
Le minacce di Bayrou e dei suoi parenti sul relatore della Commissione di indagine Betharram
https://www.mediapart.fr/journal/politique/190625/les-menaces-de-bayrou-et-ses-proches-sur-la-rapporteuse-de-la-commission-d-enquete-betharram
di Le_Pouffre_Bleu
9 commenti
# Les menaces de Bayrou et ses proches sur la rapporteuse de la commission d’enquête Bétharram
Le premier ministre et le président du groupe MoDem à l’Assemblée ont tous les deux menacé de ne pas soutenir la candidature aux municipales à Lille de la députée Violette Spillebout. La raison : celle-ci se serait montrée trop offensive dans le dossier Bétharram.
[David Perrotin](https://www.mediapart.fr/biographie/david-perrotin-0), [Ilyes Ramdani](https://www.mediapart.fr/biographie/ilyes-ramdani-0) et [Antton Rouget](https://www.mediapart.fr/biographie/antton-rouget) 19 juin 2025 à 13h07
Violette Spillebout a découvert, à ses dépens, l’intensité des répercussions politiques de l’affaire Bétharram, dans laquelle François Bayrou est empêtré depuis quatre mois. Le premier ministre et le responsable de son groupe, celui du MoDem, à l’Assemblée nationale ont tous les deux exercé des pressions sur la députée du Nord, pourtant membre de leur même camp politique, à la veille de la rédaction du rapport parlementaire final sur ce dossier sensible.
Corapporteuse de la commission d’enquête parlementaire déclenchée après les révélations de Mediapart, Violette Spillebout, membre du groupe Ensemble pour la République (EPR) de l’ancien premier ministre Gabriel Attal, a formé pendant plusieurs semaines un duo aussi inattendu qu’efficace avec le député du Val-d’Oise Paul Vannier, représentant de La France insoumise (LFI).
Ce positionnement a déplu dans les rangs du *« bloc central »* – dans un premier temps réfractaire à la création de la commission d’enquête –, mais surtout à Matignon, les investigations des parlementaires ayant confirmé que le premier ministre a [menti](https://www.mediapart.fr/journal/france/130525/betharram-les-14-mensonges-de-francois-bayrou) à plusieurs reprises devant la représentation nationale
Auditionné le 14 mai, François Bayrou a publiquement dénoncé une *« instrumentalisation »* politique dans le travail de la commission, ciblant particulièrement Paul Vannier. Au même moment, son entourage a aussi violemment attaqué plusieurs des lanceurs d’alerte de l’affaire, ou même des victimes qui n’allaient pas dans son sens.
Mais le premier ministre et ses partisans ne se sont pas contentés de ces mises en cause publiques. Ils ont aussi manœuvré en coulisses pour déstabiliser la corapporteuse Violette Spillebout, en menaçant d’entraver sa prochaine candidature aux élections municipales à Lille. Ancienne directrice de cabinet de l’édile socialiste Martine Aubry (2008-2012), la députée rêve de prendre le beffroi en 2026, après un premier échec lors du scrutin de 2020, où elle s’était classée en troisième position avec 20 % des voix.
Sitôt l’audition de François Bayrou devant la commission d’enquête le 14 mai achevée, l’entourage du premier ministre a fait savoir tout le mal qu’il pensait de la posture de Violette Spillebout, en tentant de la discréditer auprès de la presse. *« Vous devriez vous pencher sur son deal avec LFI »*, murmurait-on à Matignon, où d’autres voix se faisaient même plus explicites dans la rumeur. *« Elle fait savoir partout à l’Assemblée qu’elle a négocié avec les Insoumis pour les municipales à Lille une sorte de pacte de non-agression »*, glissait un proche de François Bayrou.
Le lendemain de l’audition, c’est la visite du président du groupe Ensemble pour la République (EPR), Gabriel Attal, à Lille aux côtés de Violette Spillebout qui a été vécue comme une *« déclaration de guerre »*, selon les termes de Marc Fesneau, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale. Ce dernier avait tenté de dissuader le patron des députés EPR de se rendre dans le Nord pour soutenir sa collègue.
*« Après l’audition, Marc Fesneau a signifié à son homologue que se déplacer à Lille était une erreur de calendrier et de communication, en termes de signal adressé à une formation alliée, quarante-huit heures à peine après une audition totalement dévoyée à l’endroit de François Bayrou »*, confirme auprès de Mediapart le responsable presse du groupe MoDem, considérant que cette intervention fait simplement *« partie du débat politique »*.
On connaît déjà la fin, mais c’est intéressant et amusant de voir les protagonistes se débattre pour tenter d’échapper à cette fin inéluctable.
Un excellent thriller de cette année.
Aïe aïe aïe ! Dilemme…
Dois-je défendre Violette Spillebout ?
Oui, nooon, mais quand même…
NON ! Tous au bûcher !
On attend toujours les fameuses preuves qui doivent exonérer Bayou, c’est vraiment dommage que les islamo gauchistes aient saboté son site…
En attendant Bayrou ment et menace des gens pour cacher le fait qu’il a couvert des pédophiles pendant des décennies.
Tain, et je votais pour ce connard quand j’étais jeune. Parce que j’étais centriste. Sac à merde.
L’état contre la liberté d’informer, épisode cent douze.
Je ne me remet tjs pas de cette vidéo !
https://youtube.com/shorts/NkWHwTGT5-4?si=jx_FbdkDGSj7C_2I
Je reste totalement halluciné qu’il soit encore en poste. Ça en dit très long sur le stade de pourriture de notre République.
Il s’enfonce. À chaque fois un peu plus.