
L’Aia: una dimostrazione di estrema destra degenera nel centro della città, “uno scoppio di violenza mai visto nei Paesi Bassi”
https://www.lemonde.fr/international/article/2025/09/22/la-haye-sous-le-choc-apres-des-affrontements-entre-des-militants-d-extreme-droite-et-la-police-un-dechainement-de-violence-jamais-vu_6642365_3210.html
di Folivao
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**Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées, samedi, dans le centre de capitale politique du pays pour protester contre l’immigration, attaquant la police et causant d’importants dégâts.**
Cela a été « un déchaînement de violence jamais vu, indigne des Pays-Bas », raconte Jan van Zanen, le maire de La Haye. Samedi 20 septembre, la capitale politique du pays a été le théâtre d’une mobilisation de centaines de militants d’extrême droite (1 200 selon la police) qui affirmaient vouloir protester contre « les défaillances de la politique d’asile ». Les traces des violences, qui surviennent un peu plus d’un mois avant les élections législatives du 29 octobre, étaient bien visibles, dimanche, dans le centre-ville.
La manifestation anti-immigration avait été organisée par une influenceuse de 26 ans, qui se fait appeler « Els de droite », sympathisante du Parti pour la liberté (PVV), la formation d’extrême droite du député Geert Wilders. La jeune femme que l’on a vu souvent poser en compagnie de l’homme politique, et qui appelle à voter pour lui, a longtemps refusé de révéler son nom de famille, par crainte pour ses proches, dit-elle. Mais tout le monde sait désormais qu’elle s’appelle Els Noort. Elle « remercie Dieu d’être de droite » et affirme vouloir défendre « les valeurs néerlandaises, la sécurité et les traditions ».
Réagissant rapidement, le premier ministre démissionnaire, Dick Schoof, a évoqué, samedi, « les images stupéfiantes d’une violence éhontée » et il a affirmé que s’il y a, dans son pays, « toujours une place pour les manifestations et la liberté d’expression, il n’y en aura jamais pour la violence ».
Sur le Malieveld, un grand espace vert proche de la gare centrale de la ville, un sweat-shirt noir siglé « Defend Holland » traînait encore, dimanche, parmi quelques détritus, des bâtons et des canettes. C’est dans ce théâtre habituel des rassemblements organisés à La Haye que les manifestants s’étaient retrouvés samedi. Selon le maire, il s’agissait de « hooligans venus de tout le pays ». Vêtus de noir, cagoulés, arborant des drapeaux aux couleurs du royaume et frappés des noms de différentes villes, ils ont rapidement cherché la confrontation avec les forces de l’ordre, visiblement dépassées par les événements, raconte Jeroen Schilder, un étudiant qui a assisté à la scène. « Ils leur ont lancé des poteaux, des morceaux de verre et des pavés », rapporte-t-il.
Une autoroute proche du Malieveld a été bloquée, des voitures de police incendiées et six journalistes ont été agressés. L’entrée de la Chambre des députés, le Binnenhof, fermé depuis quatre ans pour une vaste rénovation qui a entraîné une délocalisation de l’Assemblée, a été forcée. Des locaux ont été endommagés. Deux membres des forces de l’ordre ont été blessés, selon Karin Krukkert, commissaire en chef de la police locale. L’enquête sur les auteurs des violences se poursuit activement. Elle a été confiée à une équipe spéciale et a déjà débouché sur une trentaine d’arrestations.
**Geert Wilders sur la sellette**
Les émeutiers s’en sont aussi pris au siège du parti D66, une formation libérale sociale, pro-européenne, adversaire résolue de l’extrême droite. Dimanche matin, un conteneur de poubelles incendié trônait devant l’entrée. Des ouvriers s’affairaient à clouer des planches pour remplacer les vitres brisées. « Ce qui s’est déroulé doit entraîner une prise de conscience, nous ne pouvons pas laisser les voyous l’emporter », souligne Rob Jetten, le dirigeant du parti. « Il faut en revenir à un débat normal », ajoute-t-il, pointant du doigt celui qui est, selon lui, le vrai responsable de l’agitation : Geert Wilders.
Le chef du PVV sera, à coup sûr, sur la sellette la semaine prochaine si la Chambre des députés organise, comme le réclament les partis de gauche, un débat d’urgence sur les violences de La Haye. Au scrutin du 29 octobre, M. Wilders espère rééditer sa performance de 2023, quand son parti est devenu le premier du royaume, avec 37 sièges de députés sur 150. S’il l’emporte sur la droite libérale et la gauche socialiste et écologiste, il dit vouloir, cette fois, diriger lui-même le gouvernement, et non plus confier les rênes à une personnalité indépendante. Pour ce faire, il mise sur ses thèmes favoris : la lutte contre l’immigration et la réforme du droit d’asile.
Si une partie de l’opinion est sensible à ce discours, il est moins évident qu’elle approuve des actes de violence comme ceux de samedi. Le dirigeant populiste tentera donc vraisemblablement de se démarquer d’« Els de droite », même si celle-ci le décrit avec admiration comme « un exemple et un vrai dur ».
Absent de La Haye, samedi, M. Wilders a d’ailleurs évoqué, sur X, la nécessité d’« une attaque frontale » contre ceux qu’il a qualifiés d’« idiots » et de « voyous ». Il tiendra aussi à mettre en évidence qu’Els Noort s’est, elle-même, dite « choquée » par les scènes qu’elle a vécues à La Haye. « Ce n’était absolument pas le but, je voulais un défilé pacifique », a-t-elle assuré, un peu piteusement, sur les réseaux sociaux.
La jeune femme avait visiblement été encouragée par le succès de la manifestation organisée à Londres, samedi 13 septembre, par l’influenceur et activiste britannique d’extrême droite Tommy Robinson, qui a rassemblé des dizaines de milliers de personnes au nom de la lutte contre l’immigration et en faveur de « la liberté d’expression ». Els Noort assure, elle aussi, qu’elle est régulièrement privée du droit d’exprimer ses convictions. Au cours des derniers jours, on l’a vue pleurer la mort de Charlie Kirk, l’influenceur ultraconservateur américain tué par balle, mercredi 10 septembre, lors d’une réunion publique sur le campus de l’Utah Valley University.
Mais pourtant c’est pas les mêmes qui sortaient il y a peu que la violence ne venait que de l’extrême gauche ?
Chut ! Il ne faut surtout pas que ça se sache !!!!
Le problème c’est Mélenchon ok ?!
Franchement, ça commence a puer du cul méchamment, et un peu partout
Ca arriverai jamais en France ce genre de chose, c’est juste pas possible qu’une manif d’extrême droite attaque la police, ils peuvent pas etre a deux endroits en meme temps.
Salon des droites être comme “les manifestations c’est un truc de gauchiste, donc c’est impossible que ce soit l’extrême droite qui ait provoqué ce chaos, c’est la faute de la gauche, échec et mat”
>Elle *« remercie Dieu d’être de droite »*
Dieu est avec eux ? On a perdu d’avance on est d’accord ?
C’est comme si à l’époque des Romains on avait dans notre camps des marginaux qui font naitrent leur bébé dans des granges avec les animaux de la ferme !
Un déchaînement de violence jamais vu aux Pays-Bas, vraiment ? Genre plus violent que la fois où ils ont lynché et mangé leur premier ministre ?
Encore un coup des black block antifa