
La Russia si blocca in un’economia di guerra ad alto rischio
https://www.mediapart.fr/journal/international/190225/la-russie-s-enferme-dans-une-economie-de-guerre-haut-risque?utm_source=global&utm_medium=social&utm_campaign=SharingApp&xtor=CS3-5
di LordSblartibartfast
6 commenti
>**La Russie a connu deux années de croissance soutenue grâce à la mise en place d’une économie de guerre. Mais elle doit désormais faire face au risque de surchauffe, et à sa spécialisation militaire.**
>« *Nous allons provoquer l’effondrement de l’économie russe.*» Le 1er mars 2022, Bruno Le Maire, alors ministre de l’économie et des finances, était certain d’en finir avec l’agression russe contre l’Ukraine grâce aux sanctions économiques. Trois ans plus tard, son pari a manifestement échoué.
>Début février, le premier ministre russe, Mikhaïl Michoustine, a présenté le bilan économique de son pays pour 2024. Le PIB a progressé en volume de 4,1 %, comme en 2023. Pour la première fois de l’histoire du pays, sa valeur nominale dépasse 200 000 milliards de roubles (2 124 milliards d’euros). Depuis 2020, la Russie est la quatrième économie du monde en parité de pouvoir d’achat et en dollars constants, selon la Banque mondiale.
>Les sanctions internationales n’ont donc pas provoqué l’effondrement de l’économie russe. Mais cela ne signifie pas qu’elles n’ont eu aucun impact. Les sanctions et la poursuite du conflit en Ukraine ont, en réalité, conduit à une profonde transformation de l’économie russe qui a, certes, assuré une croissance soutenue, mais aussi créé des fragilités nouvelles.
>La Russie avait, pour répondre aux sanctions, quelques atouts dont elle a pleinement joué : un outil productif vieillissant mais important, l’absence d’un consensus international sur les sanctions et des réserves de change importantes, malgré les saisies occidentales. Ces trois éléments ont permis à Moscou d’engager une conversion vers une économie de guerre.
>L’économie de guerre n’est pas seulement la production massive d’armements : c’est la mise au pas de l’ensemble des forces productives pour la guerre. Cela signifie que la demande militaire est centrale et prioritaire. C’est, au reste, ce que les naïfs comme Bruno Le Maire ont oublié : la production de marchandise est indifférente à l’usage de ces dernières. Si, en Russie, le seul élément rentable est la production pour l’armée, alors le capitalisme russe se concentrera sur ce besoin, au détriment des autres.
Moui… Avec Poutine qui ouvre aux États-Unis l’exploitation des ressources naturelles du territoire russe, je crois qu’il va pouvoir se refaire assez rapidement…
Si le deal est signé, on est mal.
> Or, précisément, le risque est bien celui d’une fuite en avant.
Et avant un Trump à la botte de Poutine, les européens vont devoir faire face seuls à Russie (en espérant qu’on ne se prennent pas en prime des sanctions surprises de la part des États-Unis pour avoir eu le tort de nous défendre ou qu’ils n’en profitent pas pour annexer le Groenland). Je suis pas optimiste pour la survie de l’UE à cette décennie.
J’en ai plein le cul de jouer les Cassandre et de voir ensuite le pire des scénarios se dérouler. Si on avait fait le moindre effort pour aider l’Ukraine, on en serait pas là.
Très intéressant. Comme d’habitude avec les articles de Romaric Godin.
Après j’ai toujours du mal à comprendre comment, hors victoires militaires majeures permettant de mettre la main sur des pactoles de guerre (ressources etc.) ou export de matériels de guerre importants, une économie de guerre (dans laquelle il explique que la Russie est maintenant presque enfermée) peut être viable de toute manière. Dans le sens où on vient mettre au travail une large partie de la population pour produire des engins qui ont pour finalité de partir en fumée. On imaginerait mal consacrer la majeure partie de nos efforts de production à des feux d’artifice par exemple. Sans parler du nombre de jeunes hommes morts et du creux démographique futur à gérer dans un pays déjà vieillissant.
Finalement, ce qui est impressionnant avec la Russie c’est sa capacité à asservir une large partie de ses peuples (Sibérie, Daghestan, Tchétchénie etc.) qui servent de chaire à canon, le Russe moyen qui voit son niveau de vie chuter, le tout au profit d’une élite et de beaucoup d’égo impérial… sans qu’on ait l’impression d’assister à la moindre déstabilisation de l’empire. Ça doit faire rêver plus d’un oligarque occidental.
L’economie de Guerre ça marche très bien quand la guerre n’est pas sur ton territoire… cf les US depuis 19xx
J’aimerais y croire. Les Russes développent leur industrie aéronautique civile avec de nouveaux moteurs, leur industrie des composants électroniques avec l’objectif d’atteindre 11,2nm cette année et une technologie qui pourrait leur permettre de dépasser ASML (la technologie EUV est fournie par les États-Unis). C’est l’Europe qui doit se bouger le cul et arrêter d’engraisser des milliardaires.
https://www.notebookcheck.net/Russia-is-developing-a-11-2-nm-EUV-lithography-system-to-rival-ASML-s-technology.935627.0.html