Nel villaggio di Lucenay, filmati gli stupri di un padre di 34 vittime dai 3 ai 9 anni

https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/04/29/dans-le-village-de-lucenay-les-viols-filmes-d-un-pere-de-famille-aux-34-victimes-agees-de-3-a-9-ans_6684304_3224.html

di Delicious-Owl

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5 commenti

  1. Delicious-Owl on

    * [Rhône : Un père de famille mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur 34 enfants de trois à neuf ans](https://www.20minutes.fr/justice/4221169-20260430-rhone-pere-famille-mis-examen-viols-agressions-sexuelles-34-enfants-trois-neuf-ans)

    * [Un homme mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur une trentaine d’enfants dans un village du Beaujolais](https://www.ouest-france.fr/faits-divers/pedocriminalite/un-homme-mis-en-examen-pour-viols-et-agressions-sexuelles-sur-une-trentaine-denfants-dans-un-village-du-beaujolais-fb5fbe32-4413-11f1-8492-0dabd481308d)

    * [Un père de famille mis en examen pour viols et agressions sexuelles filmés sur 34 enfants âgés de 3 à 9 ans
    ](https://www.laprovence.com/article/faits-divers-justice/47488698033558/un-pere-de-famille-mis-en-examen-pour-viols-et-agressions-sexuelles-filmes-sur-34-enfants-ages-de-3-a-9-ans)

    * [Rhône : un père de famille mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur 34 enfants](https://www.franceinfo.fr/faits-divers/rhone-un-pere-de-famille-mis-en-examen-pour-viols-et-agressions-sexuelles-sur-34-enfants_7972637.html)

    * [Dans un village du Rhône, un homme mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur 34 enfants](https://www.lefigaro.fr/faits-divers/dans-un-village-du-rhone-un-homme-mis-en-examen-pour-viols-et-agressions-sexuelles-sur-34-enfants-20260429)

    * [Père de famille, il agressait sexuellement les camarades de ses enfants lors de soirées pyjama et avoue tout après avoir voulu se suicider](https://www.ladepeche.fr/2026/04/30/pere-de-famille-il-agressait-sexuellement-les-camarades-de-ses-enfants-lors-de-soirees-pyjama-et-avoue-tout-apres-avoir-voulu-se-suicider-13350360.php)

    * [Un père de famille mis en cause, une trentaine de victimes de 3 à 9 ans… Ce que l’on sait de l’affaire de viols et d’agressions sexuelles sur mineurs dans le Rhône](https://www.bfmtv.com/lyon/un-pere-de-famille-mis-en-cause-une-trentaine-de-victimes-de-3-a-9-ans-ce-que-l-on-sait-de-l-affaire-de-viols-et-d-agressions-sexuelles-sur-mineurs-dans-le-rhone_AD-202604300222.html)

    * [Un homme mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur 34 enfants près de Lyon](https://www.france24.com/fr/france/20260430-un-homme-mis-en-examen-pour-viols-et-agressions-sexuelles-sur-34-enfants-pr%C3%A8s-de-lyon)

    * [Lucenay : un homme mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur 34 enfants entre 3 et 9 ans](https://www.liberation.fr/societe/police-justice/lucenay-un-homme-mis-en-examen-pour-viols-et-agressions-sexuelles-sur-34-enfants-entre-3-et-9-ans-20260430_OD4L5JJL6VEWFKOQRCOEENJ4DA/)

  2. Delicious-Owl on

    Pour piloter cette enquête, les gendarmes ont dû fabriquer deux tableaux. Le premier ressemble au trombinoscope d’une classe. Trois dizaines de portraits de petits garçons sont réunis, non pas dans les fichiers d’une école, mais sur un procès-verbal de la brigade de Villefranche-sur-Saône (Rhône). Des enfants aux prénoms de la fin des années 2010, âgés de 3 à 9 ans au moment des faits, portant sweat à capuche ou chemisette, les cheveux bruns en bataille, le regard sérieux, inquiet ou sidéré, capturé par la caméra d’enregistrement des auditions.

    Quatre entrées composent le second tableau. Le nom et le prénom de la victime. Les infractions ensuite : enregistrement ou fixation d’image pornographique d’un mineur, agression sexuelle ou viol. Dans chacune de ces trois cases, les enquêteurs ont renseigné un oui ou laissé un blanc, et inscrit les dates. En tout, une soixantaine de faits dans chaque catégorie. Tous commis et filmés par le même homme, Romain G., dans le village de Lucenay (Rhône), dans le Beaujolais, entre 2020 et 2024.

    A l’origine du vertige comptable de cette affaire, il y a trois élèves de CM1 qui racontent à leurs parents des agressions commises par le père de leur copain d’école au cours de soirées pyjama à son domicile. Interpellé en décembre 2024 à la suite de ces accusations, Romain G. ressort libre, mais tente de se suicider. A l’hôpital où il est soigné, il avoue avoir fait un nombre important de victimes et 200 vidéos de violences graves. Incarcéré depuis, il vient d’être mis en examen, le 10 avril, par une juge d’instruction de Villefranche-sur-Saône pour des faits concernant au total 34 victimes. D’après les vidéos retrouvées par les gendarmes, il a imposé des viols ou des actes sexuels à au moins 23 d’entre elles, et il les a toutes filmées dénudées.

    Ces chiffres ouvrent la voie à la cohorte de questions inhérentes aux affaires majeures de pédocriminalité. Comment Romain G. a-t-il pu atteindre un tel niveau de prédation sans être détecté ? Quels protocoles d’accompagnement des enfants et de leurs proches ont été mis en place pour soigner ces blessures gravissimes ? Quelle place la société accorde-t-elle aux mineurs et aux violences sexuelles pour que de telles affaires surgissent encore ?

    Ces interrogations torturent Nicolas et Sophie – tous les prénoms des parties civiles ont été modifiés –, les parents de Paul, 8 ans. Dans la pièce baignée de soleil où ils ont accepté de parler à des journalistes, d’angoisse, les deux tricotent leurs doigts, tentant ainsi de sortir de la honte et de la culpabilité qui les ont foudroyés depuis le coup de téléphone d’un gendarme. L’hiver dernier, alors qu’ils sont avec leur fils en voiture, le portable sonne ; elle conduit, lui décroche. « Paul est concerné par l’affaire », commence l’enquêteur.

    **« Câlins interdits »**

    « Il existe trois catégories de victimes : les images, les agressions et les viols. Votre fils fait partie des trois. » Le cerveau de Nicolas se fige, il demande au gendarme de lui envoyer un e-mail. Arrivés dans leur maison de Lucenay, le père envoie Paul jouer dans sa chambre, s’enferme dans la sienne avec Sophie. Il s’écroule, est mis en arrêt maladie pendant un mois : « Mon fils, c’est l’endroit le plus faible chez moi, j’aurais préféré que ça soit moi » , s’émeut Nicolas, sa main cramponnée à celle de sa femme. En vingt ans de relation, elle n’avait jamais vu ses larmes.

    « C’est pire qu’un coup de couteau, parce qu’un coup de couteau ça se voit, ça peut s’opérer et cicatriser. » Bombe à fragmentation lente, la pédocriminalité déchire tout sur son passage. Nicolas et Sophie ont dû appeler leurs proches, bredouiller des phrases contenant les mots « Paul » et « viol », affronter ce sentiment de défaillance parentale de n’avoir pas protégé leur petit garçon, asseoir ce dernier et lui dire : « Pendant que tu dormais, quelqu’un t’a fait des bisous et des câlins interdits. » Et continuer à l’accompagner tous les jours dans cette école primaire de Lucenay. La plupart des victimes y sont encore scolarisées ; dans certaines classes, la majeure partie des garçons sont concernés.

    Jusque-là, ce village du Beaujolais aux routes sillonnées de berlines était surtout connu pour son golf. Les baies vitrées de confortables maisons donnent sur les vignes et les champs de colza. Cette carte postale apparaissait idéale à ces parents, cadres, employés à Lyon, à 25 kilomètres de là, mais désireux d’offrir la campagne à leurs enfants en bas âge. Le ronronnement d’une tondeuse à gazon berce des rues aux noms éloquents, comme « chemin de la Poésie » ou « montée des Ecoliers ». En haut de cette allée se tiennent les deux établissements scolaires, la maternelle avec ses petits vélos colorés, et l’élémentaire avec ses poules dans le jardin.

    A l’heure de la sortie, les témoins peinent à évoquer une affaire dont ils ne connaissent que les premiers contours flous révélés par la presse locale, il y a un an – ont alors été évoquées des agressions commises sur trois enfants seulement. « C’est difficile, on se sent contaminés », justifie une grand-mère d’élève, avant d’étreindre son petit-fils. « Il y a eu Mazan, espérons qu’il n’y aura pas Lucenay » , s’inquiète un autre. La pédocriminalité tétanise cette commune de 2 000 habitants, car elle oblige à mentaliser les images d’un homme de 40 ans commettant des sévices sexuels sur des petits corps. Un voyage psychique que trop peu parviennent à supporter, renvoyant les survivants à la solitude de leur traumatisme.

    « Je n’ai pas les images et je ne les veux pas » , dit Sophie, la maman de Paul. « Moi, je les ai dans le crâne, et c’est ça ce qu’il a réussi à faire, à me forcer à imaginer de la sexualité d’un adulte sur mon môme de 6 ans au moment des faits. Mais on fait quoi avec un enfant de 6 ans, sérieusement ? » , s’insurge Nicolas. Celui qui a imposé sa prédation et ces représentations, imaginaires ou filmées, à des centaines de personnes, s’appelle donc Romain G. Depuis un an, il dort en cellule dans une maison d’arrêt lyonnaise.

  3. Je n’ai même pas envie de lire l’article. La mort n’est pas suffisante pour ces personnes

  4. hamster-on-popsicle on

    C’est terrifiant, merci pour toute les infos OP

  5. TrickAlps on

    C’est un peu le problème de notre société parce que la seule solution à ce genre de cas c’est la corde

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