
Ho bisogno di un’opinione seria. Uno dei miei amici molto intimi per 7 anni è stato affondato in un inquietante delirio mentale e non so cosa fare.
Questo ragazzo è sempre stato qualcuno giusto, gentile, divertente, un po ‘marginale ma stabile. Tranne che dal suo divorzio espresso (sua moglie lo ha lasciato due settimane dopo il matrimonio, dicendo che aveva capito direttamente che non stava andando a casa), tutto slittava. Mi dice che era perché aveva problemi a bandaging, non riusciva a dormire con lei, era molto eccitato o molto stanco, beveva molto, diceva cose incoerenti … ed era qualcosa che non aveva notato.
So che ha un disturbo della personalità schizoide per il quale è stato internato quando aveva 16 anni e da quando è stato curato con droghe ma dal divorzio ha aumentato la dose in modo super drastico.
Ha visto recluso nella cantina di sua sorella, dorme tutto il giorno, non funziona più e invia dozzine di messaggi deliranti e incoerenti, spesso mistici, religiosi o esoterici. È convinto di essere il Messia, parla di forze oscure, serpenti, cospirazioni, Dio, diavolo, mescola tutto e parla di allusioni alle rivelazioni che da solo capisce.
È convinto che siamo contro di lui, io e un altro amico molto intimo. Ci ha detto che se ci vede mai in strada, ci “scatole a morte”. Non l’abbiamo mai visto così e stiamo iniziando a avere davvero paura.
Qualche mese fa, ha rubato € 2.000 scattando una foto della mia carta di banca senza dirmelo e ordinando cose con esso. Se non avessi avvertito suo padre, non avrei mai visto soldi.
Oggi è chiaramente in un delirio paranoico, isolato, aggressivo e allucinato. Invia immagini glaucose, roba di serpente, simboli religiosi invertiti e paure. Minaccia anche l’altro mio amico (Jonathan), ci tratta come nemici e ha accesso ai nostri indirizzi.
Siamo persi, poiché tutto è ricoperto da un bizzarro discorso mistico, si prende una figura divina ma agisce con odio, violenza e confusione.
Non voglio innescare un dramma, né intraprendere un procedimento legale lungo e sporco. Ma sono diviso tra: • Segnala alle autorità o alla sua famiglia (suo fratello non risponde) • Bloccalo completamente, ma temo che si venda vendicata • o lascia che ci siano, ma lì non è più possibile
Non so se sto reagendo in modo eccessivo o se è davvero un’emergenza psichiatrica, ma quello che so è che non è più un gioco.
Scrive in un ciclo che suo fratello è Dio …
Cosa faresti, francamente?
PS: ecco un estratto di conversazione con questo tipo. Voleva farmi una grande rivelazione su di lui e su tutto, ma mi ha detto che non poteva fargli fino a quando non sono “completamente calmo” … tranne che allo stesso tempo ero con la mia famiglia e ho lavorato un po ‘. L’ho messo in archivio. È l’estratto di un monologo che è durato a lungo (più di 3 ore).
https://ibb.co/ks0z4s1p
https://ibb.co/hzxffgs
https://ibb.co/99rwfkks
https://ibb.co/csvmx1ry
https://ibb.co/flp0p1tx
https://ibb.co/qjnj0p4p
https://ibb.co/1gwdkzp0
https://ibb.co/0yt99zcz
https://ibb.co/pjn0zm1x
https://ibb.co/wff1strv
di Joprizze
25 commenti
Évidemment que c’est une urgence psychiatrique, téléphone à son père pour que lui même téléphone le plus vite possible aux urgences psychiatrique.
Pour le reste libre à toi et à votre groupe d’amis de l’écarter de vos vies, on ne peut pas prendre la décision pour vous.
Salut, et courage pour gérer ça ! Je ne m’y connais pas très bien, mais ce que m’évoque ton message de façon absolument limpide :
> ou si c’est réellement une urgence psychiatrique
Si, c’est complètement une urgence psychiatrique.
Après, d’autres auront sûrement plus de conseils sur l’internement, volontaire ou pas, je ne connais pas ni ne sait ce qui est le mieux. Tu sembles avoir accès à sa famille, c’est probablement en discutant avec eux que vous pourrez avancer ensemble. Mais la seule chose dont je suis quasiment sûr en te lisant, c’est que la réponse à tes (vos) problèmes n’est pas judiciaire, elle est médicale, et bien sûr, excessivement compliquée…. 🙁
Bon courage à toi !
Ça ressemble fort à un syndrôme schyzophrénique, cet homme a besoin d’aide, peut être même d’être placé sous tutelle. La seule chose que tu peux faire c’est de l’encourager à aller se présenter en centre psychiatrique pour qu’il soit diagnostiqué, ou s’il refuse de pousser sa famille à le faire.
Pour la petite histoire, j’avais bu des bières chez un voisins atteint de “troubles de la confusion” (le terme utilisé par son psy pour parler de troubles schyzophrènes) et sa conversation ressemblait beaucoup aux propos tenus par ton ami.
3114 : Numéro national de prévention du suicide, gratuit, disponible 24h/24 et 7j/7. Ce service est assuré par des professionnels de la psychiatrie et de la santé mentale, pour toute personne en détresse psychologique ou ayant des idées suicidaires
Urgence Psy
Urgence psychiatrique avec hospitalisation sous contrainte. A ce stade c’est “le mieux” je pense.
Bon courage !
Ton ami est en pleine phase délire psychotique / schizo qui ne va faire que s’empirer si toi et ses proches n’y mettent pas fin LE PLUS VITE POSSIBLE.
Il va peut être vous détester au début, mais une fois la crise passée, les émotions redescendront et il vous remerciera même probablement d’avoir agis pour lui. Si vous ne faites rien ou si vous agissez trop tard, ce sera pas le même scénario.
**Appelez les urgences psychiatriques**, ce n’est pas une décision facile à prendre, mais si c’est votre ami et que vous tenez à lui, c’est LA SEULE bonne chose à faire.
Edit : OP qui parle de rien faire car vous comprenez, “j’ai une carrière et une image”, mais n’hésite pas à balancer à de parfaits inconnus 10 screenshots de messages alarmant qui ne font qu’enfoncer le clou sur l’urgence de la situation. J’espère que dans quelques temps tu te rendras compte de la giga connerie que tu as fait alors que tu aurais pu aider ton ami, **HONTE A TOI.**
Ton ami mérite mieux que toi.
>Je sais qu’il a un trouble schizoïde de la personnalité pour lequel il a été interné quand il avait 16 ans et depuis il est traité avec des médicaments
Je chipote peut-être, mais on n’interne pas les gens pour un trouble de la personnalité schizoïde, et c’est pas traité avec des médicaments. S’il a été interné et qu’il a démarré un traitement, c’est qu’il avait autre chose. Le trouble de la personnalité schizoïde, c’est pas de la schizophrénie, les symptômes que tu décris ne sont pas les symptômes d’un trouble de la personnalité schizoïde qui ne comporte pas de délire ni de discours désorganisé.
Ton ami a besoin de se faire interné, sa schizophrénie a l’air sévère, les autres vont en pâtir/ en pâtisse déjà et ça ne fera qu’empirer.
Laissez des professionnels de santé s’occuper de lui.
État psychotique avéré , l’hp est la seule issue.
Tu fais très bien de demander de l’aide. Je rejoins aussi les autres commentaires, c’est une urgence, qui nécessite une prise en charge rapide par des professionnels.
> Je ne sais pas si je suis en train de sur-réagir, ou si c’est réellement une urgence psychiatrique.
c’est une urgence psychiatrique.
Salut, j’ai eu le cas avec mon meilleur ami, aujourd’hui on a 35 et 36 ans, on s’est connu en seconde. Trouble bipolaire dès son enfance, lourd passé familial etc
Puis vers nos 20 ans, il entre à l’université et c’est le début de la chute avec de la petite paranoïa de compétition entre étudiants etc
Quelques années plus tard, sa mère et son oncle (qui faisait figure de père) meurent du même cancer à 6 mois d’intervalle, décompensation et là on rentre dans le dur.
Schizophrénie paranoïaque, plus de famille à part une cousine à 800km de distance et juste quelques ami(e)s qui restent. Les délires d’être élu, esclave de mega corporation qui exploite son cerveau la nuit, d’augmentation cybernétique dont le personnel médical lui cache l’existence. Il se sent observé, sans intimité, extrapole une notoriété publique inexistante.
Il n’arrive plus à tenir de travail, d’hygiène, sombre dans l’alcool, la drogue etc
Plusieurs internements psychiatriques qui ne mènent qu’à des périodes un peu plus paisible où il ne nous harcèle plus autant par message et/ou appel. En tout, en une dizaine d’années, il y aura pratiquement un internement chaque année.
Il fugue à Londres plusieurs fois, y vit comme un sdf pendant des semaines, persuadé que le monde est une illusion et que seul les anglo-saxons pourront comprendre son génie (un QI à 3 chiffres évalué vers ses 10/12 ans).
Bref, on est également devenu ses ennemis, des complices du système qui le maintiennent dans son état d’esclave du Marché.
Il est passé sous tutelle financière, on a écrit des lettres à un juge et je suis resté le dernier à lui parler jusqu’à récemment où il m’a bloqué après m’avoir menacé de mort, insulté ma famille etc
Tout ça pour dire, ça va faire 15 ans qu’il est ainsi, ça ne se soigne pas vraiment, on peut juste maintenir l’état stable avec le bon traitement mais encore faudrait il qu’il le prenne. Les hôpitaux ne surveillent pas, ne font pas de rappel à l’ordre aux patients en dehors des bâtiments de psychiatrie (et je ne blâme qu’à moitié hein, ils n’ont aucun moyen, la psychiatrie adulte c’est un néant désolant). Donc oui ton ami a besoin de se faire interner, tu peux signaler, tu peux aider mais tu n’es pas de la famille, tu n’auras que très peu de poids voir tu seras ignoré.
Et tout ce que tu peux faire, c’est resté à son écoute tant que cela n’impacte pas trop ta vie.
Courage.
Hospitalisation à demande de tiers ou non (?)
Mais si ton ami a déjà un traitement, il a peut-être déjà un suivi médical. Ou avait… Normalement son psy devrait s’en occuper..mais bon vu l’état de la psychiatrie en France.
J’ai un pote qui a perdu la tête comme ça après sa phase teuf/festoche. Visiblement certaines drogues permettent de Speedrun une maladie psychiatrique en cas de terreau fertile, d’où les légendes du mec qui a en a trop pris et est resté “bloqué”.
Bref, malheureusement ça s’est terminé à l’HP et maintenant il est soigné mais c’est juste plus la même personne du tout et tu sens que la moindre étincelle de son obsession du moment peut le refaire partir.
Honnêtement je ne me souviens plus de sa pathologie mais c’était affreux de le voir sombrer complètement pendant 6-12 mois. On a essayé ses parents, la police, les pompiers les centres etc et de ce que j’ai compris, personne ne veut de ces poids morts dans la société.
Ça s’est terminé sur une énième teuf à 7h du mat où il est reparti drogué/alcoolisé et en oubliant que c’était une voiture de location à rendre la veille, arrêté par les gendarmes.
Évidemment pour lui, tout allait bien, tout le monde (littéralement) s’était ligué contre lui. Son obsession du moment c’était melanchon. C’est pas beau les maladies mentales quand ça se présente, jamais.
C’est une urgence psychiatrique. Mon frère a eu la même chose il y a peu. Appelle son père, appelle ton amis. C’est une question de temps avant qu’a cause de ses hallucinations il fasse du mal à quelqi’un. Il te remercierai dans 1 mois. Courage. Secoue les personnes de son entourage. Pense à lui.
Hello! Les commentaires sont unanimes sur le caractère médical et urgent de la situation et je les rejoins, mais si jamais tu as d’autres questions, tu peux poster sur rAskPsychiatry (en anglais).
Pour info l’hospitalisation sous contrainte se fait à la demande d’un tiers (la plupart du temps) puis s’ensuit une série de certificats médicaux. Le premier certificat peut être fait par n’importe quel médecin si jamais il n’y a pas de service psychiatrique dans le coin, les urgences “classiques” transféreront après au pire.
Autre chose, le tiers n’est pas obligé d’être la famille (on évite en général les personnes qui sont désignées “ennemies”), ça peut être n’importe qui qui peut justifier d’un lien étroit avec la personne.
N’attendez pas inutilement en tout cas, cette personne a besoin de soins.
!remindMe 7 days
Si ça peut te rassurer, il y a peu de chance qu’il s’en prenne réellement et physiquement à toi.
Les symptômes que tu décris font penser à une crise psychotique qu’on retrouve chez les personnes souffrant de schizophrénie mais je ne suis ni psychiatre et je le base uniquement sur ton témoignage et les messages, c’est à prendre avec des pincettes.
Les personnes souffrant de schizophrénie sont généralement un danger pour elles-mêmes plus qu’elles ne le sont pour autrui. D’où l’importance de lui apporter de l’aide. D’autant qu’il est difficile pour une personne en pleine crise de comprendre que ce qu’elle perçoit de la réalité n’est pas la réalité et qu’elle a besoin d’être aidée.
Le mieux que tu puisses faire c’est de contacter son père, puisqu’il semble que tu le connaisse et que tu lui expliques l’urgence de la situation.
Les raisons qui ont déclenché cette crise peuvent être diverses et variées et peu pertinentes en ce qui te concerne, ça c’est le travail des soignants.
Même si c’est compliqué à supporter pour toi, ne laisse pas tomber un ami en grande détresse en le bloquant. Contacte sa famille, c’est elle qui sera le plus à même de contacter son médecin et prendre les décisions les plus adéquats.
Penses-tu qu’il soit au minimum possible de l’emmener aux urgences psychiatriques de l’hôpital le plus proche, une fois la famille contactée et si vous êtes tous ok ?
Cela te / vous permettrait d’avoir un avis psychiatrique sur l’utilisation des médicaments qui semble inappropriée, mais aussi sur les suites à donner ?
Je me demande même si un appel au 15 ne serait pas utile, pour avoir une orientation par un régulateur ?
Je confirme, les décompensation psychotique sont à prendre aux sérieux, il y a de gros risque de passage à l’acte, le mieux étant une hospitalisation d’office à la demande d’un tiers.
Courage, ce n’est pas facile pour les proches de constater ça.
Episode psychotique, soit temporaire causé par le cannabis ou du stress soit lié à une condition sérieuse comme la schizophrénie ou le trouble bipolaire. Essaie de le faire suivre par une équipe psychiatrique. J’ai moi même fait un épisode je compatis 4 ans plus tard je suis tout à fait normal.
Quand tu es dans cet état de crise , tu ne peux pas en vouloir à tes proches de sonner la tirette d’alarme dans ce genre de situations. Les hospitalisations ne sont pas forcément des allers simples sans retour pour des années. Si ça se trouve il a juste besoin de quelques mois ou semaines pour aller mieux mais clairement : AGIS.
J’ai eu des connaissances avec de lourds troubles mentaux similaires qui m’ont dit « je vous hurlerais dessus potentiellement , vous maudirait à mort , serait infect mais si je suis dans un état sévère : foutez moi en clinique pour mon propre bien. »
On a tendance à parler des cas dans lequel le patient ne se remet jamais et déteste à mort veux qui l’ont interné , la vision de « l’asile aux fous » qui est un lieu horrible….mais je t’invite à lire des témoignages en ligne de gens disant « je suis content que l’on m’ait interné de force. » et sur comment ces lieux sont fait.
Au pire quoi ? Tu lances la procédure et le médecin dit que tout va bien ? Et bien tu seras rassuré et pourra dire à ton ami « en fait , mon bien être compte aussi et je n’accepte pas que tu me dises ces choses là. »
Faut pas hésiter à lui dire honnêtement les choses et s’il n’est pas dans un état schizophrénique , il saura réfléchir à la portée de tout ça.
La solution que tu penses être la bonne et qui est « d’attendre » va juste empirer les choses. Tu vas lâcher l’affaire car tu ne peux pas encaisser éternellement ça tout seul , tu es aussi un être humain doué d’empathie et voir un être proche s’auto-detruire avec la sensation qu’on ne peut être aidé , c’est dur. Donc demande de l’aide , contacte les urgences psychiatriques.
Oublie tout les a priori et problèmes que peut apporter cette solution: sa famille , sa réaction , la réaction des autres et agis.
Ma source : je suis infirmier en psychiatrie, après des années en secteur d’hospitalisation je suis à présent dans un CMP (consultations de jour pour les patients non hospitalisés ainsi que permanences aux urgences de l’hôpital général pour donner des avis psy aux urgentistes).
Il n’existe qu’une seule solution pour le cas que tu décris : appeler le 15, expliquer la situation et demander que ton ami soit emmené aux urgences puis hospitalisé (sous contrainte, malheureusement) en “soins psychiatrique à la demande d’un tiers”.
Si de ta position tu ne te sens pas de le faire, vois avec sa famille pour que l’un.e d’entre eux fasse cette demande.
C’est hyper important, il n’y a malheureusement pas d’autres procédures – à moins qu’il se mette en danger sur la voie publique et qu’à ce moment un passant appelle la police et/ou les pompiers.
Le temps qui passe est très important : plus cet état d’instabilité mentale perdure, plus il sera difficile de le rétablir et plus le risque de rechute ultérieure augmente.
À l’heure actuelle son cerveau est dans un état de souffrance extrême. Comme n’importe quel autre organe du corps humain, plus l’atteinte dure plus la rémission est difficile et moins bon devient le pronostic à court et moyen termes.
N’hésite pas à me contacter directement si tu as quelques questions que ce soit (pathologie, traitements, conduite à tenir, procédures légales, ou même juste de la réassurance).
Infirmière ici.
Ton ami semble souffrir de schizophrénie paranoïde et il a décompensé suite à son divorce, probablement parce qu’il n’a plus (ou mal) pris ses traitements à la suite du choc émotionnel. Il s’agit d’une urgence psychiatrique. Son état ne s’arrangera pas, au contraire même, il va empirer peu à peu.
Je suppose qu’il prenait des médicaments auparavant et qu’il a arrêté tout traitement ?
[En aparté, il est curieux que son ex-compagne ne se soit rendu compte de rien avant d’emménager avec lui…c’est pas le genre de chose qui passe inaperçue sauf si la personne est sous traitement bien observé et supporté. Ils se sont mariés sur un coup de tête ?].
Trois éléments sont à prendre en considération :
– est-ce qu’il serait d’accord pour se faire soigner ? [Je suppose que non vu le degré du délire et les éléments que tu rapportes, il doit être anosognosique, i.e ne pas avoir conscience des symptomes induits par sa maladie].
– est-ce qu’il y a un risque grave et imminent pour le malade (danger de mort pour lui ? A priori, non puisque ses besoins ont l’air couvert par sa famille).
– est-ce qu’il y a un danger pour d’autres personnes (i.e t’a-t-il menacé de mort, menacé d’autres personnes ? A-t-il été violent ?].
Si la réponse est non à ces trois questions, malheureusement on ne peut pas faire grand chose, juste faire une demande d’admission dans un établissement de santé sur demande d’un tiers. Avec les bons appuis et des demandes itératives, ça peut passer. A noter qu’il est plus facile de se faire hospitaliser en psy une fois dans le parcours de soin (par exemple, sur demande d’un tiers, le plus souvent vous essuierez un refus. Mais si le patient bouffe qqc de non-comestible à domicile, une fois aux urgences et en service de gastro, les médecins du service auront généralement plus de faciliter à l’orienter vers une structure adaptée. Note que cela dépend beaucoup de la bonne volonté du/des médecins sur place, des places disponibles, etc…c’est pas très commun comme parcours mais tes chances d’admission sont tout de même meilleures qu’une hospit à la demande d’un tiers).
Par contre si la personne représente un danger pour elle et/ou les autres alors dans ce cas, deux possibilités :
– A la demande d’un tiers (si possible un proche de la personne schizophrène), tu peux adresser une lettre manuscrite à un directeur d’établissement psychiatrique et il tu dois joindre à ce courrier deux certificats médicaux de moins de 15 jours attestant que la personne présente des troubles psychiatriques (difficiles à obtenir et à établir. Plus simple s’il est déjà suivi par un psychiatre mais vu la rareté de ces derniers…). Si la situation est vraiment urgente, le directeur d’établissement peut s’auto-saisir à la demande d’un tiers du patient mais dans les faits, c’est une procédure assez rare, d’autant que la plupart des établissements prenant en soins des patients souffrant de trouble psychiatrique sont débordés.
– Admission sur décision du préfet. Occurrence rare, il faut vraiment représenter un grand danger pour soi-même ou les autres (autrement dit : une atteinte certaine à la sûreté publique). Dans ce cas, il suffit que le préfet dresse un arrêté + obtenir un certificat médical attestant que la personne représente un danger. A noter qu’à Paris (et uniquement à Paris), un commissaire de police peut prendre des mesures provisoires pour assurer la sûreté des personnes en décidant d’un internement d’office. Les maires ont aussi ce pouvoir mais en usent rarement par peur des abus. Si ce n’est pas appuyé par un arrêté préfectorale, la personne sera déchargée au bout de 48h (sauf si un psychiatre de la structure estime que les soins sont nécessaires).
Ton ami a un besoin urgent de se faire suivre par un psychiatre.
Vous n’êtes pas armé pour lui venir en aide.
Seule sa famille peut lui venir en aide malheureusement.
Mais rien ne t’empêche de faire une main courante dans la première gendarmerie ou commissariat.
Si tu connais son médecin traitant n’hésite pas à l’avertir de son changement de comportement et de lui expliquer la situation.
Je comprends parfaitement que tu puisses avoir le sentiment de le tromper, mais il en va pour son bien et son entourage.
Ne traine pas !
Courage, il te remerciera plus tard d’avoir pris la bonne décision.