
Donald Trump accende l’Ucraina e, prima delle Nazioni Unite, la lezione agli europei
https://www.lemonde.fr/international/article/2025/09/24/donald-trump-fait-une-volte-face-sur-l-ukraine-et-devant-les-nations-unies-la-lecon-aux-europeens_6642711_3210.html
di Folivao
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**Le président américain a opéré, mardi, un renversement radical de sa propre ligne sur le conflit ukrainien, estimant que Kiev était « en mesure de reprendre le pays dans sa forme originelle ». A l’ONU, il a fustigé les politiques migratoires et énergétiques des pays du Vieux Continent.**
Donald Trump prête une attention particulière aux escaliers mécaniques. Il avait annoncé sa première candidature à la présidentielle, en 2015, après avoir descendu l’un d’entre eux dans sa tour de New York, siège de son organisation. Mardi 23 septembre, un peu plus à l’est de la ville, au quartier général des Nations unies (ONU), celui sur lequel s’est engagé le président américain au moment de rejoindre la salle de l’Assemblée générale s’est brusquement arrêté. Il y a vu un symbole de cette institution multilatérale, jugée dysfonctionnelle et hostile, qu’il a toujours méprisée. Lorsque le prompteur est ensuite tombé en panne à la tribune, l’irritation de l’orateur n’a fait que redoubler.
Mais ces soucis techniques – qui ont conduit ensuite la Maison Blanche à réclamer une enquête pour sabotage – n’ont pas altéré le sens de son discours. Celui-ci a tenu ses promesses, si l’on ose dire. Donald Trump ne fait plus semblant. Il ne prétend à aucune respectabilité ou langage diplomatique, tout entier livré aux remugles de ses obsessions, sans considération pour les valeurs libérales que les Etats-Unis ont prétendu défendre et incarner pendant des décennies. Le magnat s’est félicité de pulvériser des bateaux supposément aux mains des cartels de la drogue, au large du Venezuela. Il a fait la leçon aux Européens sur l’immigration et le climat, « un monstre à deux queues » qui menacerait leur existence, leur conseillant de privilégier des frontières fortes et les énergies fossiles. Enfin, il a attaqué l’ONU en des termes inédits.
Le premier reproche adressé à cette dernière concerne son bâtiment. Le républicain se souvient qu’il avait proposé une rénovation somptueuse du siège de l’organisation, pour 500 millions de dollars (423 millions d’euros), mais qu’une autre option avait été choisie, bien plus coûteuse, « et ils n’ont même pas eu les sols en marbre que je leur avais promis », a-t-il déploré. L’ONU a un « formidable potentiel », a expliqué Donald Trump, mais sa spécialité serait la rédaction de lettres sans conséquences : « Ce sont des mots vides, et les mots vides ne résolvent pas les guerres », selon lui. Il s’est, une nouvelle fois, réjoui d’avoir supposément dénoué sept conflits comme médiateur, depuis son retour à la Maison Blanche, « sans jamais avoir même reçu un coup de fil de l’ONU offrant d’aider à la finalisation de l’accord ».
**« J’ai eu raison sur tout »**
Selon Donald Trump, non seulement les Nations unies n’aident pas à résoudre les crises, mais « en créent de nouvelles ». Le meilleur exemple serait « le problème politique numéro un de notre temps, la crise de l’immigration incontrôlée ». Le milliardaire a accusé l’ONU de fournir « de la nourriture, des abris, des moyens de transport et des cartes de crédit aux clandestins », pour leur permettre d’« infiltrer » la frontière sud des Etats-Unis.
Sur cette question migratoire, Donald Trump a adressé un avertissement cinglant aux pays européens, qui iraient « en enfer ». « Ce n’est pas tenable. Et parce qu’ils choisissent d’être politiquement corrects, ils ne font absolument rien à ce sujet. » Le président américain a cité la ville de Londres, et la volonté – imaginaire – de son maire, Sadiq Khan, d’y instaurer la loi islamique. « Il est temps d’arrêter l’expérience ratée des frontières ouvertes », a-t-il résumé.
Même tableau sombre dressé en matière économique. Selon le président américain, en Europe, « de nombreux pays se trouvent au bord de la destruction » en raison des énergies renouvelables privilégiées. Qualifiant le changement climatique de « plus grosse escroquerie jamais organisée aux dépens du monde », le dirigeant a promis aux Européens la déchéance s’ils ne changeaient pas de cap. « L’effet premier de ces politiques brutales en matière d’énergie verte n’a pas été d’aider l’environnement, mais de redistribuer les activités de fabrication et de production industrielle des pays développés, qui ont suivi les règlements insensés imposés, vers les pays polluants qui ne respectent pas les règles et gagnent une fortune. » Les énergies renouvelables ? « Une blague », « trop cher ». Les éoliennes ? « Pathétique. »
Son premier discours devant cette même Assemblée générale, en 2017, avait été une synthèse curieuse d’ode à la coopération entre nations souveraines et d’« Amérique d’abord », pour reprendre le slogan fondateur du président. Chacun pouvait y trouver, à l’époque, des motifs d’espoir ou d’inquiétude.
Le Donald Trump de 2025 est tout autre. Il n’écoute que lui-même. « J’ai eu raison sur tout », a-t-il prétendu, mardi. « Tout le monde dit que je devrais avoir le prix Nobel de la paix. » Le président américain s’est débarrassé, dans son entourage, de tout poids lourd, civil ou militaire, représentant le consensus traditionnel de Washington en politique étrangère. Il préfère tordre le bras plutôt que de tendre la main et méprise les institutions internationales. Sa seule initiative annoncée : conduire « un effort international pour faire appliquer la convention sur les armes biologiques », en utilisant pour cela « un système de vérification par intelligence artificielle dans lequel chacun peut avoir confiance ».
**« Ils financent la guerre contre eux-mêmes »**
Le milliardaire ne s’est pas appesanti sur la reconnaissance de l’Etat palestinien par de nombreux pays, dont la France. Sa retenue a été notable, tant sur d’autres sujets on le sait capable de critiques et de menaces. Il a simplement noté qu’au lieu de « se soumettre aux demandes de rançon du Hamas, ceux qui veulent la paix devraient être unis avec un message : relâchez les otages ». Dans l’après-midi, il a participé à une réunion avec les dirigeants des principaux pays arabes, après avoir répété que la guerre à Gaza devait cesser.
A la tribune de l’Assemblée générale, Donald Trump a évoqué également la guerre ravageant l’Ukraine. Il a qualifié la Chine et l’Inde de « premiers bailleurs de fonds » de la Russie, par leurs achats de pétrole. « Mais de façon inexcusable, même les pays de l’OTAN n’ont pas rompu avec l’énergie russe », a souligné le président américain, disant avoir appris cela « il y a deux semaines environ ». « Imaginez, ils financent la guerre contre eux-mêmes », a-t-il raillé.
Or, Donald Trump n’a exercé à ce jour aucune pression sur les dirigeants des deux principaux pays européens concernés, Viktor Orban (Hongrie) et Robert Fico (Slovaquie), dont il est pourtant proche. Lors d’une rencontre avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, à New York, mardi, Donald Trump a été interrogé au sujet du premier ministre hongrois. « C’est un ami. Je ne lui ai pas parlé. Mais j’ai le sentiment que si je le faisais, il pourrait arrêter [d’acheter du pétrole russe]. Et je pense que je vais faire ça. »
Dans la foulée des droits de douane punitifs de 25 % décidés contre l’Inde en raison de ses achats de pétrole russe, l’administration américaine se dit prête à adopter un nouveau paquet de sanctions du même type, contre la Chine, à condition que les Européens s’alignent. Mais qui veut d’une guerre commerciale avec Pékin ? Donald Trump devrait aborder cette question avec le président turc, Recep Tayyip Erdogan, attendu à la Maison Blanche le 25 septembre, et dont le pays est le troisième importateur de pétrole russe.
Dans l’après-midi, mardi, Donald Trump a publié un message stupéfiant sur son réseau Truth Social, au sujet de la guerre en Ukraine. Un message marquant un renversement radical de sa propre ligne, suivie depuis huit mois, dont il confirmait ensuite la teneur en préambule de sa rencontre avec le président français, Emmanuel Macron. Jusqu’à présent, le président américain avait prétendu que l’Ukraine, malgré son courage, n’avait pas « les cartes » pour se défendre face à la puissance russe. Il n’était question que de concessions territoriales. Mardi, il a qualifié la Russie de « tigre de papier », estimant qu’une vraie puissance militaire aurait mis « une semaine » à l’emporter. Il a aussi clamé que les Ukrainiens pourraient être « en mesure de reprendre leur pays dans sa forme originelle », voire plus, sans préciser s’il avait aussi en tête la Crimée, annexée en 2014 par Moscou. « [Le président russe, Vladimir] Poutine et la Russie ont de gros soucis économiques, et il est temps pour l’Ukraine d’agir », concluait-il, en misant sur le fait que le coût de la guerre provoquera une érosion du soutien populaire en Russie.
Si cette volte-face est spectaculaire, il serait bien hasardeux d’anticiper une nouvelle approche américaine. Aucune livraison directe de batteries antimissiles n’a été, par exemple, annoncée au profit de Kiev. « Nous allons continuer à fournir des armes à l’OTAN pour que l’OTAN en fasse ce qu’elle veut », a précisé le magnat. Interrogé sur la confiance qu’il avait en Vladimir Poutine, Donald Trump a répondu : « Je vous le dirai dans un mois environ. »
Plus personne ne compte, dans ce dossier, les échéances et les ultimatums aussi vite oubliés par le président américain. Si l’ONU se paie de mots selon ce dernier, Donald Trump n’en est pas avare non plus. Les actes parleront davantage. En particulier les arbitrages à venir sur le redéploiement des dizaines de milliers de soldats américains, déployés sur le continent européen.
Et girouette-man a girouetté.
Pourquoi s’embêter à écrire un article si long, dans 2 jours il aura une nouvelle fois changé d’avis.
Il aura oublié la semaine prochaine, va.
Talk is cheap.
TACO changera d’avis d’ici demain.
Donald, tout ce dont le monde va se souvenir, c’est que même l’escalator ne veut pas de toi.
C’est peut être un indice que la Russie va s’écrouler prochainement, et il veut faire partie des “gagnants”
J’ai pu récupérer des morceaux de discours, ainsi que des bouts de sa conférence sur le Tylénol, et je m’étonne du titre du Monde. Je pose la question sincèrement : pourquoi ils ne titrent pas “Trump perd les pédales en direct et divague pendant une heure devant les Nations Unies” ? Il a quand même voué les pays assemblés aux gémonies, râlé sur le prompteur et sur l’escalator en panne, et est parti dans des tangentes qui l’auraient envoyé à l’hospice directement s’il n’était pas président …
Dans le corps de l’article ils le disent à demi-mot, mais encore une fois les médias traditionnels tentent désespérément de le faire paraître pour normal. Il faut arrêter, c’est comme ça qu’il a été élu !
Il a aussi dit qu’on a laissé entrer trop d’immigrés et que nos pays vont aller en enfer.
Le pédophile en chef qui parle d’aller en enfer, ironique.
Aussi, il y aurait peut être moins d’immigration si les USA n’avaient pas passé 20ans à bombarder la moitié du moyen orient et à financer Israël qui bombarde également la même zone.
Lavrov vient d’arriver à New York, il va montrer à Trump les dossiers qu’ils ont sur lui, Trump fera marche arrière toute et accusera encore Zelensky d’avoir provoquer la Russie et d’oser résister…
Voilà, désolé de tout divulgâcher.
Au passage, ce ne sont que des paroles de Trump, pas des actes.
Y’a que les imbéciles qui changent pas d’avis.
Sauf Donald, lui il en change h24.
Il ne sait pas ce qu’il dit et aura tout oublié demain.
Fin de la guerre à Gaza ? Et s’il coupait le robinet américain qui alimente les armées israéliennes ?
Combien ça couterait de déménager l’ONU en Europe ? Nan parce que là, papy il divague complètement, et déménager et leur faire comprendre qu’ils deviennent des parias dans ce monde, ça leur ferait peut-être du bien…
Bof, il ne fait que répéter les arguments de la dernière personne à lui avoir parlé. Un petit coup de fil de Lavrov ou d’un élu pro-russe et il va revenir sur les rails pro-Kremlin.
De plus il a beau jeu de critiquer les Européens là-dessus quand en interne, on a ses potes Orban et Fico qui bloquent tout et favorisent les intérêts russes.
Trump : après 4000 ans de diplomatie, il déclare : La diplomatie c’est de la merde.
Je pense que Trump il a pas digéré que Poutine lui tienne tête, notamment toute l’histoire des négociations sur la paix avec lequel l’autre s’est torché.
(Il est aussi possible qu’il ai passé un deal avec Zelensky pour s’approprier des ressources a la fin de la guerre et qu’il s’aperçoit que la guerre peu durer très longtemps)
J’ai arrêté de lire ou d’écouter ses “déclarations”. Il part complètement en sucette le vieillard.
ridicule, LeMonde voit ce qui l’arrange mais Trump n’a pas changé, il dit aux autres : ous devez acheter americain, ça marche aussi pour l’énergie, donc pas de gaz russe, mais la guerre en Ukraine, il s’en fiche. Il veut aussi vendre es armes, donc il explique que les européens devraient financer l’kraine pour qu’elle achete des armes US .. bref, Trump first, les US deuze et les entreprises Us ensuite, aucun changement, le reste ne sont que des opportunités qui changent chaque semaine selon l’actualité.