Cessione di LMB Aerospace: “Quando leggo che siamo un fornitore strategico su Rafale, è completamente falso”

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di Dreynard

3 commenti

  1. Dreynard on

    Il sort de son silence, « pour mon entreprise pour mes salariés et leurs familles, pour mes représentants du personnel, qui ne comprennent pas la polémique sur LMB ». Installé de l’autre côté de l’Atlantique, sur la côte est des États-Unis, Thomas Bernard, patron de LMB Aerospace, s’interroge encore sur l’emballement politique qui entoure la reprise de son entreprise par l’américain Loar Group, annoncé fin décembre.
    Dimanche, les députés de la France insoumise (LFI) ont annoncé qu’ils allaient demander l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire sur les « dépendances » économiques de la France vis-à-vis des États-Unis. Pour son coordinateur, Manuel Bompard, c’est « une honte que la France laisse et autorise » cette vente. Les dirigeants français « sont dans une forme d’aveuglement atlantiste », a estimé le député LFI sur Europe 1/CNews/Les Échos.
    Lundi, le Rassemblement national (RN) a enfoncé le clou. Sur CNews, le député RN Jean-Philippe Tanguy a accusé la « macronie » d’avoir des « liens de grande confusion, pour ne pas dire de soumission, aux intérêts économiques américains ». Il a pointé Roland Lescure, ministre de l’Économie, qui a fait toute sa « carrière dans le monde nord américain » et a été « payé par de l’argent étranger ». « Quand vous êtes ministre de l’Économie et que tous vos intérêts de toute votre vie économique ont été avec des intérêts nord américains, vous n’avez pas l’état d’esprit national patriote », a lâché le parlementaire d’extrême droite. Des propos qualifiés de « polémique dégueulasse » par Roland Lescure.

    **À l’origine, une société familiale belge**

    Au bout du fil, Thomas Bernard, tente de ramener un peu de rationalité. « Sur les quarante dernières années, LMB a été dix-sept ans américain », rappelle calmement l’homme de presque 52 ans. Créée en Belgique, un peu avant la Seconde Guerre mondiale, l’entreprise qui se nomme alors « La Magnéto belge » – qui deviendra LMB − déménage en France devant l’avancée nazie et s’installe sur une zone franche, dans la périphérie de Brive-la-Gaillarde (Corrèze), où le site emploie actuellement 80 salariés.

    « À l’origine, c’était une société familiale qui appartenait à des Belges, la famille Starmans, jusqu’en 1987, se remémore Thomas Bernard. Elle est achetée par un premier groupe américain puis revendu en 1992 à des particuliers. En 2000, LMB a été cédé au groupe industriel américain Honeywell ». Depuis 2012, plusieurs fonds d’investissement se sont succédé qui ont permis de multiplier par cinq le chiffre d’affaires de l’entreprise aujourd’hui de 50 millions d’euros.

    Lors du nouveau changement de propriétaire en décembre dernier, la direction générale de l’armement (DGA) intervient pour s’assurer que LMB ne rentre pas dans la case des actifs stratégiques qu’il convient de protéger de l’appétit des investisseurs étrangers. « Nous avons travaillé huit mois avec la DGA en toute transparence, rembobine Thomas Bernard. Nous avons pris le temps, dépensé beaucoup d’énergie pour vérifier, point par point, la criticité de nos produits. Nous avons discuté avec nos clients pour que tout le monde ait les bonnes informations. Et, au final, des conditions ont été mises pour la vente qui ne sont pas inférieures à ce que demandait la DGA ».

  2. Dreynard on

    Comme quoi, on en a fait tout un flan, “indépendance nationale” et que ça insultait nos dirigeants de traitres à la nation et tout le bordel… pour ça.

    On remarquera que presque personne n’a posé la question de pourquoi aucune entreprise européenne ne voulait les racheter.

  3. papimougeot on

    Ca reste la parole d’un homme mais c’est tout de même le dirigeant de l’entreprise, donc a priori, il sait de quoi il parle.

    Et ce que j’en tire n’est positif ni pour le RN (mais ça on le savait) ni pour LFI. Les deux partis usent de tactiques manipulatrices, quitte à égratigner la vérité. Ces partis se moquent de leurs électeurs et de leur intelligence, et même de leurs militants qui répètent en boucle les éléments de langage.

    Disclaimer : je ne compare pas les programmes, qui sont bien éloignés l’un de l’autre (heureusement !), mais leurs stratégies. On est vraiment dans du populisme de bas étage de part et d’autre.

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