.
Mais bon, ca nécessiterait de filer dix balles à la médecine au lieu de cent balles a la police, alors…
A peu près tous les problèmes viennent de la prohibition, qui échoue à son premier objectif : réduire la consommation en asséchant l’offre. Mais bon, les états unis ont tapé du point sur la table dans un élan de conservatisme bon teint au 20eme siècle, et tous les pays ont suivi pour rester alliés. Alors prohibition à donf.
Des décennies après, devant l’échec cuisant et total, provoquant des désordres sanitaires et des violences extremes, est ce que les états cherchent d’autres pistes ? Oh non ! On y va plus fort ! Les gens ne savent pas se contrôler ! On interdit tout !
Bon sinon le doc joue un peu sur la peur mais il est quand même très bien fait. J’ai regardé les deux parties avec plaisir.