Le manque de nuances n’aide pas à la compréhension.
Philaire on
Pas d’accord avec le titre : ce qu’on observe ici, ce n’est pas du fascisme, c’est plutôt ce qu’on appelle le libéralisme autoritaire.
Contrairement au fascisme, qui rompt brutalement avec la démocratie, le libéralisme autoritaire conserve les formes (élections, institutions) mais vide les contre-pouvoirs de leur substance. Il gouverne par l’urgence, la technocratie, la disqualification de toute opposition. Plus discret, plus légal, quoi. Le libéralisme autoritaire est plus insidieux parce qu’il avance masqué : il garde les formes de la démocratie tout en en détruisant patiemment le contenu. Et comme il ne choque pas, il désarme la vigilance, ce qui le rend, à bien des égards, plus dangereux que le fascisme classique. Une forme d’anesthésie terminale, quoi.
S’il y en a que ça intéresse, y’a les bouquins de Heller et de Schmitt, mais aussi le bouquin de Grégoire Chamayou (La société ingouvernable, 2018 – [lien ici](https://lafabrique.fr/la-societe-ingouvernable/) ) qui sont ultra pertinents sur le sujet.
LaMortPeutDancer on
“C’est le fafisme, non mais vraiment. Hey mais cette fois vraiment. On l’a dit pour tous les gouvernements précédents pour des trucs tout aussi pétés, mais la c’est vraiment le fafisme.”
SpiritedCatch1 on
La fameuse subtilité analytique de Blast ne déçoit jamais. /s
4 commenti
Le manque de nuances n’aide pas à la compréhension.
Pas d’accord avec le titre : ce qu’on observe ici, ce n’est pas du fascisme, c’est plutôt ce qu’on appelle le libéralisme autoritaire.
Contrairement au fascisme, qui rompt brutalement avec la démocratie, le libéralisme autoritaire conserve les formes (élections, institutions) mais vide les contre-pouvoirs de leur substance. Il gouverne par l’urgence, la technocratie, la disqualification de toute opposition. Plus discret, plus légal, quoi. Le libéralisme autoritaire est plus insidieux parce qu’il avance masqué : il garde les formes de la démocratie tout en en détruisant patiemment le contenu. Et comme il ne choque pas, il désarme la vigilance, ce qui le rend, à bien des égards, plus dangereux que le fascisme classique. Une forme d’anesthésie terminale, quoi.
S’il y en a que ça intéresse, y’a les bouquins de Heller et de Schmitt, mais aussi le bouquin de Grégoire Chamayou (La société ingouvernable, 2018 – [lien ici](https://lafabrique.fr/la-societe-ingouvernable/) ) qui sont ultra pertinents sur le sujet.
“C’est le fafisme, non mais vraiment. Hey mais cette fois vraiment. On l’a dit pour tous les gouvernements précédents pour des trucs tout aussi pétés, mais la c’est vraiment le fafisme.”
La fameuse subtilité analytique de Blast ne déçoit jamais. /s