
Testimonianze. “Non è normale vivere nella paura”: di fronte agli attacchi e alle minacce del “DDPF”, questi supervisori carcerari si confidono
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di Guifel
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> Le médecin l’a mis en arrêt, accident de travail. “Avec tout ce qui passe aujourd’hui et l’impact psychologique, honnêtement, je ne retournerai pas tout de suite travailler dans un environnement carcéral”, avoue Carlos*, dépité de voir que son épouse à la maison n’ose plus s’approcher des fenêtres, ni de la porte d’entrée ces derniers jours. Sa fille de 6 ans ne veut plus aller à l’école et les nuits sont devenues compliquées avec un sommeil haché pour toute la famille. “Je me dis que ce n’est pas normal de vivre dans la peur comme ça à cause de son emploi. Et dans l’histoire, ça me tourmente que ma famille soit obligée de subir, de payer même mon choix professionnel”, ajoute le jeune homme.
> Constater que les jours suivants, d’autres collègues ailleurs en France ont subi des attaques du même genre a évidemment ajouté au trouble des surveillants pénitentiaires de Valence. Il y a eu d’autres incendies et des faits d’une plus grande violence encore. En Isère, département voisin de la Drôme, cette semaine un pavillon de Villefontaine a été directement visé et l’attaque menée à la Kalachnikov a carrément été filmée, la vidéo de revendication publiée sur les réseaux sociaux.
> On y voit en gros plan une silhouette noire qui rafale cette maison. La porte est en flamme. En fait, l’assaillant s’est trompé, a visé la maison du voisin d’un surveillant pénitentiaire, mais l’intimidation est maximale. À Meaux, le hall d’immeuble d’une surveillante a été incendié. Elle a dû quitter son logement. La communauté pénitentiaire est branchée sur les informations, se lève chaque matin en se demandant si et où ça a frappé cette nuit.
> “J’ai regardé plusieurs fois les images de Villefontaine. Je n’en revenais pas. C’est vraiment effrayant. Imaginez si un tir touchait un conjoint ou des enfants de surveillants. C’est glaçant”, commente Arlette*, surveillante à Valence et mère de famille, qui confie que “tout ça l’a rendue plus vigilante”.
C’est just éprouvant et je ne peux que souhaiter force à ces courageux agents dont peu parle de leurs souffrances.