Maïa Mazaurette, chroniqueuse pour « La Matinale », estime que les hommes ne s’intéressent au sexe qu’en surface et que la plupart ne font rien pour approfondir le sujet.
Après toutes ces années à écrire sur la sexualité (deux décennies, mine de rien), une question continue de me tarauder. Une question à laquelle seuls les hommes hétéros peuvent répondre : pourquoi persistez-vous à déclarer que vous vous intéressez au sexe, alors que chaque seconde de votre existence démontre le contraire ?
Comprenez mon insondable confusion. Dans le monde dans lequel j’ai grandi, on m’a expliqué une règle simple : les femmes donnent du sexe pour obtenir de l’amour, les hommes donnent de l’amour pour obtenir du sexe. Cette formule suinte la déprime, c’est incontestable. Mais elle a le mérite de poser un paradigme stable, dans lequel les cochons sont bien gardés.
Par ailleurs, de nombreux hommes influents souscrivent à cette logique, et le font savoir. Je pense notamment à Michel Houellebecq, Prix Goncourt et auteur de cette petite perle de poésie (parmi tant d’autres du même acabit) : « *Les hommes cherchent uniquement à se faire sucer la queue / Autant d’heures dans la journée que possible / Par autant de jolies filles que possible. / En dehors de cela, ils s’intéressent aux problèmes techniques. / Est-ce suffisamment clair ?* »
De nombreux faits scientifiques donnent pourtant tort à cette vision qui réduit les hommes à des obsédés sexuels. Pour commencer, les hommes sont plus romantiques que les femmes, et ça fait des années que les études le démontrent. La toute dernière, menée en Nouvelle-Zélande et [publiée dans la revue *Biology of Sex Difference*](https://archive.ph/o/3sf3V/https://bsd.biomedcentral.com/articles/10.1186/s13293-025-00698-4), date d’il y a quelques semaines. Elle conclut que les hommes développent des sentiments en moyenne un mois avant les femmes. Ils rapportent plus d’histoires d’amour. En revanche, leur passion est moins intense et moins obsessionnelle.
pizzamaztaz on
Ah, “””les hommes”””, ce fameux groupe de personnes
dje33 on
Bref, il faut choisir les bons hommes 😅
AttilaLeChinchilla on
Pour la santé mentale du monde, il serait peut-être temps d’arrêter de donner la parole à n’importe quel•le glandu•e qui se prétend journaliste ou pire… “chroniqueuse”.
gerleden on
je partage en particulier pour le paragraphe sur susciter l’intérêt érotique des femmes, on espère que ça pourra aider quelques redditeurs
pour le reste autant je trouve l’article assez juste, autant j’aimerai pouvoir dire en tant que mec d’avoir la chance de fréquenter des meufs qui portent la “charge sexuelle”, sont très à l’aise avec le consentement (non), savent se rendre plus désirable qu’à l’habitude (risible), savent te faire jouir (lol), sont portées sur la non-monogamie (globalement juste en théorie comme pour les mecs, mais en moyenne beaucoup moins), etc. – et je dis ça en ayant majoritairement fréquenté des meufs sexpo, expérimentées, cultivées sur la question
ama on a surtout une relation très toxique au sexe et aux relations interpersonnelles, et je pense pas que la solution se trouve dans la lecture de deux bouquins et la simulation prostatique, mais beaucoup plus dans l’éducation à la relation, l’éducation à “la construction de soi” et l’accompagnement psychologique, en particulier à l’adolescence , probablement aussi un enjeu de nouveaux espaces publics non-genrés
EyedMoon on
Maïa Mazaurette c’est le niveau 0 de l’analyse sociale imo, à chaque fois j’ai l’impression de lire l’équivalent d’un édito de Barbier. On navigue entre contradictions et arguments vaseux genre “si les hommes voulaient s’intéresser à la sexualité ils essayeraient les sextoys” (il n’y a PAS d’autres options), quand ce n’est pas de la généralisation abusive.
Le pire c’est qu’à chaque fois elle se base sur une ou deux études, quelques sondages… Mais les tord pour les adapter à son propos.
D’ailleurs c’est elle même qui faisait un billet il y pile un an sur les hommes de plus en plus nombreux qui composaient le mouvement du “sexe positif”. L’art de souffler le chaud et le froid.
Sam_Irakosma on
Les ace en PLS après avoir lu ce ramassis de conneries
7 commenti
Maïa Mazaurette, chroniqueuse pour « La Matinale », estime que les hommes ne s’intéressent au sexe qu’en surface et que la plupart ne font rien pour approfondir le sujet.
Après toutes ces années à écrire sur la sexualité (deux décennies, mine de rien), une question continue de me tarauder. Une question à laquelle seuls les hommes hétéros peuvent répondre : pourquoi persistez-vous à déclarer que vous vous intéressez au sexe, alors que chaque seconde de votre existence démontre le contraire ?
Comprenez mon insondable confusion. Dans le monde dans lequel j’ai grandi, on m’a expliqué une règle simple : les femmes donnent du sexe pour obtenir de l’amour, les hommes donnent de l’amour pour obtenir du sexe. Cette formule suinte la déprime, c’est incontestable. Mais elle a le mérite de poser un paradigme stable, dans lequel les cochons sont bien gardés.
Par ailleurs, de nombreux hommes influents souscrivent à cette logique, et le font savoir. Je pense notamment à Michel Houellebecq, Prix Goncourt et auteur de cette petite perle de poésie (parmi tant d’autres du même acabit) : « *Les hommes cherchent uniquement à se faire sucer la queue / Autant d’heures dans la journée que possible / Par autant de jolies filles que possible. / En dehors de cela, ils s’intéressent aux problèmes techniques. / Est-ce suffisamment clair ?* »
De nombreux faits scientifiques donnent pourtant tort à cette vision qui réduit les hommes à des obsédés sexuels. Pour commencer, les hommes sont plus romantiques que les femmes, et ça fait des années que les études le démontrent. La toute dernière, menée en Nouvelle-Zélande et [publiée dans la revue *Biology of Sex Difference*](https://archive.ph/o/3sf3V/https://bsd.biomedcentral.com/articles/10.1186/s13293-025-00698-4), date d’il y a quelques semaines. Elle conclut que les hommes développent des sentiments en moyenne un mois avant les femmes. Ils rapportent plus d’histoires d’amour. En revanche, leur passion est moins intense et moins obsessionnelle.
Ah, “””les hommes”””, ce fameux groupe de personnes
Bref, il faut choisir les bons hommes 😅
Pour la santé mentale du monde, il serait peut-être temps d’arrêter de donner la parole à n’importe quel•le glandu•e qui se prétend journaliste ou pire… “chroniqueuse”.
je partage en particulier pour le paragraphe sur susciter l’intérêt érotique des femmes, on espère que ça pourra aider quelques redditeurs
pour le reste autant je trouve l’article assez juste, autant j’aimerai pouvoir dire en tant que mec d’avoir la chance de fréquenter des meufs qui portent la “charge sexuelle”, sont très à l’aise avec le consentement (non), savent se rendre plus désirable qu’à l’habitude (risible), savent te faire jouir (lol), sont portées sur la non-monogamie (globalement juste en théorie comme pour les mecs, mais en moyenne beaucoup moins), etc. – et je dis ça en ayant majoritairement fréquenté des meufs sexpo, expérimentées, cultivées sur la question
ama on a surtout une relation très toxique au sexe et aux relations interpersonnelles, et je pense pas que la solution se trouve dans la lecture de deux bouquins et la simulation prostatique, mais beaucoup plus dans l’éducation à la relation, l’éducation à “la construction de soi” et l’accompagnement psychologique, en particulier à l’adolescence , probablement aussi un enjeu de nouveaux espaces publics non-genrés
Maïa Mazaurette c’est le niveau 0 de l’analyse sociale imo, à chaque fois j’ai l’impression de lire l’équivalent d’un édito de Barbier. On navigue entre contradictions et arguments vaseux genre “si les hommes voulaient s’intéresser à la sexualité ils essayeraient les sextoys” (il n’y a PAS d’autres options), quand ce n’est pas de la généralisation abusive.
Le pire c’est qu’à chaque fois elle se base sur une ou deux études, quelques sondages… Mais les tord pour les adapter à son propos.
D’ailleurs c’est elle même qui faisait un billet il y pile un an sur les hommes de plus en plus nombreux qui composaient le mouvement du “sexe positif”. L’art de souffler le chaud et le froid.
Les ace en PLS après avoir lu ce ramassis de conneries