I 12 giorni di abuso che hanno preceduto la morte di “Jean Pormanove”

    https://www.mediapart.fr/journal/france/200825/les-12-jours-de-sevices-qui-ont-precede-la-mort-de-jean-pormanove?utm_source=global&utm_medium=social&utm_campaign=SharingApp&xtor=CS3-5

    di Folivao

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    4 commenti

    1. toto1792 on

      Moi qui culpabilisais récemment d’avoir écouté les débats de Gérard sur Fun Radio quand j’étais ado…

    2. TW : torture physique et psychologique, violences etc

      **Les 300 heures de direct visionnées par Mediapart montrent plusieurs tentatives d’étranglement, de très nombreux coups au visage et des brimades. À plusieurs reprises, Jean Pormanove se plaint, demande d’appeler la police ou l’hôpital. En vain.**

      Le lundi 18 août au matin, Raphaël Graven, 46 ans, plus connu sous le pseudonyme de « Jean Pormanove », est mort, filmé en direct sur sa chaîne diffusée sur la plateforme de streaming Kick. Mediapart a pu consulter les près de 300 heures de direct ininterrompu qui ont précédé sa mort.

      On y voit chaque jour Raphaël Graven se faire frapper et humilier à de très nombreuses reprises, par d’autres membres de la chaîne hilares, le tout sous les messages d’insultes des spectateurs. Owen C., connu sous le pseudonyme « Naruto », Safine H., et un troisième homme surnommé « 3Cheveux » frappent, étranglent, moquent et humilient Raphaël Graven et « Coudoux », un homme handicapé sous curatelle.

      Contacté par Mediapart, Nabil El Ouchikli, l’avocat d’Owen C., assure que Raphaël Graven « de manière volontaire, a participé à des mises en scène diffusées en direct, desquelles il tirait ses revenus ». Il estime également que « dans le cas de M. Raphaël Graven, il n’y a ni atteinte à sa dignité, ni exercice d’une quelconque contrainte ». Les douze jours de direct qui ont précédé la mort de l’homme de 46 ans montrent pourtant l’inverse.

      **Claques et humiliations**

      Le soir du mardi 5 août, les membres de la chaîne JeanPormanove lancent, depuis leur local, leur marathon de diffusion en direct. Moins de trois minutes après le début de la diffusion, un homme jette une boule de papier au visage de Raphaël Graven, lui lançant : « J’espère que t’es chaud. » Quelques secondes plus tard, Safine lui subtilise ses lunettes et les jette à l’autre bout de la pièce, provoquant son énervement.

      Vingt minutes plus tard, Naruto présente à ses viewers les divers défis qui seront réalisés au cours du marathon si ceux-ci font des dons suffisamment importants. La majorité implique diverses humiliations pour Raphaël Graven et Coudoux, qui doivent notamment se frapper si l’un deux commet une erreur au cours d’une partie de jeu vidéo. Si le palier de 4 000 euros est atteint, Raphaël Graven doit « nettoyer les chiottes après chaque caca de Coudoux jusqu’à la fin » du direct.

      Après trente-neuf minutes de diffusion seulement, Raphaël Graven est frappé une première fois, car il n’a pas suivi une consigne de Naruto. « Soit il arrête de me taper, soit j’arrête », lance-t-il alors, énervé. Durant les jours qui vont suivre, Raphaël Graven va pourtant être frappé à de très nombreuses reprises.

      Quelques heures plus tard, il est filmé en train de brosser les dents de Coudoux, sous les rires des autres membres du collectif : l’un d’eux affirme que quelqu’un a uriné sur la brosse à dents au préalable. Tout au long du direct, l’addiction des deux souffre-douleur à la cigarette est mise en scène : une cartouche est exposée dans la pièce, inaccessible, et les cigarettes deviennent des récompenses, parfois offertes à l’un d’eux. « Alors, on n’a pas eu sa clope ? », se moque l’un d’eux le lendemain. « T’as envie d’une clope ? Tu les regardes au plafond ? »

      Dans la journée du 6 août, pendant qu’ils jouent à un jeu vidéo, Safine vient à plusieurs reprises étrangler ou frapper Raphaël Graven. Après quatorze heures de direct, alors que le streamer lui vole une nouvelle fois ses lunettes, il s’énerve encore et annonce qu’il a « envie de [se] casser ».

      « Non, non, tu peux pas, t’es bloqué, rétorque Naruto.

      — J’appelle les flics, menace Jean Pormanove.

      — Non, non, non, t’appelle personne. »

      Deux heures plus tard, Naruto place par surprise un sac plastique sur la tête de son souffre-douleur et tente de l’étouffer, en le traitant de « sale raciste ». Dans les minutes suivantes, il le frappe au visage alors que Raphaël Graven menace une nouvelle fois de partir et de porter plainte. Au cours des douze jours de direct, la possibilité qu’il appelle la police est régulièrement tournée en ridicule par les autres membres du local.

      Plus tard dans la soirée, Coudoux fait une erreur au cours d’une partie de jeu vidéo. « Prends ta gifle », ordonne Naruto, qui encourage Raphaël Graven à frapper Coudoux au visage. Peu de temps après, la situation est inversée et Naruto, riant, impose à Coudoux de frapper l’autre en retour. Une situation qui va se reproduire à d’innombrables reprises. Dans la nuit, un homme vient réveiller les streamers en jouant de la flûte dans leurs oreilles.

      Le lendemain, les claques et les humiliations reprennent. Raphaël Graven annonce qu’il est « fatigué », ce qui provoque plus d’erreurs sur le jeu vidéo, donc plus de gifles. Il est frappé à quatre reprises en moins d’une heure. Un peu plus tard, Naruto filme son bureau et l’humilie, moquant son état : « Regardez ce gros sale de merde, il a 46 ans. C’est un gros porc, un crasseux. » Il est également traité de « sale pédé » ou « sale chien » dans les minutes qui suivent, entre deux coups au visage.

    3. LlamaLoupe on

      Plus j’en apprend sur cette affaire plus j’ai envie de pleurer. On touche le fond. Une bande de dégénérés, et encore pire pour tous ces gens qui regardaient ça sur leurs écrans tous les jours. C’est juste affreux. Je sais même pas quoi dire de plus. C’est atterrant.

    4. Diane_Mars on

      C’est d’une abjection sans nom !!!! Mais qu’ils aillent servir de souffre-douleur en prison, si c’est si sympa et drôle !!!!

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