
No, l’educazione dei bambini non è stata trascurata nel Medioevo, lontano da esso
https://www.slate.fr/culture/histoire-enfants-education-moyen-age-traites-pedagogie-parents-parole-exemple-apprentissage-jeunes-formation-travail-bonnes-feuilles-didier-lett
di Seaclops
3 commenti
Et le cadeau bonux, un article de Historia:
[Les enfants au Moyen Âge étaient-ils victimes de violence et mal-aimés par leurs parents ? 8 idées reçues décryptées](https://www.historia.fr/societe-religions/vie-quotidienne/les-enfants-au-moyen-age-etaient-ils-victimes-de-violence-et-mal-aimes-par-leurs-parents-8-idees-recues-decryptees-2163922)
> Un fort souci éducatif: de nombreux traités de pédagogie
Ça montre ce qui me dérange avec ce genre de takes : encore faut-il savoir lire. Nul doute sur le soucis de l’éducation des enfants du Vicomte de La Plesse d’Orgelat, mais qu’en est-il de la majorité paysanne ?
C’est Didier Lett qui écrit, donx c’est une garantie de sérieux.
Après, évidemment, le titre et l’article sont volontairement beaucoup plus sensationalistes que la réalité et le livre dint Lett vient faire la pub.
Déjà, Didier Lett ne parle que du XII-XVe, parce que c’est un spécialiste du bas Moyen Âge, et tous ses travaux depuis 40 ans sont sur cette période. Ensuite, le terme “d’éducation” est très flou. Si on parle d’instruction intellectuelle, ça ne concerne évidemment que les élites.
Mais oui, que ce soit au VIe ou au XVe, on ne laissait pas les enfants sans attention ou éducation. Les classes populaires avaient besoin des enfants pour perpétuer le travail famillial, donc on les éduquaient aux tâches du quotidiens et aux métiers des parents (même si la majorité de cette éducation était par simple imitation visuelle puis répétition des gestes). Et pour les élites, il y avait effectivement un souci d’éducation sociale et intellectuelle, avec effectivement des professeurs, des manuels de pédagogie et un appareil éducatif développé. Pour les hommes comme les femmes de la haute aristocratie, d’ailleurs, dès le début du Moyen Âge. Non seulement parce qu’elles avaient un rôle de médiation politique, mais surtout parce que l’éducation permettait d’être une meilleure chrétienne, puisqu’en pouvant lire les textes théologiques, on développait sa dévotion.