Depuis son adoption à l’unanimité, fin janvier par les députés, la proposition de loi visant à pérenniser et étendre l’expérimentation des territoires zéro chômeur de longue durée (TZCLD), lancée il y a dix ans, est « bloquée aux portes du Sénat » qui ne l’a toujours pas inscrite à l’agenda, s’inquiète l’association TZCLD, dans un communiqué du 28 avril.
Faute d’adoption de la proposition de loi d’ici la fin de l’année, c’est l’intégralité du projet qui serait remis en cause et avec lui les 4414 emplois en CDI créés dans 85 bassins d’emploi. Ce serait « l’équivalent du plus grand plan social de France de ces dernières années », alerte-t-elle.
Une situation qui résume à elle seule, le peu de considération dont bénéficie le secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS). Les chiffres témoignent d’une véritable hémorragie sociale à bas bruit. Selon le Mouvement associatif, qui a compilé les licenciements, 12 305 emplois associatifs ont disparu en 2025.
Dès septembre 2025, les acteurs du secteur alertaient déjà sur jusqu’à 90 000 emplois menacés à court terme, en raison de défauts de trésorerie. Plus grave encore, entre 2022 et 2025, le nombre de liquidations d’associations a bondi de 147 %. Ce phénomène n’épargne aucun champ d’activité. « L’environnement, le handicap, le social, y compris de très grosses structures, sont touchés », constate Mickaël Huet, directeur du Mouvement associatif.
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Merci pour ce partage ; article très intéressant. On voit bien comment le fait de ne pas intégrer les coûts évités conduit à des calculs de boutiquier de l’état/des collectivités, toujours à la recherche de petites économies rapides à mette en œuvre (et sans réelle stratégie ou analyse d’impact).
C’est d’autant plus inquiétant que le déficit public fabriqué par la renonciation à la taxation des riches et des entreprises (soi disant dans l’espoir d’un ruissellement ) va accélérer ces petits calculs.
Et ce alors qu’une priorité pourrait être faite comme souligné sur les aides d’état (subventions publiques) qui sont souvent en pure perte et sans condition (rares avances remboursables, difficulté de la prise de participation pour les collectivités,..)
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Depuis son adoption à l’unanimité, fin janvier par les députés, la proposition de loi visant à pérenniser et étendre l’expérimentation des territoires zéro chômeur de longue durée (TZCLD), lancée il y a dix ans, est « bloquée aux portes du Sénat » qui ne l’a toujours pas inscrite à l’agenda, s’inquiète l’association TZCLD, dans un communiqué du 28 avril.
Faute d’adoption de la proposition de loi d’ici la fin de l’année, c’est l’intégralité du projet qui serait remis en cause et avec lui les 4414 emplois en CDI créés dans 85 bassins d’emploi. Ce serait « l’équivalent du plus grand plan social de France de ces dernières années », alerte-t-elle.
Une situation qui résume à elle seule, le peu de considération dont bénéficie le secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS). Les chiffres témoignent d’une véritable hémorragie sociale à bas bruit. Selon le Mouvement associatif, qui a compilé les licenciements, 12 305 emplois associatifs ont disparu en 2025.
Dès septembre 2025, les acteurs du secteur alertaient déjà sur jusqu’à 90 000 emplois menacés à court terme, en raison de défauts de trésorerie. Plus grave encore, entre 2022 et 2025, le nombre de liquidations d’associations a bondi de 147 %. Ce phénomène n’épargne aucun champ d’activité. « L’environnement, le handicap, le social, y compris de très grosses structures, sont touchés », constate Mickaël Huet, directeur du Mouvement associatif.
Merci pour ce partage ; article très intéressant. On voit bien comment le fait de ne pas intégrer les coûts évités conduit à des calculs de boutiquier de l’état/des collectivités, toujours à la recherche de petites économies rapides à mette en œuvre (et sans réelle stratégie ou analyse d’impact).
C’est d’autant plus inquiétant que le déficit public fabriqué par la renonciation à la taxation des riches et des entreprises (soi disant dans l’espoir d’un ruissellement ) va accélérer ces petits calculs.
Et ce alors qu’une priorité pourrait être faite comme souligné sur les aides d’état (subventions publiques) qui sont souvent en pure perte et sans condition (rares avances remboursables, difficulté de la prise de participation pour les collectivités,..)