> « C’est une blague parodique, je n’allais pas prendre des musiciens pour ça – je n’aurais pas pu les payer de toute façon.
C’est vrai que c’était impossible jusqu’alors de faire des génériques sans devoir se ruiner en payant des musiciens. Les musiques libres de droit ça n’existait pas du tout hein. Kevin McLeod? Jamais entendu parler!
Ça me fait vraiment chier cette utilisation de l’IA pour de la rustine (je pense au JDG notamment) parce que d’une part on se dit c’est juste pour un détail, une micro-séquence, une petite pétouille de rien du tout parce qu’on a pas le temps ou les moyens, mais d’une autre ça participe à légitimer le recours à ces outils ultra problématiques pour les raisons qu’on connait tous et qu’on répète ad nauseam.
A un moment fait être humble et accepter de pas avoir les mêmes moyens de production qu’un gros studio. C’est pas grave, on a toujours fait avec les moyens du bord, on a pas besoin de camoufler ça avec du techno-solutionisme à la con.
malpighien on
A n’en pas douter l’Ia générationelle c’est une bel exemple de succès pour fédérer l’intersectionalité de la dénonciation de l’appropriation artistique et culturelle.
Kuinox on
La ligne de rupture est causé par une minorité très bruyante, la majorité de la population, en a rien a secouer.
Il y a beaucoup de merde IA, mais c’est parce que l’idée ou l’exécution sont merdiques. Et il y a des choses particulièrement novatrices qui ne pourront être faite qu’à la main. Si vous avez déjà joué avec la génération d’image, vous saurez que parfois ça fait un truc bien, et parfois, on a beau travailler la prompt, on arrivera jamais au résultat qu’on veut. Pour ce genre de travail, les illustrateurs restent irremplaçables, et travailleront à mon avis beaucoup avec l’IA dans le futur.
Je pense que bientôt émergeront des œuvres majeures qui auront utilisé l’IA de manière créative. Je pense à des jeunes réalisateurs musiciens ou développeurs de jeux qui feront quelque chose d’inédit avec un budget restraint et qui n’auraient jamais eu la possibilité de faire leurs œuvres avec les circuits de financement et de production classiques.
iamleyeti on
C’est épuisant de lire des réponses comme « on ne peut pas aller contre » ou « c’est le progrès ». Se dire de gauche et ne pas comprendre cette position, ça me déprime.
CorgiWonderful2451 on
Les bobos touchés par le licenciement et le chomage….ils se croyaient a l’abri. Ça rage dur
un_blob on
L’art IA n’est pas du vrai art.
certes l’idée est sans doute Le truc les plus important de nos jours pour une œuvre (c.f. Toutes les controverses sur l’art contemporain…) il y a un point qui gêne :
Est ce que les artistes qui emploient des dizaines d’artisans pour réaliser leurs visions sans jamais toucher au matériel sont vraiment les auteurs ? Les artisants sont ils à créditer ? Et si oui, sont ils aussi les auteurs ?!
J’aurais tendance à répondre non à la première question, à cause d’un point : le mécénat. Le menecne, celui qui paye, qui parfois a un rôle dans la création de l’idée, dans son inception, les retouches, les détails etc… N’est PAS l’artiste.
Les vrais auteurs sont ceux qui réalisent la vision (à mon sens). Par ce que si la réalisation n’est pas à la hauteur de l’idée, à moins que le nom de l’artiste soit le truc qui fasse vendre, l’œuvre ne va pas marquer. Des exemples on en trouve plein hein et très vite (exercice pour le lecteur !)
Donc “l’artiste” IA, l’auteur du prompt, n’est pas l’auteur de “l’œuvre”. A la rigueur il est son mécène…
Bon. Tout ça ça pointe vers une IA comme l’autrice de l’œuvre d’art? La j’ai un deuxième problème qui se pose : qu’est ce qui differencie “l’art” de l’artisanat?
A mon sens c’est le but final recherché : produire une œuvre pour un objectif précis et utilitaire vs pour rien d’autre que la beauté de la chose. Bien sûr il existe une zone floue pour toute réalisation. Un artisan peut très bien ajouter des choses simplement pour qu’ elles soient jolies et donc ajouter une couche d’art dans son artisanat.
Bon, mais l’IA dans tout ça ? Ben… Les 3/4 du temps c’est surtout pour soit : faire un max de pognon rapide et facile (en générant à la chaîne des images) , soit combler un manque d’artistes… C’est de l’artisanat ça (enfin, vu que c’est pas fait par des humains j’ aurai tendance a faire rentrer ça dans une nouvelle case ad hoc genre “modélisation automatisée” )
Le quart restant, allez, c’est pour juste avoir un truc joli, allez, appelons ça de l’art… Mais… Est ce que c’est vraiment satisfesant ?
Regarder des trucs jolis c’est sympa mais… C’est vide non ? Y’a tellement de trucs réels qui existent, pourquoi utiliser autant de ressources pour générer des trucs qui sont, finalement, qu’un rehachage de choses déjà existantes et disponibles ?
Bref.. Pour moi, même si l’art IA existait, je vois pas l’intérêt, et encore moins de raison d’appeler ça de l’art…
9 commenti
Lien archive pour contourner le paywall : [https://archive.ph/YtMu1#selection-2015.0-2015.79](https://archive.ph/YtMu1#selection-2015.0-2015.79)
> « C’est une blague parodique, je n’allais pas prendre des musiciens pour ça – je n’aurais pas pu les payer de toute façon.
C’est vrai que c’était impossible jusqu’alors de faire des génériques sans devoir se ruiner en payant des musiciens. Les musiques libres de droit ça n’existait pas du tout hein. Kevin McLeod? Jamais entendu parler!
Ça me fait vraiment chier cette utilisation de l’IA pour de la rustine (je pense au JDG notamment) parce que d’une part on se dit c’est juste pour un détail, une micro-séquence, une petite pétouille de rien du tout parce qu’on a pas le temps ou les moyens, mais d’une autre ça participe à légitimer le recours à ces outils ultra problématiques pour les raisons qu’on connait tous et qu’on répète ad nauseam.
A un moment fait être humble et accepter de pas avoir les mêmes moyens de production qu’un gros studio. C’est pas grave, on a toujours fait avec les moyens du bord, on a pas besoin de camoufler ça avec du techno-solutionisme à la con.
A n’en pas douter l’Ia générationelle c’est une bel exemple de succès pour fédérer l’intersectionalité de la dénonciation de l’appropriation artistique et culturelle.
La ligne de rupture est causé par une minorité très bruyante, la majorité de la population, en a rien a secouer.
Ouais bah ce sont des néo-Luddites, c’est tout.
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Luddisme](https://fr.wikipedia.org/wiki/Luddisme)
Il y a beaucoup de merde IA, mais c’est parce que l’idée ou l’exécution sont merdiques. Et il y a des choses particulièrement novatrices qui ne pourront être faite qu’à la main. Si vous avez déjà joué avec la génération d’image, vous saurez que parfois ça fait un truc bien, et parfois, on a beau travailler la prompt, on arrivera jamais au résultat qu’on veut. Pour ce genre de travail, les illustrateurs restent irremplaçables, et travailleront à mon avis beaucoup avec l’IA dans le futur.
Je pense que bientôt émergeront des œuvres majeures qui auront utilisé l’IA de manière créative. Je pense à des jeunes réalisateurs musiciens ou développeurs de jeux qui feront quelque chose d’inédit avec un budget restraint et qui n’auraient jamais eu la possibilité de faire leurs œuvres avec les circuits de financement et de production classiques.
C’est épuisant de lire des réponses comme « on ne peut pas aller contre » ou « c’est le progrès ». Se dire de gauche et ne pas comprendre cette position, ça me déprime.
Les bobos touchés par le licenciement et le chomage….ils se croyaient a l’abri. Ça rage dur
L’art IA n’est pas du vrai art.
certes l’idée est sans doute Le truc les plus important de nos jours pour une œuvre (c.f. Toutes les controverses sur l’art contemporain…) il y a un point qui gêne :
Est ce que les artistes qui emploient des dizaines d’artisans pour réaliser leurs visions sans jamais toucher au matériel sont vraiment les auteurs ? Les artisants sont ils à créditer ? Et si oui, sont ils aussi les auteurs ?!
J’aurais tendance à répondre non à la première question, à cause d’un point : le mécénat. Le menecne, celui qui paye, qui parfois a un rôle dans la création de l’idée, dans son inception, les retouches, les détails etc… N’est PAS l’artiste.
Les vrais auteurs sont ceux qui réalisent la vision (à mon sens). Par ce que si la réalisation n’est pas à la hauteur de l’idée, à moins que le nom de l’artiste soit le truc qui fasse vendre, l’œuvre ne va pas marquer. Des exemples on en trouve plein hein et très vite (exercice pour le lecteur !)
Donc “l’artiste” IA, l’auteur du prompt, n’est pas l’auteur de “l’œuvre”. A la rigueur il est son mécène…
Bon. Tout ça ça pointe vers une IA comme l’autrice de l’œuvre d’art? La j’ai un deuxième problème qui se pose : qu’est ce qui differencie “l’art” de l’artisanat?
A mon sens c’est le but final recherché : produire une œuvre pour un objectif précis et utilitaire vs pour rien d’autre que la beauté de la chose. Bien sûr il existe une zone floue pour toute réalisation. Un artisan peut très bien ajouter des choses simplement pour qu’ elles soient jolies et donc ajouter une couche d’art dans son artisanat.
Bon, mais l’IA dans tout ça ? Ben… Les 3/4 du temps c’est surtout pour soit : faire un max de pognon rapide et facile (en générant à la chaîne des images) , soit combler un manque d’artistes… C’est de l’artisanat ça (enfin, vu que c’est pas fait par des humains j’ aurai tendance a faire rentrer ça dans une nouvelle case ad hoc genre “modélisation automatisée” )
Le quart restant, allez, c’est pour juste avoir un truc joli, allez, appelons ça de l’art… Mais… Est ce que c’est vraiment satisfesant ?
Regarder des trucs jolis c’est sympa mais… C’est vide non ? Y’a tellement de trucs réels qui existent, pourquoi utiliser autant de ressources pour générer des trucs qui sont, finalement, qu’un rehachage de choses déjà existantes et disponibles ?
Bref.. Pour moi, même si l’art IA existait, je vois pas l’intérêt, et encore moins de raison d’appeler ça de l’art…