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    1. Le_Pouffre_Bleu on

      # À Lyon, un syndicaliste interpellé en amont du 10 septembre

      Sébastien, musicien syndiqué à la CGT, a été interpellé le 9 septembre au soir et placé 48 heures en garde à vue avant même la journée de mobilisation du 10 septembre à Lyon. Le motif et le timing de son interpellation interrogent.

      Marie Allenou (Rue89 Lyon) 15 septembre 2025 à 17h56

      **Lyon (Rhône).–** *« Ils tentent de museler le mouvement social ! »* Devant le tribunal judiciaire de Lyon, jeudi 11 septembre en début d’après-midi, un militant cégétiste s’indigne. Avec une centaine de personnes, il est venu à un rassemblement de soutien pour deux syndicalistes en garde à vue, censés passer devant le tribunal dans l’après-midi. L’un est membre de la CGT Spectacle et l’autre d’Asso-Solidaires.

      Tartes, café, chasubles et drapeaux syndicaux… La foule de militant·es est bien décidée à ne pas partir sans avoir eu de nouvelles de leurs camarades. Sauf que les informations sont floues et arrivent au compte-goutte.

      Un message du syndicaliste d’Asso-Solidaires finit par arriver sur le téléphone d’une sympathisante. Interpellé la veille au matin, alors qu’il se rendait à un point de rassemblement pour la journée « Bloquons tout » avec son drapeau syndical, il est ressorti libre et sans poursuites, après une nuit en garde à vue au commissariat Bataille (Lyon VIII^(e)).

      Son voisin de cellule, Sébastien, syndicaliste à la CGT Spectacle et militant actif de gauche à Lyon, n’a pas eu la même chance. Interpellé et perquisitionné mardi 9 septembre au soir à son domicile, il a passé quarante-huit heures en garde à vue. Celle-ci a commencé avant même le début de la journée de mobilisation du 10 septembre. Son syndicat dénonce une procédure dont *« le seul motif était de l’empêcher de participer aux mobilisations du 10 et d’intimider les militant·es et les organisations syndicales »*.

      Accusé d’association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un délit, il ressort finalement libre du tribunal en fin de journée. Seul chef d’accusation retenu à son égard : son refus de communiquer le mot de passe de son ordinateur. Il n’arrive toujours pas à comprendre ce qu’il vient de se passer.

      *« Ils ont essayé de me faire croire qu’ils m’avaient identifié en train de poser une bouteille remplie d’hydrocarbures près de la place des Archives, où un blocage était prévu le lendemain*, retrace-t-il. *C’est complètement faux ! »* Les images des caméras de vidéosurveillance confirment les dénégations du militant.

      Une bouteille, remplie d’alcool et de gel hydroalcoolique, a bien été retrouvée dans des bosquets près de la place des Archives. Sauf que ce n’est pas Sébastien qui l’a déposée, mais une autre personne, qui s’est séparée d’un groupe dont il faisait partie.

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