La France a abandonnée sa composante nucléaire terrestre au cours des années 90. Avec le retour d’une menace “à portée” du territoire national et une incertitude générale sur le territoire européen, verra-t-on un retour de la composante nucléaire terrestre française?
ad-undeterminam on
Le nucléaire a tendance a dernièrement prouver son inutilité pour ce qui est de dissuader les conflits. Juste personne ne s’en sert, tout le monde menace et on fait la guerre sans.
skysi42 on
J’avoue que personnellement j’ai pas vraiment de préférence si la fin du monde vient des airs, dss océans ou de la terre.
Regardelestrains on
La première question c’est : _pourquoi ?_ Qu’est-ce que la composante terrestre permettrait de faire que les deux autres composantes ne permettent pas de faire ? Un équipement militaire a vocation à répondre à un besoin identifié ou éventuel.
La deuxième c’est : _à quel coût ?_ Et puis précisément : quel coût d’opportunité ? Le budget militaire de la France ne sera pas extensible à l’infini, donc tout euro mis dans cette composante terrestre manquera ailleurs. Il faudra arbitrer entre un renforcement des capacités conventionnelles et le retour de la composante terrestre (voire entre la composante terreste et le renforcement des deux composantes existantes).
Je n’ai pas d’expertise forte sur le sujet, mais il me semble que les débats actuels portent plutôt sur la capacité de la France à aider les Ukrainiens (et à l’avenir, d’autres Etats peut etre) de maniere conventionnelle sur le front, plutôt que sur notre capacité à vitrifier Moscou (ou demain un autre adversaire désigné). Si c’est le cas, je suis sceptique sur l’intérêt de la composante terrestre.
SweeneyisMad on
Je préfèrerais qu’on augmente le nombre de porte-avion et de sous-marin nucléaire.
Dependent-Emu6395 on
Pardon mais, comment on peut avoir un avis sur ça ? Vraie question
(Enfin à moins d’être passionné par le sujet)
SraminiElMejorBeaver on
Je vois pas l’intérêt, le ASN4G va être de toute façon extrêmement difficile à intercepter même dans un environnement comme Israël en allant à mach 8 et en pouvant manoeuvrer, et on développe un planeur hypersonique en plus d’avoir nos sous-marins.
Donc au final c’est mieux d’avoir que 2 composantes vu que la composante aérienne peut être utilisé sans que le monde panique par l’envoi d’un ibcm permettant à la France de signifier à son ennemi qu’elle est prête à utiliser le feu nucléaire.
On est un des rares pays à avoir un feu nucléaire intermédiaire et le seul à avoir une doctrine autour de ce dernier.
KhalaadDruun on
Non.
La doctrine nucléaire française n’a pas besoin de la composante terrestre.
Le principe est le suivant :
– en cas d’atteinte à nos intérêts vitaux la composante aérienne permet de délivrer un ultime avertissement
– la composante sous marine permet d’annihiler l’agresseur si l’avertissement ultime n’a pas suffit.
La composante terrestre permettait à l’époque de disposer de la performance et de la puissance que les technologies d’alors ne permettaient pas d’avoir en aérien ou sous-marin (portée, précision et Mt) mais ce n’est plus la cas.
Quitte à avoir les moyens de remettre en place cette composante mieux vaudrait les utiliser pour upgrader notre capacité conventionnelle (2e porte avion, dotations destineees à la haute intensité….)
8 commenti
Source de l’image: [France diplomatie – Désarmement Nucléaire](https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/securite-desarmement-et-non-proliferation/desarmement-et-non-proliferation/traite-sur-la-non-proliferation-des-armes-nucleaires-62963/desarmement-nucleaire/)
La France a abandonnée sa composante nucléaire terrestre au cours des années 90. Avec le retour d’une menace “à portée” du territoire national et une incertitude générale sur le territoire européen, verra-t-on un retour de la composante nucléaire terrestre française?
Le nucléaire a tendance a dernièrement prouver son inutilité pour ce qui est de dissuader les conflits. Juste personne ne s’en sert, tout le monde menace et on fait la guerre sans.
J’avoue que personnellement j’ai pas vraiment de préférence si la fin du monde vient des airs, dss océans ou de la terre.
La première question c’est : _pourquoi ?_ Qu’est-ce que la composante terrestre permettrait de faire que les deux autres composantes ne permettent pas de faire ? Un équipement militaire a vocation à répondre à un besoin identifié ou éventuel.
La deuxième c’est : _à quel coût ?_ Et puis précisément : quel coût d’opportunité ? Le budget militaire de la France ne sera pas extensible à l’infini, donc tout euro mis dans cette composante terrestre manquera ailleurs. Il faudra arbitrer entre un renforcement des capacités conventionnelles et le retour de la composante terrestre (voire entre la composante terreste et le renforcement des deux composantes existantes).
Je n’ai pas d’expertise forte sur le sujet, mais il me semble que les débats actuels portent plutôt sur la capacité de la France à aider les Ukrainiens (et à l’avenir, d’autres Etats peut etre) de maniere conventionnelle sur le front, plutôt que sur notre capacité à vitrifier Moscou (ou demain un autre adversaire désigné). Si c’est le cas, je suis sceptique sur l’intérêt de la composante terrestre.
Je préfèrerais qu’on augmente le nombre de porte-avion et de sous-marin nucléaire.
Pardon mais, comment on peut avoir un avis sur ça ? Vraie question
(Enfin à moins d’être passionné par le sujet)
Je vois pas l’intérêt, le ASN4G va être de toute façon extrêmement difficile à intercepter même dans un environnement comme Israël en allant à mach 8 et en pouvant manoeuvrer, et on développe un planeur hypersonique en plus d’avoir nos sous-marins.
Donc au final c’est mieux d’avoir que 2 composantes vu que la composante aérienne peut être utilisé sans que le monde panique par l’envoi d’un ibcm permettant à la France de signifier à son ennemi qu’elle est prête à utiliser le feu nucléaire.
On est un des rares pays à avoir un feu nucléaire intermédiaire et le seul à avoir une doctrine autour de ce dernier.
Non.
La doctrine nucléaire française n’a pas besoin de la composante terrestre.
Le principe est le suivant :
– en cas d’atteinte à nos intérêts vitaux la composante aérienne permet de délivrer un ultime avertissement
– la composante sous marine permet d’annihiler l’agresseur si l’avertissement ultime n’a pas suffit.
La composante terrestre permettait à l’époque de disposer de la performance et de la puissance que les technologies d’alors ne permettaient pas d’avoir en aérien ou sous-marin (portée, précision et Mt) mais ce n’est plus la cas.
Quitte à avoir les moyens de remettre en place cette composante mieux vaudrait les utiliser pour upgrader notre capacité conventionnelle (2e porte avion, dotations destineees à la haute intensité….)