Share.

    4 commenti

    1. CouteauBleu on

      Il n’y a pas *« d’enrichissement personnel dans le dossier »*, a insisté Rodolphe Bosselut, l’avocat de Marine Le Pen, dans sa plaidoirie, mercredi 27 novembre, au dernier jour du procès de l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement national (RN).

      Depuis les réquisitions du parquet, Marine Le Pen et les cadres du parti le répètent dès qu’un micro leur est tendu : *« Dans cette affaire, il n’y a pas un centime d’enrichissement personnel. »* Un argument destiné à minimiser les faits reprochés : le parti et 27 de ses membres sont accusés d’avoir détourné 4,6 millions d’euros de fonds publics européens pendant douze ans (2004-2016). 

      Mais ces éléments de langage du RN se heurtent à la réalité du dossier judiciaire, qui montre que, sur trois mandatures, sous la direction des deux patrons successifs du parti, ce sont la famille Le Pen et ses proches qui auraient profité des détournements de fonds présumés.

      Cette dimension a été retenue par le parquet dans ses réquisitions, le 13 novembre : *« Cet enrichissement partisan est doublé* […] *d’un intérêt personnel direct des principaux responsables concernés et d’un enrichissement personnel de leurs proches »*, ont estimé les procureurs, en soulignant que c’était une particularité de l’affaire du RN.

      Pour le parquet, les salaires *« n’étaient pas fixés au hasard »* : *« aux côtés de personnels techniques peu rémunérés »*, *« ces contrats fictifs sont également venus financer le maintien d’un train de vie tout à fait confortable, avec des salaires de même tout à fait confortables, aux proches et fidèles alliés »*, sur fonds publics, ont expliqué les procureurs.

      Ils considèrent que le système de détournements de fonds publics reproché au RN a servi *« l’intérêt personnel de ses dirigeants »* car il a *« contribué à sécuriser une garde rapprochée fidèle et rémunérée »*, *« au service des ambitions du parti »* mais également *« de leurs ambitions politiques personnelles, pour maintenir, et faire grandir, leur propre influence au sein du parti et comme figure de proue du parti, et pour porter – aux frais du contribuable – leur carrière politique personnelle »*.

      De leur côté, le RN et les 25 prévenu·es, qui sont présumés innocents, contestent tout emploi fictif et tout enrichissement personnel.

      Une chose est sûre : les enveloppes budgétaires dont disposent les eurodéputé·es pour recruter des assistant·es (21 000 euros mensuels par député en 2014) ont en partie été aspirées par des proches des Le Pen embauchés comme assistant·es parlementaires, avec des rémunérations parfois nettement supérieures au salaire moyen d’un·e assistant·e.

      Au Parlement européen, les rémunérations des assistant·es varient fortement selon leur rôle et leur niveau de responsabilité. Mais en moyenne, les juniors gagnent aujourd’hui entre 2 500 et 3 500 euros brut par mois, tandis que les seniors peuvent percevoir des salaires allant jusqu’à 6 000 euros brut par mois, voire un peu plus pour des postes stratégiques.

      Autre certitude, les hauts salaires octroyés n’auraient pas pu être pris en charge par le Front national, qui était alors en grande difficulté financière, comme l’expliquait le trésorier du parti dans un mail à Marine Le Pen en juin 2014 : *« Nous ne nous en sortirons que si nous faisons des économies importantes grâce au Parlement européen. »*

      Le dossier judiciaire – et en particulier des mails internes – montre que pour verser ces salaires importants, il a fallu dégager de la place sur les enveloppes des eurodéputé·es et que des transferts en cascade d’assistant·es ont été réalisés, sans aucune logique fonctionnelle. Ces *« va-et-vient frénétiques »* sont *« totalement décorrélés de l’activité effective des “assistants” »*, ont insisté les procureurs.

    2. CouteauBleu on

      Article de Mediapart du 27 novembre 2024, encore plus d’actualité quatre mois plus tard. Je note en particulier cette partie, qui montre l’hypocrisie complète de Le Pen:

      > En 2011, Marine Le Pen a embauché comme assistants ses deux vice-présidents et directeurs de campagne présidentielle : son compagnon de l’époque, Louis Aliot (pendant trois ans), et son bras droit Florian Philippot (durant les campagnes de la présidentielle et des législatives), qui ont respectivement été rémunérés 5 006 euros et 5 023 euros brut pour des contrats à mi-temps – ce qui équivaudrait à un temps plein payé 10 000 euros brut.
      >
      > Dès 2012, les services du Parlement ont jugé utile de rappeler le règlement à Marine Le Pen : les subventions européennes « ne peuvent servir directement ou indirectement à financer des contrats établis avec des groupes politiques du Parlement ou des partis politiques », pas plus qu’elles ne sont destinées à employer les « conjoints des députés ou leurs partenaires stables non matrimoniaux ». Dans sa réponse, l’eurodéputée leur avait rétorqué que « la durée horaire modeste de leurs contrats d’assistance parlementaire permet de concilier deux activités professionnelles ».

      Donc on a Le Pen qui:

      – Fait payer 5 000 balles par mois à son directeur opérationnel de campagne / petit copain, ce qui est clairement une forme d’enrichissement personnel.
      – Est confrontée par les services du Parlement, et leur ment en assurant que Aliot exerce bien une activité d’assistant parlementaire (à mi-temps), ce qui prouve que ce n’est pas juste un désaccord administratif mais une fraude délibérée.

    3. > pourquoi le RN s’arrange avec la réalité

      C’est à cause de la partie ‘intellectuelle’ de leur malhonnêteté, qui a de beaux jours devant elle, vu que contrairement à l’autre partie, elle ne risque pas de finir devant un tribunal.

    4. Liomarcus3 on

      4 100 000 quand même, je vous invite à poster ce chiffre a chaque fois qu’ils essayent de nous la mettre à l’envers

      C’est 4 100 000 qu’ils n’ont pas eu à sortir et qu’ils ont distribué en SALAIRES, il y a donc bien enrichissement indirecte.

      Ah mais il y a pas de comptabilité peut être …

    Leave A Reply