
Duplomb Law: “soluzioni alternative efficaci e operative” all’acetamipride sono in circolazione da anni, secondo Anses [le gouvernement propose de saisir l’Anses sur la question de la réautorisation du pesticide alors qu’elle a déjà rendu deux avis aux conclusions concordantes]
https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/07/22/loi-duplomb-des-solutions-alternatives-efficaces-et-operationnelles-a-l-acetamipride-existent-depuis-des-annees-selon-l-anses_6623015_3244.html
di lieding
2 commenti
Mur de paie
Mais d’après le titre, le gouvernement essaye de nous enfumer en faisant semblant de faire quelque chose qui a déjà été fait, plutôt que de simplement se rétracter sur la loi.
> […] Hervé Jactel [ingénieur agronome, entomologiste et directeur de recherche à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae)] en sait quelque chose. C’est lui qui a présidé les deux groupes de travail de l’Anses sur les alternatives à l’usage des néonicotinoïdes : « Je veux bien refaire un troisième groupe de travail mais on ne fera que confirmer encore plus clairement qu’il existe des solutions alternatives à l’usage des néonicotinoïdes pour la lutte contre les pucerons de la betterave à sucre, toutes aussi – si ce n’est plus – efficaces que l’acétamipride et à l’évidence moins dangereuses pour la biodiversité. » […]
Tout ceux qui sont contre la démocratie participative ont un énième cas d’exemple : n’importe qui dans la rue peut gouverner mieux que la bande de cloportes au gouvernement. Pas parce que nos politiciens sont idiots, mais parce qu’ils n’ont plus les mêmes intérêts que le peuple souverain. La classe politique est véreuse, insincère, faisandée, corporatiste et euphorisée par un sentiment d’intouchabilité.
Pire, maintenant que la justice se met à condamner même des présidents, la classe politique tente de la museler (attaques contre l’impartialité des magistrats, attaques contre l’autorité de l’institution, loi pénales rétroactives de circonstances pour tenter de sauver les pourris [dernièrement la loi Ciotti abandonnée pour Le Pen, car la loi pénale plus douce s’applique aux faits commis antérieurement à l’entrée en vigueur et non définitivement jugés : principe de la rétroactivité *in mitius*], des lois de validation quand la justice décide d’imposer le droit [loi de validation du projet de l’A69 pour tenir en échec le juge] pour décontenancer le droit, le transfert du droit d’exception dans le droit commun au mépris des libertés, le pervertissement du rôle du Conseil constitutionnel pour déstabiliser notre régime à leur profit en instillant du doute envers la justice [des loi adoptées quand le législateur sait pertinemment qu’il écrit des dispositions contraires à la loi fondamentale] pour peu qu’ils demandent conseils auprès du Conseil d’État dans le cas de la rédaction des propositions de loi, un ministre de l’économie [[notons quand même qu’Éric Lombard n’est pas le seul à s’amuser avec le droit réglementaire/souple]] qui affaiblit les textes de loi en ayant rédigé une instruction fiscale publiée sous la pression du lobby bancaire pour faciliter la fraude fiscale CumCum, etc.). La Vème République devrait faire valoir son droit à l’euthanasie.
> […] De son côté, Agnès Pannier-Runacher répète qu’à titre personnel, elle reste « contre la réintroduction de l’acétamipride ». La députée Génération écologie des Deux-Sèvres, Delphine Batho, voit dans la nouvelle saisine de l’Anses proposée par la ministre une « tentative de manœuvre dilatoire ». Elle dénonce une autre « entourloupe » : le décret, publié deux jours après l’adoption de la loi Duplomb, obligeant l’Anses à étudier les demandes d’autorisation de pesticides selon une liste d’usages jugés « prioritaires » par le ministère de l’agriculture.
> Cette disposition, qui figurait initialement dans le projet de loi, avait été écartée par les parlementaires. « Ce décret porte atteinte à l’évaluation des risques des pesticides par l’Anses et fait prévaloir les intérêts économiques sur la préservation de la santé publique et de l’environnement », déplore l’ancienne ministre de l’environnement de François Hollande. Corinne Lepage, qui a occupé la même fonction ministérielle sous Jacques Chirac, dénonce une « pure violation de l’indépendance de l’Anses ». L’avocate vient de saisir le Conseil d’État au nom de l’association Agir pour l’environnement afin d’obtenir l’annulation de ce décret. Contacté, le ministère de la transition écologique n’a pas répondu à nos sollicitations. ∎