
Come la nuova carbon tax europea sui beni importati cambierà il commercio globale e le nostre abitudini di acquisto
https://theconversation.com/how-europes-new-carbon-tax-on-imported-goods-will-change-global-trade-and-our-shopping-habits-270496
di PasSiAmusant
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Traduc DeepL
Pour les personnes vivant dans l’UE, le prix de leur prochaine voiture, de la rénovation de leur maison et même des produits locaux pourrait bientôt refléter une politique climatique dont beaucoup n’ont même jamais entendu parler. Cette nouvelle réglementation, qui entrera pleinement en vigueur le jour de l’An, ne vise pas seulement l’industrie lourde, elle touche également les biens de consommation courante qui sont désormais soumis à un coût carbone supplémentaire lorsqu’ils entrent en Europe.
Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM) impose un prix du carbone sur de nombreux produits importés, ce qui signifie que les importateurs basés dans l’UE devront payer pour les gaz à effet de serre émis lors de la production de certains matériaux à forte intensité carbone.
Si les marchandises proviennent de pays où les règles climatiques sont moins strictes, la taxe sera plus élevée. Pour vendre leurs produits dans l’UE, les producteurs devront prouver que leurs marchandises ne sont pas trop intensives en carbone.
L’objectif est d’empêcher les entreprises de délocaliser leur production vers des pays où la réglementation est moins stricte, afin de garantir une concurrence loyale entre les entreprises de l’UE et celles des pays tiers, tout en encourageant la décarbonisation à l’échelle mondiale.
Après une phase d’essai, les obligations de paiement intégral entreront en vigueur le 1er janvier 2026, date à laquelle les importateurs devront acheter des certificats CBAM pour couvrir les émissions intégrées dans des marchandises telles que le fer et l’acier, l’aluminium, le ciment, les engrais, l’hydrogène et (à terme) l’électricité.
Bien qu’il s’agisse d’une politique climatique de l’UE, le CBAM semble appelé à bouleverser le commerce mondial. Les pays qui dépendent des exportations de l’UE pourraient devoir réaliser des investissements coûteux dans des technologies plus propres et un meilleur suivi des émissions, sous peine de perdre des parts de marché. Le gouvernement britannique prévoit d’introduire sa propre version du CBAM en 2027, mais les liens avec celui de l’UE restent à définir.
Un changement positif est déjà en cours : de plus en plus d’entreprises mesurent et déclarent désormais leurs émissions avec précision, répondant ainsi à la demande croissante de données fiables sur le carbone. Parallèlement, un nombre croissant de pays mettent en place leurs propres systèmes de tarification du carbone afin de s’aligner sur l’UE et de protéger la compétitivité de leurs exportations.
Le Maroc en est un exemple frappant : sa loi de finances pour 2025 introduit progressivement une taxe carbone à partir de janvier 2026. Comme les entreprises marocaines paieront déjà un prix du carbone au niveau national, leurs exportations devraient échapper aux frais supplémentaires liés au CBAM à la frontière de l’UE, ce qui les aidera à rester compétitives.
Dans de nombreux pays, le CBAM stimule également l’intérêt pour les énergies renouvelables et les processus industriels plus écologiques. Certains y voient non pas une menace, mais une opportunité d’attirer des investissements et de se positionner comme des pôles de fabrication à faible émission de carbone.
Cependant, ce mécanisme reste controversé. Pour les entreprises, le CBAM est complexe et lourd sur le plan administratif. Elles ont besoin de systèmes robustes pour mesurer les émissions intégrées, collecter les données auprès des fournisseurs et produire des déclarations environnementales sur les produits. Beaucoup auront également besoin de nouveaux contrats d’énergie renouvelable pour réduire leur empreinte carbone.
Partout dans le monde, le CBAM a fait l’objet de vives critiques. L’Inde et la Chine le qualifient de « protectionnisme vert », arguant qu’il exerce une pression injuste sur les économies en développement. Dans le même temps, l’UE n’a pas encore créé de financement dédié pour aider les exportateurs des pays à faible revenu à s’adapter. Sans ce soutien, le mécanisme risque de ne pas atteindre les résultats escomptés.
**Qu’en est-il des consommateurs ?**
Bien que le CBAM vise principalement l’industrie, ses répercussions toucheront les consommateurs de l’UE. Les importateurs ne sont pas susceptibles d’absorber la totalité des coûts supplémentaires, ce qui signifie que les prix risquent d’augmenter, en particulier pour les produits qui dépendent fortement de l’acier, de l’aluminium ou du ciment. Cela pourrait se traduire par une hausse des coûts en Europe pour les voitures, les appareils électroménagers, les produits électroniques, les matériaux de construction et, indirectement, la production alimentaire (via les engrais).
Dans le même temps, le CBAM pourrait apporter plus de transparence. Les importateurs étant tenus de déclarer les émissions liées à leurs produits, les consommateurs pourraient à terme disposer d’informations plus claires sur l’impact climatique de leurs achats.
Ce mécanisme générera également des recettes pour l’UE grâce à la vente de certificats. Ces recettes devraient permettre de soutenir les ménages vulnérables dans de nombreux pays européens, de financer des technologies propres et d’améliorer l’efficacité énergétique. L’utilisation qui sera faite de ces fonds sera déterminante pour l’acceptation par le public de la nouvelle taxe carbone européenne.
Avant même sa mise en œuvre complète, le CBAM est déjà en train de remodeler les chaînes d’approvisionnement et d’influencer les politiques gouvernementales bien au-delà des frontières de l’Europe. Il pourrait déclencher des différends commerciaux, pousser les exportateurs à adopter la tarification du carbone et mettre en évidence la nécessité d’un financement climatique accru pour soutenir les pays en développement qui opèrent une transition industrielle verte.
Pour de nombreux consommateurs européens, cela se traduira probablement par une augmentation progressive des prix et, potentiellement, par des décisions d’achat plus respectueuses du climat. En coulisses, cela marque un changement significatif dans la manière dont le commerce mondial tient compte du carbone et dont la politique climatique influe sur la vie quotidienne des citoyens.
Ça semble être une très bonne mesure. En espérant qu’elle enclenche l’effet boule de neige escomptée sur le commerce mondiale.
Je me demande comment ça s’imbrique avec l’accord du Mercosur
C’est cool. On va se tiers-mondiser encore un peu plus. Enfin, nous les prolos quoi. Les politiques et fortunés ne devront pas trop s’inquiéter de cette mesure.
Car en pratique, les industriels ne vont pas de bon cœur fabriquer en UE. Ils vont juste monter les prix