Lo scandalo dell’Ufficio antidroga di Marsiglia colpisce gli alti funzionari di polizia

    https://www.mediapart.fr/journal/france/141025/le-scandale-de-l-office-anti-stupefiants-de-marseille-atteint-de-hauts-dirigeants-policiers

    di Delicious-Owl

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    7 commenti

    1. Delicious-Owl on

      **Une enquête sur les dérives de policiers marseillais au cours d’une opération de lutte contre les stupéfiants a révélé de nombreux manquements de leur hiérarchie, jusqu’au siège de Nanterre.**

      *Pascale Pascariello
      14 octobre 2025 à 07h42*

      Mais où s’arrêtera donc l’enquête sur l’Office anti-stupéfiants (Ofast) ? Et surtout, jusqu’où remontera-t-elle ? Deux ans après qu’une livraison de drogue surveillée à Marseille a tourné au fiasco, un an après qu’elle a donné lieu à l’ouverture d’une instruction judiciaire, les derniers éléments recueillis par Mediapart et qui viennent compléter les nombreuses révélations déjà faites par Le Monde et Le Parisien indiquent que l’affaire met à présent en cause les plus hauts responsables de la police nationale. Bien que ces derniers aient tout fait pour freiner l’enquête et minimiser la gravité des faits.

      Un couple figure au centre des soupçons : Philippe Frizon, le directeur départemental de la police judiciaire à Marseille, et sa femme Olivia Glajzer, fonctionnaire à l’Ofast dans la cité phocéenne, qui exerce directement sous les ordres de son mari.

      Olivia Glajzer se dit victime d’une cabale en interne orchestrée par l’ancien chef de l’Ofast. Cette cabale serait motivée par le fait que, depuis son arrivée, elle aurait voulu « faire respecter la loi » et « remettre des choses carrées », selon des propos qu’elle a tenus devant l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).

      Le dossier montre une autre réalité. Olivia Glajzer est soupçonnée d’avoir tardé à avertir la justice des soupçons de corruption pesant sur plusieurs de ses agents. Elle est également questionnée par la police des polices pour avoir elle-même ordonné des perquisitions hors des clous. Et au milieu de toutes ces investigations, elle semble surtout préoccupée par le désir de garder son poste.

      Quant à Philippe Frizon, il est soupçonné lui aussi d’avoir dissimulé des faits à la justice. Et il trouve légitime qu’en dépit des soupçons pesant sur sa femme il ait sollicité le directeur général de la police nationale (DGPN) pour s’assurer qu’elle conserve son poste si convoité par « cette racaille d’officiers », expression qu’il emploie pour désigner d’autres commissaires.

      Ce n’est pas tout. L’enquête menée par l’IGPN, que Mediapart a pu consulter, révèle que ces dérives ne sont pas circonscrites à Marseille. Elles touchent également le siège central de l’Ofast, basé à Nanterre (Hauts-de-Seine), et particulièrement l’un de ses enquêteurs, le commandant divisionnaire Nicolas H., présenté par un des responsables de l’Ofast auprès de l’IGPN comme un « rapporteur d’affaires ». Il a depuis été muté, dans « l’intérêt du service ».

      Plus de cinq ans après la disparition de l’OCRTIS, l’ancêtre de l’Ofast mort de scandales très comparables, se pourrait-il que l’histoire se répète et que la trop grande proximité d’intérêts entre policiers et trafiquants éclate de nouveau au grand jour ?

      À ce jour, trois policiers de Marseille, le capitaine Thomas P., le major Arnaud D. et le brigadier-chef Nouredine G., ont été mis en examen, notamment pour importation et trafic de stupéfiants en bande organisée, blanchiment, association de malfaiteurs et faux en écriture publique.

      Deux d’entre eux ont été placés en détention provisoire, tout comme leurs informateurs. Quant à la cheffe de l’antenne marseillaise de l’Ofast, Olivia Glajzer, et son adjoint le commissaire Étienne L., ils ont été mis en examen pour « faux en écriture publique par personne dépositaire de l’autorité publique ».

      **La carrière prime**

      Comme l’ont révélé Le Monde et Le Parisien, l’affaire s’ébruite en décembre 2023, lorsque le numéro deux de l’Ofast Marseille, le commissaire Étienne L., reçoit les confidences de Serge L. D., un serrurier auquel la police de Marseille fait appel, avec l’aval du ministère de l’intérieur, pour poser des caméras, changer des serrures et faire tout ce que devrait normalement faire un service prévu à cet effet : le Siat (service interministériel d’assistance technique). Mais si le recours à ce serrurier pose question, c’est surtout le traitement de son alerte par la direction de l’Ofast de Marseille qui interpelle.

      En effet, Serge L. D. rapporte au numéro deux de l’antenne marseillaise de l’Ofast les agissements suspects de trois policiers, Thomas P., Arnaud D. et Nouredine G., dans le cadre d’une opération de lutte contre le narcobanditisme. Il a notamment découvert un sac potentiellement rempli d’argent, caché dans le frigo d’un bureau de la police.

      Le 12 décembre 2023, le commissaire Étienne L. en avise la cheffe de l’Ofast, Olivia Glajzer, et lui demande d’en informer le parquet de Marseille. Elle n’en fait rien et retarde tout signalement, devant d’abord en parler à son conjoint, le directeur de la PJ, Philippe Frizon.

      > Il n’était pas question que je transmette un tel rapport, entaché d’irrégularités, au parquet de Marseille. — Philippe Frizon, directeur départemental de la PJ de Marseille, interrogé par l’IGPN

      Le 11 janvier 2024, un rapport est finalement rédigé, mais par Étienne L. et non par Olivia Glajzer. Avant d’être transmis au procureur de la République de Marseille, le rapport transite par Philippe Frizon, qui prend soin d’enlever plusieurs éléments potentiellement illégaux. Il fait également disparaître l’absence de signalement de la part de sa conjointe auprès de la justice, et cela malgré les échanges réguliers qu’Olivia Glajzer avait alors avec le parquet de Marseille. L’IGPN s’interroge aujourd’hui sur le délai de saisie de la justice.

      « Il n’était pas question que je transmette un tel rapport, entaché d’irrégularités, au parquet de Marseille », lancera Philippe Frizon à l’IGPN, qui ne comprend pas ce précieux mois de perdu avant d’informer le procureur de Marseille de ces possibles faits de corruption.

      Il n’y « a aucune polémique à faire sur ce léger délai », rétorque Philippe Frizon à l’IGPN. « [Olivia Glajzer] était occupée, elle devait avoir le souci de son avenir professionnel, sa division disparaissait et nous étions attaqués par certains qui voulaient la voir partir. […] Durant six mois, nous avons dû nous battre pour qu’elle puisse rester. »

      Philippe Frizon assume d’avoir lui-même pris les choses en main : le 4 janvier 2024, il profite d’une visite du directeur de la police nationale de l’époque, Frédéric Veaux, en visite à Marseille, pour s’entretenir avec lui. « Sans en parler à personne, je lui ai demandé un entretien en tête à tête […], il m’a laissé parler quarante-cinq minutes, n’a rien dit, et deux semaines plus tard le maintien d’Olivia Glajzer a été acté », expliquera-t-il à l’IGPN.

      Interrogé par Mediapart, le ministère de l’intérieur n’a souhaité faire aucun commentaire sur cet épisode, une « enquête judiciaire étant en cours ».

      **« Livraison surveillée »**

      En réalité, ce sont déjà des préoccupations de carrière qui semblent avoir guidé le lancement en février 2023 de l’opération baptisée « Trident », et dont les dérives constituent aujourd’hui le cœur du dossier.

      À l’époque, l’Ofast central de Nanterre, son antenne à Marseille et leur homologue américain, la Drug Enforcement Administration (DEA) organisent cette opération de « livraison surveillée », validée par des procureurs de Marseille alors chargés de la criminalité organisée (JIRS).

      Cette technique d’enquête consiste, avec l’accord des États concernés, à laisser passer de la drogue et à surveiller son acheminement jusqu’à son achat afin d’interpeller les commanditaires.

      Dans le cas de Trident, selon les renseignements des enquêteurs français et américains, un trafiquant colombien avait l’intention d’exporter de la cocaïne à Marseille par voie maritime, ce qui semblait intéresser un des barons de la drogue français, Mohamed Djeha, dit « Mimo » (déjà condamné à dix ans de prison pour blanchiment d’argent), en cavale en Algérie, d’où il continuait de diriger ses réseaux. L’homme étant suspecté d’assassinat, un mandat d’arrêt international avait été lancé contre lui en 2019.

      L’opération est alors confiée au groupe 8 de l’Ofast Marseille, en particulier à son chef, Thomas P., ainsi qu’aux policiers Nouredine G. et Arnaud D., qui traitent chacun un indic.

      Tout tourne au fiasco. Au lieu de 180 kg de cocaïne dissimulés dans des cargaisons de bananes, ce sont près de 400 kg qui débarquent à Marseille. Mais ni Mohamed Djeha ni ses lieutenants n’achèteront la marchandise.

      Au lieu de cela, les « policiers vont se comporter comme si la marchandise leur appartenait », résume l’IGPN. Aidés par leurs indics, ils écoulent les kilos de cocaïne.

    2. Delicious-Owl on

      Satanés pommes pourries, peu nombreuses, très localisées, qui ne font pas des choses très graves, qui ne cachent pas ces choses très graves, qui ne font pas partie de la hiérarchie et qui sont tristes que r/France soit aussi ACAB 🙁

      Et avant qu’on me réponde “oui mais l’IGPN enquête”, il faut lire l’article :

      > Scandale dans le scandale, lors des premières auditions menées dans le cadre de l’enquête préliminaire, en avril 2024, l’IGPN fait le choix de ne pas retranscrire sur procès-verbal les déclarations faites par le commissaire concernant cette note dissimulée par l’Ofast Nanterre et faisant état d’une taupe au sein de la police marseillaise.

      ACAB, donc.

    3. DarkPetitChat on

      C’est Marseille bébé.

      Je sais pas comme quelqu’un peu encore défendre la police dans cette ville.

    4. No-Bodybuilder1270 on

      Si ce n’était pas aussi grave, le côté “Pieds nickelés” de nos forces de police prêterait à sourire…

      >Sur le terrain, les choses ne se passent cependant pas ainsi : les indics des policiers prennent une part active dans la vente de la drogue

    5. Whatev57 on

      Y a tellement rien qui va dans cette histoire…

      Joli conclusion de l’article : Vente de drogues payées par le contribuable au profit de putains de ripoux, avec un commandement nul dont on se demande si elle est capable de lacer ses chaussures le matin ou si elle demande à son adjoint ou son mari de le faire.

    6. crxsso_dssreer on

      > Au lieu de cela, __les « policiers vont se comporter comme si la marchandise leur appartenait »__, résume l’IGPN. Aidés par leurs indics, ils écoulent les kilos de cocaïne.

      _”Attention, des pickpockets peuvent être présent à bord”_

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