
Covvi-19: General Not Place per Agnès Buzyn, Edouard Philippe e Olivier Véran nelle indagini sulla gestione della crisi sanitaria
https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/07/07/covid-19-agnes-buzyn-edouard-philippe-et-olivier-veran-beneficient-d-un-non-lieu-general-dans-l-enquete-sur-la-gestion-de-la-crise-sanitaire_6619589_3224.html
di SweeneyisMad
10 commenti
Covid-19 : non-lieu général pour Agnès Buzyn, Edouard Philippe et Olivier Véran dans l’enquête sur la gestion de la crise sanitaire
Selon les informations du « Monde », les trois membres de la commission d’instruction de la Cour de justice de la République devaient rendre, lundi, cette décision, estimant que les éléments constitutifs d’un délit n’étaient pas réunis. Mais l’enquête judiciaire a mis au jour de nombreux dysfonctionnements aux conséquences dramatiques.
Par Gérard Davet et Fabrice Lhomme
Publié aujourd’hui à 08h49, modifié à 09h05 • Temps de Lecture 3 min.
Cinq ans jour pour jour après la signature du réquisitoire introductif lançant l’enquête de la Cour de justice de la République (CJR) sur la gestion par l’Etat français de la crise due au Covid-19, les juges instructeurs ont mis un point final à cette affaire. Selon les informations du Monde, les trois membres de la commission d’instruction de la CJR devaient rendre, lundi 7 juillet, un arrêt de non-lieu général.
Cette décision des trois juges est tout sauf une surprise, plus personne n’étant poursuivi dans ce dossier depuis l’annulation par la Cour de cassation, en janvier 2023, de la mise en examen d’Agnès Buzyn, ministre de la santé, au début de la pandémie (2017-2020), pour « mise en danger de la vie d’autrui ». Le parquet général avait lui-même requis, le 21 mai, un non-lieu général dans cette affaire hors norme.
Si elle était attendue, la décision des magistrats enquêteurs de la CJR n’en constitue pas moins un soulagement pour les anciens ministres visés par la procédure, tous trois sous le statut de témoin assisté, un statut intermédiaire entre celui de témoin simple et de mis en examen : Agnès Buzyn, Olivier Véran, qui lui avait succédé comme ministre en février 2020, et surtout Edouard Philippe, à l’époque premier ministre (2017-2020), et dont les ambitions présidentielles pour 2027 auraient pu être contrariées par les développements de cette enquête judiciaire.
>Ils ont aussi mis la main sur une vingtaine de rapports ou de « retex » (retours sur expérience), rédigés cette fois après la crise. Tous dénoncent l’impréparation coupable des autorités sanitaires et politiques. De fait, les erreurs ont succédé aux mauvais choix, qu’il s’agisse des moyens insuffisants alloués aux agences telle que Santé publique France, de la mise en œuvre tardive de structures interministérielles, du maintien du premier tour des élections municipales en mars 2020, ou encore de [la gestion catastrophique des stocks de masques](https://archive.ph/o/3G9H7/https://www.lemonde.fr/sante/article/2020/05/07/la-france-et-les-epidemies-2017-2020-l-heure-des-comptes_6038973_1651302.html) – entre mensonges et atermoiements de l’exécutif –, qui ont fondu jusqu’à quelques dizaines de millions d’unités lorsque le Covid-19 a surgi, alors que l’Etat disposait d’études incontestables établissant qu’il fallait une réserve d’un milliard d’exemplaires au minimum.
>Si les ministres sont désormais à l’abri de la justice, il en va différemment de celles et ceux qui étaient placés sous leurs ordres, comme les responsables des principales administrations chargées de la gestion de crise, notamment au ministère de la santé. La juridiction de droit commun, en l’occurrence le tribunal judiciaire de Paris, également saisi de nombreuses plaintes, va désormais pouvoir lancer ses propres investigations dans le volet non ministériel du dossier.
C’est beau la justice de ce pays… et dire que dans certaines démocraties, un ministre qui commet 1/1000ème de ce que nos ministres font, présenterait sa démission dans l’heure. Ici, ils ont droit à des postes de prestige pour pantoufler et lorgnent même sur la présidence de la nation.
Et dans l’affaire des conflits d’intérêt de la mairie du Havre du coup ?
> l’enquête judiciaire a mis au jour nombre d’erreurs, d’aberrations et autres dysfonctionnements, tant politiques qu’administratifs, qui ont entaché la gestion de cette crise inédite, le tout ayant eu des conséquences dramatiques
– Nombre d’erreurs / aberrations / dysfonctionnements: Beaucoup
– Nombre de responsables: 0
On n’avait pas les stocks de masque requis mais somehow il n’y a aucun coupable. Moi je m’en tiens à la commission d’enquête sénatoriale. https://www.publicsenat.fr/actualites/non-classe/covid-19-le-rapport-du-senat-qui-accuse-186095 , et aux sénateurs qui ont longtemps interrogé tous les hauts responsables pour comprendre, et quand on écoute on comprend assez vite où est l’erreur.
L’idée ce n’est pas de sortir les fourches et de mettre quelqu’un sur la croix juste par plaisir. Si il n’y a aucune responsabilité, pourquoi est-ce que ça changerait? Pourquoi ce serait différent la prochaine fois? Pourquoi les actuels ou prochains responsables, où qu’ils soient, quelque soit leur niveau de responsabilité dans les ministères ou les administrations appliqueraient mieux les règlements?
On ne fait que préparer les prochaines mauvaises gestions de crise. Ils auront la jurisprudence covid pour se défendre. Enfin comme le dit l’article tout n’est pas fini pour tout le monde au niveau judiciaire. Si in-fine personne n’est jugé faudra pas s’étonner si les prochains stocks de quoique ce soit d’utile pour faire face à une crise sont pas aux niveaux nécessaires pour faire face à des crises.
Conclusion logique d’une procédure qui n’aurait jamais dû voir le jour.
Quand même le “responsable mais pas coupable” fonctionne pas…
Qu’attendre de toute cette merde… des intouchables institutionnels dont je me garde bien le droit de partager le sort que je pense qu’ils méritent car les modos sont contre l’appel à la violence (alors que je ne fais que commémorer l’oeuvre de Joseph-Ignace Guillotin)
J’aimerais bien voir les vaillants d’ici ce qu’ils auraient fait de mieux face à cette crise quasi inédite. ( et surtout après la fausse alerte du SRAS où tout le monde s est retourné contre la ministre qui avait commandé trop de vaccins )
Responsables mais pas coupable
Elle marche bien la séparation des pouvoirs en France.