
Parto sotto X: un rapporto raccomanda di privilegiare l’accesso del bambino alle sue origini piuttosto che il diritto alla segretezza della madre
https://www.franceinfo.fr/societe/accouchement-sous-x-un-rapport-recommande-de-favoriser-l-acces-de-l-enfant-a-ses-origines-plutot-que-le-droit-au-secret-de-la-mere_7959836.html
di Andvarey
14 commenti
Franchement si la personne de base a accouché sous X et n’a pas laissé de moyen de la contacter c’est qu’il y a des raisons.
Forcer une relation qui ne semble être que unilatéral je ne vois en quoi ça va aider le gossse. On a qu’à voir les dégâts de la parentalité défaillante sur les enfants alors si on veut forcer la relation à quelqu’un qui n’en veut pas et n’est pas en état de l’assurer ça peut faire encore plus de dégâts.
A partir du moment où des gens ne se sentirons plus libre de laisser un enfant qu’il ne veulent pas éduquer/ n’y avoir de contacte sans risque , alors on va avoir des situations d’abandon/accouchement hors cadre , des enfants négligés, pire des tentivatives d’avortement dangereuse.
What could go wrong…
>Accouchement sous X
(anciennement Twitter)
ca me semble être le meilleur moyen d’éloigner les femmes qui sont dans cette situation de tout cadre médical et sécurisé, ça va tuer des gens.
Accouche sous (X) en somme.
Ridicule et dangereux. L’article parle des problème psychologique que les enfants encours, mais c’est un problème sociétal ça. On érige “les liens du sangs” comme l’absolu de la famille, comme un marqueur important dans la vie, et donc forcément les gamins vont se sentir mal quand ils savent pas.
La solution est simplement de mettre les liens émotionnels au même niveau que les liens du sangs. Les parents qui t’ont élevé et qui t’on aimé toute ta vie, ce sont tes parents, point – lien du sang ou pas. L’amour et les valeurs qu’ils t’ont transmise, c’est ça ton origine, pas les gènes transmis par quelqu’un que tu n’a jamais vu de ta vie.
Ça peut s’entendre dans le cas où il y aurait des antécédents médicaux héréditaires
Il y avait un déséquilibre entre le droit au secret sous X et l’impossibilité pour le père de se défaire d’une paternité prononcée par le juge ou bien le droit à l’accès au donneur de gamètes (homme ou femme). Là, la mère accoucheuse sous X était protégée.
J’imagine que ça ne va pas concerner les cas d’inceste. Mais alors on saura qu’on est issu d’inceste… Bref. C’est compliqué de droit de la filiation et ça change un peu tout le temps.
Je suis née sous X et je ne sais pas si je suis favorable à ces recommandations, c’est plus compliqué que ça en a l’air à première vue.
Je lis dans les commentaires que ça pourrait rendre encore plus complexe des situations qui le sont déjà suffisamment pour en venir à abandonner son enfant. Sauf que du côté des adopté.e.s rares sont celleux qui veulent une maman. La plupart d’entre nous souhaitons connaître notre histoire, le contexte, voir les visages des parents, des frères et sœurs potentiels et écouter les voix aussi mais il n’y a pas nécessairement de volonté de recréer un lien affectif aussi fort qu’une mère à son enfant, ça paraît même totalement incongru.
D’autre part le contexte de l’accouchement peut avoir changé, accouché à 16 ans dans un contexte social ou religieux complexe c’est pas la même personne à qui on demande si elle a envie d’un contact avec son enfant biologique 13 ans plus tard minimum (j’ajoute que moi à treize ans j’aurais jamais engagé de recherche ou de contact de peur de remuer la merde mais les adopté.e.s ne sont pas fait dans mon moule haha). La maturité n’est aussi pas la même, le choc, la peine ou même le soulagement sont aussi de piètres conseillers quand il s’agit d’envisager un avenir où les choses peuvent être différente.
Enfin, je suis d’accord avec les recommandations qui indiquent la nécessité de rééquilibrer un peu la donne dans le choix de relationner ou non. Imposer le secret ou la transparence c’est injuste dans un sens comme dans l’autre.
Je reconnais, en revanche, que ça peut mener à de fortes craintes des femmes dans le recours à cette possibilité de donner naissance anonymement et donc de favoriser le recours à des procédés dangereux ou coûteux ou les deux et ça j’avoue que c’était dans mon angle mort et quelque part je m’en veux de ne pas y avoir pensé. Bref.
Il faut s’interroger sur l’accès aux origines personnelles aussi pour éviter le recours aux tests ADN commerciaux (interdit en France mais bon… Tout le monde se débrouille hein et je suis pas rassuré quand je lis que Darmanin lorgne dessus depuis un moment). Le CNAOP est par ailleurs débordé et ultra limité légalement et financièrement, les délais de réponse après saisine sont hyper longs (pour ma part 3 and d’attente).
Je recommande le podcast d’Elson “nos chaînons invisibles” qui témoigne des difficultés (et pas que) adoptant/adopté en détail. J’y suis moi-même témoin.
Pourquoi la première pub qui apparaît sous ce post me propose une promo pour une sélection « d’expresso BROYEUR »… 😅
Si demain plus aucune femme n’a besoin d’accoucher sous X, c’est une super idée. Mais en l’occurrence on est plutôt sur une bonne idée de merde.
ça me paraît dangereux quand même. A la fois pour la génitrice, qui risque donc de se voir son choix arraché – on peut déjà supposer qu’il ne s’agit que vaguement d’un choix, car qui voudrait porter une grossesse à terme pour ensuite accoucher sous X ? Clairement, personne va faire ça volontairement. Mais je vois aussi un risque pour l’enfant. Cette obsession de ses origines qu’on nourrit…j’ai conscience que cette curiosité, elle existe chez certains enfants, c’est logique dans notre contexte culturel. Mais il y a aussi des enfants adoptés qui ne sont pas intéressés par leurs origines biologiques, et c’est parfaitement sain aussi.
Mais si on donne cette possibilité et qu’on l’encourage, on encourt le risque de provoquer un effet délétère sur l’enfant. Je pense au fils d’une amie dont le père ne voulait pas. Cet enfant menait une vie heureuse, jusqu’à ce qu’à l’école, il se fasse assez emmerder sur le fait de pas avoir de père. Il a alors commencé à demander son père, et la mère a cédé et a organisé une rencontre. Je veux pas entrer dans les détails ça a eu des effets catastrophiques sur l’enfant, sur son équilibre émotionnel et psychologique. Parce que le géniteur est un sac à merde, et qu’effectivement il avait raison de pas vouloir d’enfant. La mère a beaucoup regretté d’avoir cédé face à la pression sociale vécue par son fils.
Après, c’est un sujet complexe évidemment. Mais le désir de ces enfants doit-il passer avant la sécurité de ces femmes ? Car c’est bien de ça qu’il est question, de sécurité. Perdre cette possibilité de l’anonymat, c’est potentiellement tenter un avortement non sécurisé, ou un accouchement clandestin. Pour la génitrice, c’est clairement néfaste. Et pour l’enfant, je suis pas convaincu du bénéfice, même si je comprends que le désir peut exister, sa source n’est pas forcément celle qu’on croit.
Comme si c’etait pas deja assez traumatisant pour ces femmes…
Je comprends bien les arguments pour protéger la mère et il n’y a pas de solution parfaite sans doute mais beaucoup de gens abandonnés que je connais ressentent une vraie fêlure. D’une manière ou d’une autre tu es privé d’une partie de ton histoire, et ça peut t’handicaper dans ta construction, ta place dans le monde, etc. La recherche dit que ça peut faire un coup très violent à l’estime de soi, parce que l’enfant internalise le message qu’il n’est pas désiré (que ça soit vrai ou non d’ailleurs). Peut être que c’est le prix que l’enfant doit payer pour protéger la mère en quelque sorte