
“Il 70 % dei francesi non capisce la loro slitta retributiva”: quando è una vera semplificazione?
https://www.leparisien.fr/economie/votre-argent/70-des-francais-ne-comprennent-pas-leur-fiche-de-paie-a-quand-une-vraie-simplification-08-09-2025-3CI2RETHIZBQVMVTYMJMPVS4GM.php
di kadreg
15 commenti
Moi j’ai une autre idée : plutôt que de simplifier, éduquons que les gens comprennent à quoi ça correspond…..
Le bulletin de salaire est beaucoup trop complexe pour une large majorité de Français, selon une étude de Payfit, un logiciel de paie, que nous dévoilons. L’entreprise lance un modèle « cliquable » pour pouvoir décrypter chacune des lignes.
Je vous parle d’un temps que les moins de 60 ans ne peuvent pas connaître. Celui des fiches de paie qui tenaient sur un quart d’une feuille A4 avec le salaire brut, les retenues (assurances sociales, retraites… regroupées sur une seule ligne) et la rémunération nette. Même pas une dizaine de lignes – en y ajoutant le nom de l’employé, de l’employeur et la date -, à partir d’un modèle complété à la main.
Aujourd’hui, le bulletin de salaire remplit une feuille A4 voire deux et compte « 55 lignes, parfois plus parfois un peu moins, avait reconnu l’an passé l’ex-ministre de l’Économie, Bruno Le Maire. Elle est illisible. » Difficile de lui donner tort. En 2023, la France a même encore obtenu la médaille d’or de l’Index mondial de la complexité de la paie, publié par le cabinet international de conseil en ressources humaines Alight.
*« Un vrai problème de lisibilité »*
Selon une étude de Payfit, un logiciel de paie et de ressources humaines, réalisée par Ipsos.digital et que nous dévoilons, 69 % des actifs français déclarent ne pas comprendre totalement leur bulletin de salaire. Et 57 % se disent perdus dans le jargon et les intitulés techniques.
« C’est un constat assez inquiétant, analyse Firmin Zocchetto, cofondateur et patron de Payfit, utilisé par 18 000 entreprises en France qui emploient au total 250 000 personnes. Il y a un vrai problème de lisibilité de la fiche de paie ce qui entraîne un déficit de culture financière. »
Quelque 80 % des personnes interrogées regardent en effet en premier lieu le « net à payer ». Mais leur véritable salaire, celui d’avant la réforme du prélèvement à la source, est situé un peu plus haut, souvent sous la dénomination « net à payer avant impôt sur le revenu ». Et le « montant net social » alors, qu’est-ce donc ? C’est la somme à déclarer auprès de la CAF ou de la mutualité sociale agricole pour voir si l’on a droit au RSA ou à la prime d’activité.
Tous ces montants sont souvent bien loin de celui affiché tout en haut : la rémunération brute. Entre-temps, des dizaines de lignes sont venues grignoter la somme mensuelle qui nous est finalement versée. Avec des intitulés ou des acronymes peu accessibles pour le commun des mortels et le flou sur la manière dont cela est calculé.
Prenons l’exemple de la section retraite. La ligne « sécurité sociale plafonnée » correspond à la cotisation retraite sur la part de salaire ne dépassant pas le plafond de la sécurité sociale (3 925 euros par mois). Avec un taux de 8,55 % pour la part patronale et de 6,90 % pour la part salariale. La cotisation vieillesse déplafonnée s’applique sur l’intégralité de la rémunération. Elle est de 0,40 % pour la part salariale et de 1,90 % pour la part patronale mais n’ouvre pas de droits nouveaux.
S’ajoute la complémentaire tranche 1 et 2 et, pour les cadres, la contribution d’équilibre technique pour les salariés dont le salaire est supérieur au plafond de la Sécu…
*Le projet de bulletin de salaire en 15 lignes à l’arrêt*
Alors pour aider à y voir plus clair, Payfit lance ce mois-ci pour les 250 000 salariés des entreprises clientes le bulletin de salaire « cliquable ». « Chaque salarié aura sa feuille de paie sur son espace personnel et dès qu’il ne comprend pas quelque chose, il pourra cliquer sur la rubrique et il aura toutes les explications générées par un mix entre l’intelligence artificielle et nos experts paie en interne », annonce Firmin Zocchetto.
Lequel explique que cela soulagera au passage les services RH parfois submergés de questions à ce sujet. Notamment à propos des congés. Selon le sondage commandé par Payfit, seuls 13 % des Français sont capables de dire le nombre exact de jours de repos qu’il leur reste à prendre à partir de la fiche de paie.
Quant à la simplification du bulletin de salaire, où en est-on ? En avril 2024, Bruno Le Maire avait promis de faire passer la feuille de paie de 55 lignes en moyenne à une quinzaine, avec un visuel du projet publié sur X (ex-twitter). L’objectif : regrouper les éléments de rémunération détaillés et tous les prélèvements sociaux, même si le salarié pourrait y avoir accès sur demande. Mais la dissolution a mis un coup d’arrêt au projet. En attendant qu’il redevienne d’actualité, autant apprendre à bien comprendre sa fiche de paie.
Ca sent le publi communiqué pour le logiciel, en plus d’être un non sujet complet, personne ne sera dans la rue mercredi pour demander à comprendre sa fiche de paie.
Mouais, je veux bien l’entendre mais la plupart de ces 70% la comprendraient sûrement s’ils avaient envie et qu’ils faisaient une recherche Google de 2 minutes.
Ah je me souviens du combat d’une partie de la droite pour tout afficher sur la fiche de paie en espérant mobiliser le salarié français contre les taxes. Manque de bol, le Français moyen reste attaché au modèle social et les histoires d’horreur venues des USA ne sont pas près de le faire changer d’avis à ce sujet.
Ca m’a plutôt l’air d’un manque de curiosité. Lorsque j’ai reçu ma première fiche de paie j’ai passé quelques heures à faire mes recherches pour comprendre la signification de chaque ligne pour voir ou l’argent va.
Tu le fais une fois et c’est reglé. Si tu le fais pas c’est que tu t’en fous un peu au fond je pense (ce qui est ok aussi).
Je ne suis plus salarié, mais ça n’avait pas été simplifié ?
Il me semble que tout est assez clair dessus maintenant, sauf peut être la partie CSG / CRDS, et encore il suffirait de mettre financement de la protection sociale / remboursement de la dette sociale pour que ça soit plus clair (CRDS est clair quand on sait ce que ça veut dire, CSG moins je trouve).
C’est pas tant une simplification qu’il faut qu’une réelle éducation économique et financière je trouve.
Et je ne parle pas d’apprendre les théories économiques (on a la matière SES pour ça) mais vraiment d’avoir une éducation sur les finances personnelles.
Comment lire une fiche de paie et quelles sont les différentes lignes, quels produits les banques proposent, comment lire les frais des banques, comment fonctionne un prêt, comment marchent les taux d’intérêts etc.
Bref, armer les citoyens pour mieux comprendre les enjeux qui le touchent directement. Ca évitera des embrouilles du style “fiche de paie qu’on ne sait pas lire” ou banques qui profitent de clients qui manquent d’éducation sur le sujet.
J’ai toujours pensé que c’était justement fait exprès pour qu’on ne comprenne rien et donc passions à côté “d’erreurs” bien souvent à notre désavantage.
Ceux dans les coms qui lâchent “suffit de faire une recherche Google” vous êtes juste de mauvaise foie. Pour Google et comprendre toutes les lignes une par une il faudrait plusieurs heures.
En 2017 le bulletin a été simplifié. Les lignes des cotisations patronales ont été agrégées par thématique et pas ligne par ligne si elles sont 100% patronales.
Du coup on veut encore simplifier? Pour faire quoi, rendre encore plus illisible ? Car excusez moi, si j’ai les lignes avec les bases de cotisation et le taux je peux savoir si mon employeur m’arnaque ou pas. Je peux le calculer, je peux me renseigner pour savoir si c’est le bon taux, etc.
On pourrait déjà partir sur un modèle unique, ça serait déjà une avancée.
Chaque ligne sur la fiche de paie c’est une cotisation pour un droit, méfiez vous des gens qui veulent la simplifier.
Pourquoi des fiches de paie d’autres pays sont plus simples ? Exemple en Suisse, c’est 5-6 lignes: retraite, santé, chômage etc.
Le logiciel de paye de ma boite fournit plusieurs versions: une simplifiée et la complète répondant aux normes administratives. Faites jouer la concurrence entre les éditeurs de logiciels de paye plutôt que de faire chier l’état avec ca.
Simplifier plutôt qu’expliquer ?