
“Siamo rimasti sorpresi”: cosa rivelano dieci anni di “zero pesticidi” sulle colture presumibilmente dipendenti dall’”ombrello chimico”
https://www.lepopulaire.fr/paris-75000/economie/on-a-ete-etonnes-ce-que-revelent-dix-ans-de-zero-pesticide-sur-des-cultures-soi-disant-dependantes-de-la-chimie_14973868/
di AndreBolkonski
8 commenti
Il semblerait que les grands fabricants de produits chimiques agissent de la même manière que les grandes entreprises pharmaceutiques.
les phyto devraient être délivrés sur ordonnance.
Bah il est super cet article !
Morceaux choisis :
>L’initiateur du projet, directeur de recherche Inrae au sein de l’unité Agroécologie – innovations – territoires, avait décidé de pousser la rupture au maximum : tester sur dix années des systèmes de grandes cultures sans avoir recours à la moindre dose – même minime – d’herbicide, de fongicide ou d’insecticide.
Bon, déjà, c’pas un rigolo Ariégeois. Argument d’autorité quand même.
>La réflexion collective (*) a débouché sur l’arbitrage suivant : du zéro pesticide « drastique », mais en se laissant la possibilité, en cas de strict besoin, de recourir au travail mécanique du sol – comme le labour – et aux engrais de synthèse pour la fertilisation, afin « d’avoir des espérances de récoltes plus élevées ».
Bon, dommage pour les engrais et le travail du sol, mais on peut pas révolutionner Rome en un jour en rassurant les exploitants agri comme ça.
>Autre point de satisfaction majeur : même sans traitement, les dommages aux cultures causés par les maladies et les ravageurs, comme les pucerons, « n’ont pas augmenté de manière significative ». « On a pu avoir des problèmes ponctuels, mais les systèmes n’ont pas été mis en défaut », se réjouit Jean-Noël Aubertot.
Comme quoi, chouette à avoir de manière quantifiée comme info !
>Tout n’a pas été réussi pour autant. « Comme dans toute expérimentation, nous avons aussi connu certaines difficultés et des échecs. » Privées de protection chimique, les cultures ont fourni des récoltes plus variables. Mais c’est surtout « la gestion des plantes adventices » qui a constitué l’obstacle principal. Sans herbicide pour les éliminer, ces “mauvaises herbes”, pour certaines pérennes, ont eu tendance à proliférer.
« Cela nous a parfois contraints à des opérations intensives de désherbage mécanique. C’est un point qui n’est pas encore réglé », reconnaît le chercheur.
un peu au dessus, tu nous dis que le gain estimé est au moins de 1 a 3,5 SMICS dans 50% des cas. Est ce qu’on peut pas en profiter pour embaucher des p’tits gars qui sont au chômage pour aller aider au désherbage mécanique ?
C’est un taff de merde, mais je suis SUR que si l’INRAE se penche un peu dessus, on peut le rendre plus sympa.
>Malgré ces nuances, l’Inrae considère que la preuve est désormais faite que « des systèmes de grande culture conventionnels sans pesticide peuvent être productifs, techniquement et économiquement viables ». L’option du zéro phyto est d’autant plus séduisante qu’elle permet aussi, insiste Jean-Noël Aubertot, « d’externaliser tout un tas de coûts cachés aujourd’hui portés par la société : dépollution des captages d’eau contaminés, coûts liés aux impacts sur la santé humaine et aux atteintes à la biodiversité. Mis bout à bout, ce sont des sommes faramineuses. »
Solide, bien ouej Jean-Noël, tu dis les termes !
Edit / rajout :
Les journalistes n’aiment pas les maths, encore et toujours :
>s’ils étaient transposés dans la “vraie vie”, les quatre systèmes de grande culture de RésOpest permettraient « une marge nette satisfaisante », allant d’entre 1 et 2 Smic par mois dans 20 % des cas, à plus de 3 Smic dans 35 % des cas.
ça, c’est l’article.
>4 systèmes de grande culture en agriculture conventionnelle (Auzeville, Bretenière, Estrées-Mons et Grignon) pour lesquels les performances économiques ont pu être quantifiées ont généré une marge nette satisfaisante, qui pourrait conduire dans 20 % des cas à un revenu entre 1 et 2 SMIC, dans 45 % des cas entre 2 et 3 SMIC et dans 35 % des cas plus de 3 SMIC mensuels.
ça, c’est l’étude.
En lisant l’article, tu te dis”oh, dans 55% des cas, on y gagne, mais quid des 45% autre ?
Dans l’étude, tu te dis “oh, dans 20% des cas, on gagne un peu, dans 45%, on gagne pas mal, dans 35%, on gagne beaucoup !”. C’est pas la même, ce serait pas malhonnête cette histoire ?
“La balle est maintenant dans le camp des responsables politiques, français et européens”.
C’est peut-être là où ça coince le plus… :/
Je ne dis pas qu’il n’y aurait pas quelques volontés, mais la transition, citée dans la même phrase, doit se faire aussi au niveau politique.
Le désherbage mécanique nécessaire va être bloquant pour l’adoption
Le truc, c’est qu’il aurait aussi fallut mesurer les cultures alentours aussi. Ont elles eu besoin de plus de pesticide pour compenser ? Quid de la consommation de pétrole pour “le mécanique”? Quid de l’érosion des des sols? Le niveau de mycotoxins ont ils été mesurée ?
Les grandes pestes n’arrivent pas tous les 10ans, et comme pour la vaccination, la prévention, c’est collectif.
Super intéressant cet article !
Mais effectivement le désherbage mécanique c’est compliqué d’imaginer ça à grande échelle. Pour l’avoir fait, et encore sur des petites parcelles, sous le cagnard, avec tes gants morts en une journée, ton dos flingué, c’est vraiment un taff chiant que personne a envie de faire.
Et je pense que suggérer d’envoyer d’autres gens faire ce boulot de merde, les chômeurs ou autres, c’est un peu cynique.
>”La balle est maintenant dans le camp des responsables politiques, français et européens”.
Ah… c’est pas gagné.
En France, la culture politique écologique, [elle a DUPLOMB dans l’aile](https://fne.asso.fr/actualites/loi-duplomb-2-le-retour-des-neonicotinoides)…