Parigi, la capitale in cui sono radicate le grandi fortune

    https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/09/04/paris-la-capitale-ou-s-enracinent-les-grandes-fortunes_6638852_823448.html?lmd_medium=al&lmd_campaign=envoye-par-appli&lmd_creation=android&lmd_source=default

    di Stayunderground

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    7 commenti

    1. Stayunderground on

      Je voulais poster sur r/paris mais j’imagine que ça peut intéresser sur r/france

      Je partage l’article

      Autant qu’une boutique, c’est une maison de famille. Sur le toit-terrasse, un jardin privé avec des ruches et des pommiers donne un peu de miel et de gelée de pommes. Tout cela en plein cœur de Paris, à deux pas de l’Elysée, au 24, rue du Faubourg-Saint-Honoré. Le « 24 Faubourg », disent les initiés. Plus que dans ses usines un peu partout en France, c’est ici, dans ce magasin historique doublé d’un siège social, que bat le cœur de l’empire Hermès. Depuis 1880, six générations familiales s’y sont succédé.

      Cette patiente accumulation de capital a débouché, durant l’été, sur une forme de consécration : pour la première fois, le descendant aux commandes du groupe a pris la tête du classement des 500 premières fortunes professionnelles de France établi par le magazine Challenges. Avec un patrimoine évalué à 163 milliards d’euros, Axel Dumas et sa famille dament le pion à leur rival Bernard Arnault (LVMH), qui dominait la liste depuis 2017 sans discontinuer.

      Le faubourg Saint-Honoré devance désormais l’avenue Montaigne, siège de LVMH, mais tout cela reste dans un rayon de 1,5 kilomètre, dans le même 8e arrondissement. Invincible Paris. Capitale économique autant que politique. Lieu indépassable de concentration des fortunes. C’est ce qu’analysent avec finesse Jérôme Fourquet (IFOP) et Marie Gariazzo (Observatoire société & consommation) dans une note de la Fondation Jean Jaurès publiée jeudi 4 septembre.

      Décrivant l’accroissement des inégalités de patrimoine et la nouvelle géographie sociale qui en est issue, ils s’attardent sur le cas singulier de Paris. Ici, écrivent-ils, l’accumulation des richesses « atteint des proportions inégalées », et les diverses fortunes « se sédimentent » inexorablement depuis des décennies, sinon des siècles. De quoi alimenter la réflexion, à six jours d’un mouvement Bloquons tout qui vise notamment à protester contre l’« injustice sociale ».

      Une richesse de plus en plus héritée

      Le fond du décor est connu. En France, l’importance de la redistribution par l’Etat et la Sécurité sociale contient peu ou prou les inégalités de revenus. En revanche, les inégalités de richesse, après s’être tassées, se sont fortement creusées depuis une trentaine d’années.

      Entre 1998 et 2021, le patrimoine moyen des 10 % de Français les plus pauvres a chuté de 54 % en euros constants, selon l’Insee. Celui des 10 % les mieux dotés a bondi de 94 % dans le même temps. En se focalisant sur les 500 plus grandes fortunes professionnelles, le phénomène se révèle encore plus spectaculaire. Depuis 1996, le patrimoine total des « 500 » a été multiplié par 14, grâce à l’essor de leurs entreprises et de leur valorisation en Bourse. Sur la période, la richesse annuelle produite par la France a, elle, juste doublé. Au bout du compte, la part des « 500 » dans le patrimoine financier total des ménages est passée depuis 1996 de 2 % à 18 %.

    2. Touillette on

      Oh bah mince, l’enfer fiscal pour les grandes fortunes serait donc attractif. Nos grands nobles doivent être masochistes j’imagine /s

    3. Nenconnoisseur on

      Cet article est désespérant.

      Les plus grosses fortunes de ce pays ont multiplié leur patrimoine par 14 en moyenne, dans le même temps la richesse française n’a que doublé. Les 10% les plus riches ont doublé leur patrimoine et les 10% les plus pauvres sont 50% plus pauvres. Les autres stagnent ou se battent pour des miettes.

      Même les plus stupides de nos concitoyens sont capables de constater que les inégalités de richesses s’accroissent tandis que le pouvoir d’achat régresse petit à petit. C’est le résultat d’une politique qui favorise les plus riches depuis des décennies et cela démontre que les politiciens dans leur grande majorité favorisent les intérêts de la classe dont ils viennent (c.a.d la bourgeoisie / la noblesse pour une bonne partie d’entre eux à droite comme à gauche).

      Je me demande jusqu’où cet état de faits peut aller et si ce sujet n’est pas celui qui pourrait être le catalyseur d’une révolte sociale massive à terme.

    4. Noonserra on

      C’est un peu le principe de ces grandes capitales/villes il me semble…

    5. duffman313 on

      Pour éclaircir cet article intéressant, je vous recommande la lecture des ouvrages de Christophe Guilluy. Il concentre son analyse sur les inégalités de classe qui découlent des lieux de vie.

      En gros, le patrimoine des Bourges dans les grandes villes -et surtout à Paris- progresse plus vite que celui des autres possédants dans des villes de taille plus modeste.
      Les habitants des grandes villes ont, quelle que soit leur classe sociale, accès à une meilleure éducation, de meilleurs soins, une offre culturelle, de meilleurs salaires et opportunités de carrières.

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