François Bayrou, sotto il fuoco delle critiche a sinistra e a destra, si indebolì anche nel suo campo

    https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/03/19/francois-bayrou-sous-le-feu-des-critiques-a-gauche-et-a-droite-est-desormais-fragilise-dans-son-propre-camp_6583418_823448.html

    di France-soir

    Share.

    15 commenti

    1. Ed_Dantesk on

      Mais la droite est remplie de collabo sans courage, il ne risque donc rien

    2. France-soir on

      Je n’ai pas accès à l’article complet, mais rien que la partie gratuite m’emplit d’une douce Schadenfreude.

    3. Artyparis on

      Ok la situation est compliquée.

      Mais qui pensait qu’il serait carbonisé au bout de 100 jours ?

      Putain 2 ans, comme disait Chirac.

    4. Tenshizanshi on

      Heureusement qu’on a pas un PM de gauche, sinon ça serait le chaos

    5. kreeperface on

      > Dépourvu de majorité, le centriste éprouve les limites de sa condition. Et souffre d’avoir concédé à ses ministres la liberté de parole et d’action.

      > Son ministre de l’intérieur, Bruno Retailleau, remet en cause sa participation au gouvernement si l’Elysée et Matignon ne le soutiennent pas dans son « rapport de force » diplomatique avec l’Algérie, dans un entretien au Parisien Dimanche. Puis, deux jours plus tard, Gérald Darmanin brandit à son tour la menace d’une démission à la suite de son désaccord avec la ministre des sports, Marie Barsacq, et la ministre de l’éducation nationale, Elisabeth Borne, au sujet du port du voile dans le sport, les accusant de « naïveté » sur le « communautarisme ». « Si le gouvernement est favorable au port du voile dans les instances sportives, on aura un sujet de participation », avance-t-il, mardi, dans Le Parisien.

      > « [Retailleau et Darmanin] nous tapent dessus pour se faire mousser », s’agace Mme Borne auprès d’élus de Renaissance. « Les critiques internes entre ministres sont inacceptables, il y a des limites », s’emporte, mardi, le premier ministre, lors du petit déjeuner de la majorité avant de convoquer les ministres concernés.

      Se vante de la pluralité de son gouvernement. S’agace de la pluralité de son gouvernement. Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes.

    6. Thor1noak on

      Il est un peu plus de 20 heures, mardi 18 mars, quand les députés du Mouvement démocrate (MoDem) rejoignent leur chef, François Bayrou, dans l’un des salons du rez-de-chaussée de l’hôtel Matignon. Le premier ministre de 73 ans a fait dresser pour eux de larges tables. « J’ai besoin de vous », lâche-t-il, avant même que la trentaine de convives n’entame le poulet fermier arrosé de côtes-du-rhône.

      Auprès de ses troupes, le chef du gouvernement s’épanche sur la violence qu’il affronte dans l’Hémicycle. Lui qui rêvait tant d’occuper la Rue de Varenne apparaît soudain fragile. « J’ai besoin de croiser vos regards », avoue-t-il, réclamant une plus grande présence de ses élus au Palais-Bourbon lorsqu’il s’exprime. « Je suis un affectif », concède-t-il.

      Après le choc lié à la chute du gouvernement Barnier, en décembre 2024, le Béarnais devait être l’homme de la réconciliation. Le voici confronté aux mêmes écueils, ou presque, que son prédécesseur de droite. Dépourvu de majorité, le centriste éprouve les limites de sa condition. Et souffre d’avoir concédé à ses ministres la liberté de parole et d’action.

      Son ministre de l’intérieur, Bruno Retailleau, remet en cause sa participation au gouvernement si l’Elysée et Matignon ne le soutiennent pas dans son « rapport de force » diplomatique avec l’Algérie, dans un entretien au Parisien Dimanche. Puis, deux jours plus tard, Gérald Darmanin brandit à son tour la menace d’une démission à la suite de son désaccord avec la ministre des sports, Marie Barsacq, et la ministre de l’éducation nationale, Elisabeth Borne, au sujet du port du voile dans le sport, les accusant de « naïveté » sur le « communautarisme ». « Si le gouvernement est favorable au port du voile dans les instances sportives, on aura un sujet de participation », avance-t-il, mardi, dans Le Parisien.

      « [Retailleau et Darmanin] nous tapent dessus pour se faire mousser », s’agace Mme Borne auprès d’élus de Renaissance. « Les critiques internes entre ministres sont inacceptables, il y a des limites », s’emporte, mardi, le premier ministre, lors du petit déjeuner de la majorité avant de convoquer les ministres concernés.

      #Procès en inaction

      François Bayrou est pris en étau entre une gauche en colère et une droite revancharde. Dimanche, il a heurté les syndicats et le Parti socialiste (PS) en affirmant son refus de revenir à une retraite à 62 ans, lors d’une interview sur France Inter. Le « conclave » sur les retraites, que le chef du gouvernement avait lui-même mis en place pour amender, « sans totem ni tabou », la très impopulaire réforme de 2023, fixant l’âge de départ à 64 ans, apparaît soudain vide de sens.

      « François Bayrou commet une erreur en pensant que nous ne pouvons plus le censurer », a prévenu, mardi, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, sur BFM-TV. « [Le premier ministre] n’est pas indéboulonnable », a ajouté l’élu de la Seine-et-Marne. « J’ai répondu en conscience », a assumé, un peu plus tard, le chef du gouvernement devant l’Assemblée nationale, en confirmant que revenir à 62 ans n’était « pas possible ».

      A droite, Laurent Wauquiez sonne, lui aussi, la charge. « Nous étions prêts à travailler avec vous », a lancé le chef des députés Les Républicains (LR). Mais « nous avons reçu le programme législatif. (…) Il n’y a rien », a-t-il cinglé, déplorant l’absence d’une grande loi sur l’immigration. Cette attaque relève sans doute « du cinéma » politique, comme veut le croire le député (MoDem) de l’Eure-et-Loir Philippe Vigier, qui pense que M. Wauquiez vise en réalité son rival pour la présidence de LR, Bruno Retailleau. Mais l’élu de la Haute-Loire nourrit le procès en inaction intenté au premier ministre. « La grille de lecture majeure pour l’opinion publique, c’est l’inertie : François Bayrou ne fait rien, il ne se passe rien », constate, de son côté, Frédéric Dabi, directeur de l’institut de sondage IFOP.

      A l’heure où l’ordre mondial est bousculé par les virevoltes affolantes du président américain, Donald Trump, et par les accents impérialistes de la Russie de Vladimir Poutine, les oppositions, comme une partie de la coalition gouvernementale, s’alarment de voir le pays s’engourdir. « La crise internationale renforce le besoin d’un cap clair, appuie le député de la Seine-et-Marne Frédéric Valletoux, membre d’Horizons, le parti d’Edouard Philippe. C’est une période où il est difficile de mettre la tête dans le sable. »

      De Lille, où il tenait, dimanche 16 mars, le congrès interrégional de son mouvement, Edouard Philippe, pourtant un allié du gouvernement, a, lui aussi, visé le locataire de Matignon, qui élude, à ses yeux, les sujets fâcheux. L’heure est au sursaut et aux sacrifices pour financer l’effort militaire et non au statu quo que semble défendre le président du MoDem, pense-t-il. La France, « pour des raisons qui lui sont propres, est engluée dans un immobilisme dangereux », a clamé devant ses militants le candidat à la présidentielle de 2027, suscitant l’indignation Rue de Varenne. Edouard Philippe et François Bayrou devaient déjeuner ensemble, mercredi 19 mars, à Matignon.

      #A Renaissance, un soutien résigné

      Les élus d’Horizons, comme les députés LR ou macronistes, n’iront pas jusqu’à voter une éventuelle censure. Faire chuter François Bayrou ne ferait qu’« ajouter de la crise à la crise », raisonne-t-on à Renaissance. Mais leur soutien s’apparente à une résignation. « On n’est pas fan à se déchirer le maillot, mais laissons faire [le premier ministre] pour ne pas retomber dans le cirque de l’instabilité politique », soupire un proche de Gabriel Attal, président du groupe des députés macronistes. « Il y a un accord pour dire “on fait socle pour soutenir un gouvernement”, mais il n’y a pas de travail collectif », se désole, pour sa part, Hervé Marseille, le président du groupe Union centriste au Sénat.

      « François Bayrou est dans la même seringue que celle de Michel Barnier, mais elle se prépare avec des ingrédients différents », présume Sacha Houlié, député (non inscrit) de la Vienne . A en croire l’ex-macroniste, le sort du chef du gouvernement se jouera en juin, après la tenue des congrès du PS et de LR, et après le prononcé du jugement dans le procès de Marine Le Pen pour détournement de fonds européens, attendu le 31 mars. « Au printemps, Bayrou saute comme un bouchon de champagne ! », pronostique Harold Huwart, député (Libertés, indépendants, outre-mer et territoires, LIOT) de l’Eure-et-Loir.

      Le président du MoDem rumine sa rancœur, affecté par ses difficultés et par l’ampleur qu’a prise l’affaire des violences sexuelles au sein de l’établissement scolaire privé Notre-Dame de Bétharram, dans les Pyrénées-Atlantiques, qu’il est accusé d’avoir ignorées lorsqu’il était ministre de l’éducation nationale, de 1993 à 1997. Une « manœuvre » visant à le faire chuter, dénonce-t-il. Les députés socialistes, qu’il pensait à ses côtés, ont été parmi les premiers à l’attaquer. « C’est honteux ! », s’est-il emporté, dès la mi-février, devant des proches, alors qu’il doit être entendu dans les prochaines semaines par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale.

      « Bétharram, c’est devenu un abcès qui suppure », juge un vieux compagnon de route du centriste. « Bayrou avait été crédité pour son habileté sur le vote du budget. L’affaire Notre-Dame de Bétharram a tout balayé », relève le sondeur Frédéric Dabi. Mardi soir, devant les siens, M. Bayrou s’est pris à douter. « Si, à l’automne, nous sommes encore là… », a-t-il soupiré devant les élus du MoDem.

    7. jerlafougere on

      Macron aurait du mettre une chèvre à la place, elle s’en saurait mieux sortie.
      Il n’est que “l’idiot utile” du président pendant que Retailleau cherche des histoires avec l’Algérie sans rendre des comptes au quai d’Orsay et Darmanin avec les femmes voilées dans le milieu sportif alors que ce n’est clairement pas le domaine dans lequel il a été nommé !
      On peut rajouter Valls avec son pétrole en Guyane en mode “balleck” l’écologie et son ministère, sérieusement il sert à quoi ce PM à part pointer ses heures de travail pour avoir son indemnité retraite ?

    8. vincesword on

      >réclamant une plus grande présence de ses élus au Palais-Bourbon lorsqu’il s’exprime. *« Je suis un affectif »*, concède-t-il

      donc il a mis un “affectif” à la tête d’un gouvernement illégitime. ok trés bien.

    9. Fifiiiiish on

      Toujours étonné qu’il soit toujours en poste lui.

      On aurait pas pu garder Barnier à la place?

    10. Past_Plate5740 on

      Il est temps de dire bye-bye roux! (Même si il a les cheveux blancs)

    11. GalaadJoachim on

      Heu… C’est quoi “*son propre camp*” à Bayrou ?

    Leave A Reply