Airbus, Carrefour, Renault … Queste compagnie CAC40 non sono in grado di pagare la loro “bolletta del carbonio”

    https://www.challenges.fr/entreprise/green-economie/airbus-carrefour-renault-ces-entreprises-du-cac40-incapables-de-payer-leur-facture-carbone_606211

    di AndreBolkonski

    Share.

    4 commenti

    1. RaWRatS31 on

      Marrant ça, la conférence du greenwashing EAGE qui a eu lieu il y a peu à Toulouse conseillait aux entreprises de refuser de payer les taxes carbone.

    2. LePetitMontagnard on

      Bizarre, pourtant de l’argent pour verser des dividendes aux actionnaires ils en trouvent…

      Doivent pas regarder au bon endroit.

    3. Comme d’habitude dès que ça parle de comptabilité carbone, je m’amuse à aller voir la méthodologie pour voir si ça mentionne les scopes.

      Un bon rappel : https://bigmedia.bpifrance.fr/nos-dossiers/scope-1-2-et-3-du-bilan-carbone-definition-perimetres-exemples

      Surtout vu qu’il y a ça dans l’article :

      > La facture carbone d’Airbus s’élèverait par exemple à 70 milliards d’euros en 2024, soit plus de 850 % de son Ebitda de 8,2 milliards. Il lui faudrait ainsi près de 9 ans pour rembourser une année d’émissions de CO2. Même calcul pour TotalEnergies dont la facture carbone représenterait 144 % de son Ebitda, ou Carrefour, « endetté » à 471 %, pour le prix d’une tonne de CO2 fixé à 148 euros en 2024.

      Donc allons voir la méthodologie :

      https://www.axylia.com/score-carbone-axylia

      > Concrètement, nous établissons d’abord la véritable facture carbone d’une entreprise, en utilisant une méthode de calcul unique qui tient compte de la totalité de ses émissions de CO2, **y compris de ses émissions indirectes (Scope 3)**, injustement occultées dans les estimations traditionnelles. Nous intégrons ainsi l’extraction des matières premières, le recyclage du produit, mais aussi le transport ou les sous-traitants.

      Les émissions de scope 3 par exemple ça inclut les trajets quotidiens des collaborateurs et surtout une des sous-catégories inclue l’utilisation des produits vendus. Donc peu surprenant de retrouver Total, Renault, Airbus. Même Société Générale puisque une autre sous-catégorie inclue les investissements.

      Pour Total par exemple d’après leur propre comptabilité carbone, les émissions de scope 3 représente 91% du total.

      C’est un parti pris d’imputer les émissions de scope 3 exclusivement à ces producteurs. Le principal moyen qu’ils ont d’influer sur ce chiffre c’est de cesser leur activité, “tout simplement”.

      Là où je trouve que ça rend vraiment perplexe c’est dans la construction de l’indice ensuite.

      https://www.axylia.com/v%C3%A9rit%C3%A940

      > Contrôle 1 : Le secteur financier

      > 10% d’entreprises écartées

      > Selon le CDP, la plus grande source d’émissions du secteur des Services Financiers provient de ses activités de prêt, d’investissement et de souscription d’assurances, c’est-à-dire, les émissions de portefeuille, comptabilisées dans la catégorie 15 du Scope 3, “Investissements”. Le scope 3 étant incomplet, certaines institutions financières (banques notamment) obtiennent un score de “ND”. En revanche, celles qui utilisent la méthodologie du PCAF* ne sont pas automatiquement écartées.

      Puis

      > Contrôle 2 : Anomalie sectorielle

      > 2% d’entreprises écartées

      > L’analyse montre que les entreprises publiant les émissions les plus élevées en volume sont celles qui réalisent les décomptes les plus exhaustifs. Ainsi, Axylia écarte les entreprises qui affichent un scope 3 nettement inférieur à la moyenne de leur secteur ou qui présentent un décompte incomplet de leurs émissions. Cela inclut notamment l’absence de catégories essentielles de scope 3, comme l’impact des déplacements des clients dans le secteur hôtelier ou de la promotion des produits dans le secteur publicitaire.

      Résultat, AXA, BNP Paribas, Crédit Agricole ou Accor ont des scores Non Disponibles (ND). Donc sont clouées au pilori les enterprises dont l’activité est intrinsèquement émettrices et qui font malgré tout l’effort de publier une comptabilité carbone suffisante jusqu’au scope 3.

      Je ne suis pas bien sûr de ce qu’on cherche à mettre en évidence ou quelle action on cherche à encourager avec ce genre de méthodologie.

    4. IntelArtiGen on

      Si Airbus devait payer la facture des dégâts associés aux émissions de leurs avions autant dire qu’ils limiteraient leur production aux maquettes pour enfants et passionnés.

    Leave A Reply