Anticomunismo: quando Valérie Pécresse e la destra dell’Ile-de-France elogiano i musei revisionisti dell’Est europeo

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di Folivao

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1 commento

  1. **Un amendement au budget de la région a été voté pour engager des partenariats sur la mémoire des crimes du communisme. Il cite des institutions qui ne craignent pas les accointances avec l’extrême droite.**

    La droite francilienne promet aux lycéens un tour d’Europe des approximations historiques. En ces temps d’austérité, la présidente du groupe de droite Florence Portelli a fait voter un amendement au projet de budget 2026 du conseil régional d’Île-de-France pour « engager des partenariats avec des institutions mémorielles consacrées aux crimes (des) régimes communistes en Europe centrale et orientale », en vue de les intégrer au parcours pédagogique des lycées.

    « De nombreux crimes ont été commis au nom du communisme. C’est indéniable. Et ils sont innombrables. Y compris ceux du stalinisme contre les communistes », a expliqué dans la chambre régionale la présidente du groupe Gauche communiste écologiste citoyenne, Céline Malaisé, avant de s’inquiéter des « institutions mémorielles » citées dans le texte de l’amendement.

    **Des partenaires qui penchent à l’extrême droite**

    Si on y trouve la respectable ONG russe Memorial, qui s’oppose au régime poutinien et entretient la mémoire des atteintes aux droits de l’homme pendant la période soviétique, certains établissements mis à l’honneur entretiennent le confusionnisme. « Le Mémorial des victimes du communisme et de la résistance de la ville de Sighet en Roumanie propose une restauration de l’ordre politique de l’entre-deux-guerres, à tel point que Ion Gavrila Ogoranu fut, jusqu’à sa mort, un invité constant des écoles d’été de Sighet », accuse Céline Malaisé.

    Celui-ci n’est autre qu’un ancien membre de la Garde de fer, formation fasciste à l’origine de pogroms. Le musée de l’Occupation de la Lettonie, lui, met sur le même plan les crimes nazis et les crimes soviétiques au nom de la théorie du « double génocide ». Son président est venu dans une commune belge inaugurer un monument commémorant des légionnaires de la Waffen-SS lettone incarcérés là entre 1945 et 1946…

    La maison de la Terreur à Budapest s’inscrit dans la même veine. Attila Vajnai, président du Parti des travailleurs 2006 indique à l’Humanité qu’il s’inscrit dans « une campagne politique assimilant communisme et nazisme ». Derrière le musée se trouve « la millionnaire Maria Schmidt », « une personne très proche de Viktor Orban », le premier ministre d’extrême droite, relate-t-il. Or le gouvernement hongrois « travaille à la réhabilitation de Miklos Horthy », dictateur auteur de loi antisémites.

    De plus, Maria Schmidt est elle-même critiquée par la communauté juive : il lui est reproché de minimiser les complicités hongroises dans la Shoah. « Si la région devait s’engager sur une question mémorielle, nous le ferions avec des historiens et avec le souci de la vérité historique », a été contrainte de rassurer, gênée aux entournures en découvrant le pedigree des institutions en questions, la présidente de la région Valérie Pécresse, avant de passer au vote.

    Cette proposition vient « au moment où le projet d’union des droites entre une partie de la droite LR et l’extrême droite devient tangible », analyse Céline Malaisé. De plus, la politique de la région en matière mémorielle est à géométrie variable. « Lors du mandat précédent, nous proposions de manière régulière un partenariat mémoriel avec le musée de l’Histoire de l’immigration sur les questions migratoires et coloniales », relate Céline Malaisé. Cela avait été refusé.

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