Negli Stati Uniti, il rafforzamento storico dei mezzi della polizia dell’immigrazione preoccupa i difensori delle libertà

    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/07/09/aux-etats-unis-le-renforcement-historique-des-moyens-de-la-police-de-l-immigration-inquiete-les-defenseurs-des-libertes_6620158_3210.html

    di Folivao

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    10 commenti

    1. N’hésitez pas à faire un tour sur r/EyesOnICE où ils essaient de recenser les exactions de l’ICE

    2. Prosperyouplaboum on

      Ces arrestations qui semblent aléatoires, on voit des agents de l’ice alpaguer des gens en pleine rue, je ne sais pas si ça a déjà été évoqué ailleurs mais je ne crois pas que ces arrestations soient aléatoires.

      Dans un an ou deux on va découvrir que la plupart des arrestations étaient sur dénonciation faites par des américains exemplaires.

    3. Touillette on

      Ah là on en est qu’au stade de l’inquiétude ?

      Va falloir qu’ils fassent des camps d’extermination pour qu’on passe au stade du “levage de sourcil” ?

    4. j’ai lu un commentaire d’un américain y a quelques semaine : le problème c’est pas qu’il y ait une organisation chargée d’expulser les immigrants illégaux.

      Le problème c’est que c’est une force militarisée, de facto anonyme, qui ne semble rendre des comptes à personne et qui fait disparaître des gens sans aucune possibilité de recours.

    5. BenzMars on

      Ils en sont plus à l’inquiétude, il riposte carrément, en lançant des projectiles contre ice, en refusant des arrestation, en s’opposant directement à ice. Et le souci maintenant c’est qu’il y a l’armée qui vient protéger les factions ice à Los Angeles.

    6. **Le prochain budget prévoit 170 milliards de dollars pour cette agence fédérale, présente dans une grande partie des Etats-Unis avec pour objectif l’expulsion d’un million d’étrangers en un an.**

      Quand elle a appris, lundi 7 juillet, que la police fédérale de l’immigration (ICE) avait débarqué au MacArthur Park, un parc du centre de Los Angeles fréquenté par les Latinos, Karen Bass s’est précipitée sur place. A son arrivée, la maire de la deuxième ville du pays a trouvé ce qu’elle a qualifié de forces « d’occupation armée » : des dizaines de policiers en tenue de combat, avançant vers les tables de pique-nique et les balançoires, suivis par la police montée et protégés par la garde nationale californienne – dont plusieurs milliers de membres, réquisitionnés par Donald Trump depuis les manifestations de début juin contre les raids de l’ICE, sont toujours à Los Angeles. Seuls 150 ont été transférés à la lutte contre les incendies, sur l’insistance du gouverneur démocrate de l’Etat Gavin Newsom.

      Une volée d’enfants, qui jouaient sur les pelouses du MacArthur Park, se sont réfugiés à l’intérieur d’un centre de loisirs, alors que quelques protestataires se sont rassemblés autour des véhicules blindés aux cris de « No ICE, no KKK, no fascist USA » (« non à ICE, non au Ku Klux Klan, non au fascisme aux Etats-Unis »). Des secouristes d’une clinique ambulante d’aide aux sans-abri ont été priés de quitter les lieux. Un hélicoptère du département de la sécurité intérieure survolait la scène.

      Dans un coup de fil arrangé sur place avec le chef régional de la police aux frontières, Gregory Bovino, la maire démocrate a exigé le départ des policiers. Interrogé plus tard sur Fox News, l’officier a balayé ses objections : « Je ne travaille pas pour Karen Bass. Mieux vaut s’habituer à nous maintenant, parce que tout cela va très bientôt devenir la norme. Nous irons partout et à n’importe quel moment dans Los Angeles. » Autrement dit, les raids anti-immigrants dans les villes et les campagnes américaines vont encore s’intensifier.

      **Construction de centres de détention**

      Les promoteurs du programme d’expulsions de masse voulu par Donald Trump se frottent les mains. Après plusieurs mois d’attente, le Congrès vient de leur donner les moyens de réaliser leur ambition d’expulser un million de personnes en un an, ou 3 000 par jour selon l’objectif fixé par l’architecte du plan de la Maison Blanche, Stephen Miller.

      Promulguée le 4 juillet par le président, la « grande et belle » loi de finances (dite « BBB » pour « Big Beautiful Bill »), a alloué une enveloppe record de 170 milliards de dollars (soit environ 145 milliards d’euros) à la lutte contre l’immigration illégale et à la sécurisation des frontières. Elle va faire de l’ICE, dont le budget est multiplié par trois, « la plus grande agence fédérale de maintien de l’ordre de l’histoire américaine », selon Aaron Reichlin-Melnick, chercheur à l’American Immigration Council, un organisme défense de l’immigration.

      Principal poste de dépenses : la détention. Sur l’enveloppe globale, 45 milliards de dollars sont prévus en quatre ans pour la construction de nouveaux centres qui pourront accueillir jusqu’à 100 000 étrangers en attente d’expulsion. Soit une augmentation de 265 % par rapport au budget actuel et une somme supérieure de 62 % à celle qui est consacrée au système pénitentiaire fédéral dans son ensemble.

      Actuellement, la capacité maximale est censée être de 5 000 places, mais plus de 5 600 étrangers sont en détention. Pour réduire la surpopulation, le ministère de la sécurité intérieure a construit des campements à la va-vite. Dans les zones humides des Everglages, en Floride, son projet dit « Alligator Alcatraz » (l’« Alcatraz des alligators »), conçu en une semaine et inauguré le 1er juillet par Donald Trump, a déjà souffert d’une inondation.

      L’ICE va bénéficier directement de 29,9 milliards de dollars pour le recrutement et la formation des agents, ainsi que la modernisation des technologies et des véhicules. Placée sous la tutelle du département de la sécurité intérieure dirigé par la très dure alliée de Trump, Kristi Noem, l’agence compte recruter 10 000 nouveaux policiers d’ici à 2029. Ses effectifs sont actuellement de quelque 21 000 agents (contre 38 000 pour le FBI).

      **Nombre d’Américains choqués**

      Déjà, il semble que l’ICE a pris position un peu partout dans le pays. Selon le New York Times, les arrestations ont plus que doublé dans l’ensemble du pays par rapport à 2024, avec une moyenne de 666 arrestations quotidiennes contre 300 en 2024. Début juin, les descentes de police à Los Angeles ciblant des travailleurs sans histoire, ont cristallisé les oppositions. Les images d’agents masqués, se saisissant d’individus, en pleine rue, pour les faire monter dans des voitures banalisées ont choqué nombre d’Américains.

      Même Joe Rogan, le podcasteur favori des amateurs d’arts martiaux et des libertariens convertis au trumpisme, a trouvé « insensé » que l’administration Trump, qui avait annoncé s’attaquer aux cartels et aux trafiquants de drogue s’en prenne aux jardiniers et aux ouvriers du bâtiment. « Ils débarquent sur les chantiers, ils perquisitionnent. Sérieusement ? », a-t-il lancé dans son émission. Selon les chiffres compilés par l’American Immigration Council, un tiers des étrangers arrêtés par ICE et placés en détention n’ont aucun antécédent criminel.

      Les « durs » de l’administration n’ont pas l’intention de transiger. Mi-juin, Donald Trump avait laissé entendre que les rafles épargneraient les employés du secteur hôtelier et les « bons agriculteurs » qui assurent l’alimentation du pays. La secrétaire à l’agriculture Brooke Rollins a affirmé, lundi 7 juillet, qu’il n’en était pas question. « Il n’y aura aucune amnistie, a-t-elle assuré. Les expulsions de masse vont continuer mais d’une manière stratégique. »

      Pour compenser les départs dans le secteur agricole, le gouvernement encouragera « l’automatisation » des fermes et le recrutement d’une force de travail « 100 % américaine ». Le remplacement des immigrés par des Américains « devrait intervenir assez rapidement », a assuré la ministre, compte tenu du fait que les Etats-Unis comptent « 34 millions de personnes bénéficiant de Medicaid [l’assurance-maladie pour les personnes ayant de faibles revenus]». Ceux-ci risquant d’être privés de leur couverture santé par la nouvelle loi budgétaire, ils seront obligés de rechercher un emploi ou de travailler davantage, laisse entendre l’administration.

      Créée en 2003, après les attentats du 11 septembre 2001, l’ICE a toujours bénéficié d’un régime particulier. Ses agents disposent d’un pouvoir d’intervention plus étendu que les polices locales et sont soumis à moins de garde-fous. Le port de caméras corporelles ne leur est pas imposé. Ils ne sont pas tenus à porter une identification de leur unité ou un numéro de matricule et possèdent le droit d’intervenir dans des véhicules banalisés. Ils peuvent arrêter quiconque leur paraît suspect dans la rue, sans être poursuivis pour profilage racial. S’ils ne peuvent intervenir au domicile des particuliers, un mandat administratif leur suffit pour lancer un raid. Les agents de l’ICE peuvent même arrêter des citoyens américains, pris en flagrant délit d’infraction, mais n’ont pas le droit de les placer en centre de détention.

      Le faramineux renforcement des moyens de l’ICE prévu dans la loi « BBB » inquiète les défenseurs des libertés. Certains y voient l’embryon d’une police politique à la solde de Donald Trump. L’élu démocrate de Californie Lou Correa a déposé un projet de loi à la Chambre des représentants pour limiter le pouvoir de l’ICE et interdire aux agents d’intervenir masqués. Il est intitulé le « No Secret Police Act » : une loi « contre la police secrète » aux Etats-Unis.

    7. Buddycat350 on

      C’est de mémoire vu le paywall, mais l’augmentation est d’environ $130 milliards, de mémoire. Pendant qu’ils détruisent les services publics autant que faire se peut… Genre les déjeuners à l’école pour les enfants défavorisés. Et beaucoup, beaucoup plus.

      C’est bon signe que c’est pas des fachos hein?

    8. BenbenLeader on

      > Le prochain budget prévoit 170 milliards de dollars pour cette agence fédérale

      **COMBIEN !?**

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