Datori di lavoro RN: dirigenti sgomenti dopo l’incontro con Marine Le Pen

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di Wonderful-Excuse4922

28 commenti

  1. Wonderful-Excuse4922 on

    **RN-patronat : les patrons consternés après leur rencontre avec Marine Le Pen**

    *Gueule de bois après le dîner chez Drouant. Les patrons atterrés, le RN s’interroge.*

    Par Nina Jackowski et Corinne Lhaïk

    **Les faits.** Le 7 avril, Marine Le Pen a été reçue à dîner par une douzaine de patrons membres du club Entreprises & cités, comme l’a révélé *Le Nouvel Obs*. Parmi les convives : Paul Hermelin, Henri de Castries, Thomas Buberl, Patrick Pouyanné, Jean-Dominique Sénard, Cyrille Bolloré, Bernard Arnault, Catherine MacGrégor et Sébastien Bazin. Beaucoup d’entre eux appartiennent au CAC 40.

    Dans la soirée du 7 avril, une douzaine de patrons sortent du restaurant Drouant, au cÅ“ur de Paris. Ils viennent de dîner avec Marine Le Pen. Une majorité d’entre eux est atterrée. La leader du RN, accompagnée de deux proches, François Durvye et Ambroise de Rancourt, est restée dans un discours général, sans véritable échange. Eux, des libéraux, l’ont trouvée furieusement étatiste, répondant « l’État, l’État, l’État » à chaque interrogation.

    Affable, tout de même. Mais sur la réduction des déficits, le financement de la protection sociale, les retraites, la compétitivité, beaucoup de questions sont restées sans réponse. La potentielle candidate s’est montrée bénévolente sur le registre : « je ne conteste pas l’Europe mais son mode de fonctionnement ». Sans convaincre.

    Décidée il y a un mois, l’initiative émane d’Entreprises & cités, club patronal informel fondé en 1984. Récemment, Raphaël Glucksmann, Gabriel Attal et Édouard Philippe y ont été reçus. Invité, l’Insoumis Éric Coquerel a décliné.

    « C’est l’évolution naturelle de nos échanges avec les entreprises et leurs dirigeants », se félicite François Durvye, qui se réjouit de recevoir « de plus en plus d’invitations depuis les législatives de 2024 ». Le 20 avril, Jordan Bardella déjeunera avec les dirigeants du Medef. Ces rencontres avec les leaders politiques en vue de la présidentielle sont revendiquées. « Tous ces rendez-vous rendus publics participent à l’amélioration de nos relations avec les chefs d’entreprise et en inciteront d’autres à nous rencontrer », applaudit un proche, Kevin Pfeffer.

    **Opération neutralisation**

    Mais derrière les mines réjouies des cadres RN, l’amertume affleure. Jusqu’ici, Marine Le Pen et ses troupes s’indignaient de ces patrons qui étrillaient son programme sans le connaître, brandissant des mesures pourtant enterrées, comme la retraite à 60 ans. À nous de faire Å“uvre de « pédagogie », répètent les lepénistes. Non pour convaincre, mais au moins rassurer. Problème : si, même après échange, le patronat continue de démolir ses propositions, l’opération tourne court.

    Car le parti veut affiner son logiciel, et surtout neutraliser ses contempteurs. « Notre but est de stopper la litanie de tribunes patronales nous décrivant comme incompétents », confie un proche de la cheffe. Objectif loin d’être atteint. La situation pourrait s’aggraver si les critiques gagnaient le monde de l’industrie, jusqu’ici plus réceptif.

    La formation d’extrême droite ne peut plus jouer la victimisation et la petite musique de l’incompréhension. Ne lui reste qu’à faire évoluer son programme. Mais à quel prix ? « Les grands patrons ont à peine dit merci à Macron », grince un haut responsable. Un proche du tandem Le Pen-Bardella l’assure : « Nous avons un équilibre à trouver pour conserver notre base populaire, tout en séduisant un électorat plus pro-business. Nous avions évolué sur l’euro, mais cela exige un travail de pédagogie colossal. » Et d’évoquer le sensible dossier des retraites : « À un an de la présidentielle, tout est encore possible. Marine tranchera. » Jeudi et vendredi se tient justement le premier séminaire du tandem et de leurs équipes resserrées en vue de 2027.

    **Offensive de la Maif**

    D’une certaine manière, cet épisode permet aux patrons de prouver que questionner n’est pas cautionner et d’échapper aux accusations de complaisance. Comme la mise en garde de Pascal Demurger, directeur général de la Maif. Le 13 avril, sur France Inter et dans *Le Monde*, il affirme que ces rendez-vous offrent au RN de la respectabilité et quelques marches de plus vers le pouvoir.

    L’initiative du mutualiste, non soumis aux règles du capitalisme, suscite des ripostes : « Qui favorise l’élection du RN ? Douze patrons qui dînent avec Marine Le Pen ou quarante ans d’échec des politiques ? », ironise le communicant d’une entreprise partie prenante du récent dîner. Et de s’interroger sur la représentativité de l’assureur mutualiste. Demurger, combien de divisions ? La réponse est impossible. Dans le monde du business, on cite officieusement des entreprises censées être proches de cette position. Contactées par *l’Opinion*, elles restent muettes.

    Si ces rencontres se multiplient, chacun choisit son format. Les groupes industriels liés à l’État comme Airbus, Dassault ou Safran optent souvent pour le tête-à-tête. Michelin se dit prêt à rencontrer les représentants de tous les partis, même si son dirigeant, Florent Ménégaux, n’a pas été sollicité à ce stade. D’autres préfèrent passer par l’intermédiaire de leur organisation. Ainsi Bernard Arnault (LVMH, propriétaire de *l’Opinion*) refuse les tête-à-tête, mais a participé au dîner d’Entreprises & cités. Alexandre Bompard (Carrefour) ne veut pas discuter personnellement avec LFI ou le RN et s’en remet aux instances collectives patronales.

    Certaines refusent pourtant de le faire. C’est le cas de l’Afep, dont la présidente, Patricia Barbizet, est personnellement hostile au RN. Mais sa position devrait évoluer une fois connue l’identité du candidat du parti, le 7 juillet. Ce ne sera peut-être pas la dîneuse du 7 avril.

  2. pdupotal on

    Si même entre eux n’arrivent pas à se mettre d’accord, il reste encore un espoir……

  3. FeeEarly2575 on

    Le fascisme, ok, mais seulement s’il est libéral !

  4. Noashakra on

    Suffit de l’écouter maitriser aucun sujet depuis plus de 20 ans non ?

  5. Évidement qu’ils sont incompétent. La seule raison pour laquelle ils sont si haut dans les sondages, c’est car une grosse partie de la population s’imagine qu’avec eux les noirs et les arabes vont quitter le pays. Madame Michu s’en fout du programme économique, elle sait même pas ce que c’est.

  6. ElFilayMignon on

    Elle se vendait patronne des modestes gens, elle leur a pissé dans le dos.
    Elle se vendait grande opposante de l’Europe, elle en a sucé les finances.
    Elle se vendait amie des patrons, elle leur fait flipper.
    Le Pen et le RN, en fait, ça serait que pour les fascistes et les racistes ?

  7. AdThin1003 on

    le RN est bien trop mainstream pour nos chers patrons

    loool

  8. Intrepid-Report3986 on

    Quelle belle preuve d’éthique de la part de ces grands patrons que de rencontrer une personne actuellement en procès pour détournement de fonds publique (condamnée en première instance!)

  9. Whatev57 on

    >« Qui favorise l’élection du RN ? Douze patrons qui dînent avec Marine Le Pen ou quarante ans d’échec des politiques ? », ironise le communicant d’une entreprise partie prenante du récent dîner

    Putain c’est riche venant d’entreprises qui n’ont cessé de grossir, prospérer, délocaliser et faire des thunes.

    Oui, M. le communicant, vous favorisez, à votre humble mesure, l’élection du RN. Et je vous en veux comme ça de céder aux sirènes de l’extrême droite par volonté de continuer à faire du profit comme d’habitude.

    Par contre, lui, basé :

    >Pascal Demurger, directeur général de la Maif. Le 13 avril, sur France Inter et dans *Le Monde*, il affirme que ces rendez-vous offrent au RN de la respectabilité et quelques marches de plus vers le pouvoir.

    Et

    >l’Afep, dont la présidente, Patricia Barbizet, est personnellement hostile au RN

    Te connais pas Patricia, mais bien, continue comme ça.

  10. ziegfried35 on

    Sont tellement à la ramasse le FN. Heureusement que Macron et Bolloré sont là pour faire le boulot à leur place. Sans eux, ils seraient encore à 10% d’intention de vote.

  11. No_Schmik on

    Reste que s’il y a un choix à faire entre 2 extrêmes, il sera fait du côté droit.

  12. Mis à part le fait qu’il est toujours plaisant de lire que le RN est une bande d’idiots incompétents, cet article est vraiment écrit avec les pieds

    Et comme le journal est possédé par Bernard Arnault, quelque chose me chiffonne

  13. Suffit de voir les “performances” de Marine lors des débats qu’elle a eu avec Macron pour les présidentielles pour bien comprendre que c’est pas les idées qui les étouffent au rn

  14. HelsifZhu on

    >L’initiative du mutualiste, non soumis aux règles du capitalisme, suscite des ripostes

    Si ce sont les règles du capitalisme qui obligent les patrons à socialiser avec la haine, peut-être que le problème c’est… le capitalisme ?

  15. FluffyOwl77 on

    Consternés mais pas surpris. On dirait Tony Soprano qui essaye d’aller au club de golf.

  16. C’est pas vraiment un win. Enfin à part la politique internationale, ce que les patrons reprochent à Lepen c’est son côté étatique et populaire/social. Quelqu’un de competant pour eux c’est un liberal qui va faire de l’austerité, qui va reduire la taille de l’état, reduire les impots et mettre fin aux conquis sociaux.

    Si jamais elle se dit que le seul moyen de les séduire c’est d’abandonner le peu de social de son programme, on va avoir un FN liberal à la Lepen père qui va redoubler sur l’immigration.

  17. En même temps la majeure partie des représentants politiques (si ce n’est tous) n’ont aucune compétence ou culture économique en France, le résultat de ce dîner n’est donc pas étonnant.

    Ce qui me choque davantage c’est l’existence de ce genre de pratique : c’est de la connivence pure et dur ce qui ne devrait pas exister dans un état libéral.

  18. Touillette on

    Je comprends pas pourquoi ils seraient consternés, ils rencontrent la leadeuse du plus grand parti fasciste de France, ils devraient donc s’attendre à une personne qui maitrise uniquement la parole populiste, la démagogie et le le racisme. Ils s’attendaient à quoi en fait ? Ils ont écouté les cours dans leur école de riche payée à grand frais par leurs parents riches ?

  19. Verethra on

    Je comprends pas vos commentaires… C’est juste de la com’, les patrons se sont fait attrapé à ces diners, ils trouvent une façon de faire oublier le sujet.

    Vous inquiétez pas entre la Nupes et le RN ils vont choisir le RN. C’est pas nouveau, les patrons allemands aussi trouvaient Hitler bidon ça les a pas empêché d’aller allégrement avec lui.

  20. Même si c’est le genre de nouvelle qui fait sourire, j’ai peur que ça aide le RN. Je peux déjà imaginer des gens dire, “Ah bah vous voyez bien qu’ils sont du côté du peuple, si même les grands patrons ne les aiment pas.”

  21. XX_bot77 on

    Je rigole si malgré tous les moyens médiatiques et financiers mis à sa disposition, elle n’arrive pas à gagner.

  22. Fun_Mall3984 on

    Il y a clairement deux lignes au RN.
    La première est celle de Marine qui pour convaincre l’électorat populaire du nord de la France a utilisé un discours emprunt d’un repositionnement social avec l’importance d’un état protecteur (même si beaucoup jugent que c’est une façade).
    La seconde est celle de Bardella qui se veut l’héritier d’une ligne très à droite et de ce fait extrêmement favorable au patronat et au monde financier.

    Étrangement, il semble que ce soit la première ligne qui soit présentée au patronat.
    C’est en quelque sorte un désaveu pour Bardella qui remet en cause ses grands discours.

  23. 99pitchs on

    Le FN n’a pas changé, ils veulent Bardella, donc font un compte rendu négatif sur Lepen afin de forcer sa nomination aux présidentielles.

    Bardella est beaucoup plus facilement manipulable par eux, donc ils le préfère

  24. Et encore ils n’ont pas soupé avec Kiki Bordello, futur roi de France consort.

  25. keepthepace on

    > Eux, des libéraux, l’ont trouvée furieusement étatiste, répondant l’Etat, l’Etat, l’Etat à chaque interrogation.

    Une fasciste qui veut un état fort. Qui l’eut-cru?

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