
Sotto pressione in Assemblea, il Partito socialista sull’orlo della dissonanza collettiva
https://www.liberation.fr/politique/sous-pression-a-lassemblee-le-parti-socialiste-au-bord-de-la-dissonance-collective-20251106_BIQM5P5EHZBPBGY4WWNTHAEKHE/
di PasSiAmusant
6 commenti
*Lucie Alexandre*
**Pris en étau entre leurs partenaires de gauche réticents aux négociations et des macronistes jugés intransigeants, les socialistes peinent à défendre leur stratégie du compromis budgétaire, qui interroge dans leurs propres rangs.**
Les métaphores pédestres sont sur toutes les lèvres. La voie des discussions avec l’exécutif, que les socialistes ont choisi d’emprunter pour tenter de faire adopter un budget pour 2026, ressemble à un sentier de plus en plus étroit. Lors de l’examen de la partie recettes du projet de loi de finances vendredi 31 octobre, le précipice ne semblait pas loin. Le rejet par les macronistes, non seulement de la taxe Zucman , mais aussi des propositions alternatives que le Parti socialiste avait mises sur la table pour obtenir une taxation des plus hauts patrimoines, a sonné comme un échec. Difficile pour le PS de continuer comme si de rien n’était. La pression des insoumis, qui accusent les roses de trahir le programme du Nouveau Front populaire , est montée d’un cran.
Si la censure n’est pas apparue à l’horizon, c’est parce que le Premier ministre a immédiatement repris la main. Depuis l’hémicycle, Sébastien Lecornu a alors fait miroiter d’autres concessions à venir lors du débat sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale, qui a démarré mardi 4 novembre à l’Assemblée nationale. Entre autres, un milliard d’euros en plus pour l’hôpital public et le dégel des pensions de retraite et des minima sociaux.
Des éléments qui doivent être débattus en séance d’ici dimanche, et qui justifient, aux yeux des députés socialistes, de poursuivre leur avancée sinueuse. Mais les parlementaires du «socle commun» (des Républicains et du bloc central) joueront-ils les compagnons de cordée des socialistes en consentant à valider par leur vote les promesses formulées il y a une semaine par Matignon ? Et la suspension de la réforme des retraites , gage concédé par le Premier ministre pour s’éviter une censure a priori du PS , pourra-t-elle être adoptée ? La réponse n’est pas évidente. D’abord Emmanuel Macron a brouillé les pistes, en déclarant à ses députés mi-octobre, selon le Parisien et le Figaro, que rien ne les obligeait à toujours suivre les positions du gouvernement sur ce sujet.
**Arrêter les frais**
Et si les roses ont plutôt des mots doux à l’égard de Sébastien Lecornu jugé «fiable», doté «d’une part de sincérité», et même «d’un côté gaulliste», ils ont de sérieux doutes sur le succès du circuit des tractations. «On deale un truc avec Matignon, mais on nous dit que c’est sous réserve du vote des députés, puisqu’il s’agit de redonner du pouvoir au Parlement. Et quand on va voir Gabriel Attal [président du groupe macroniste, ndlr] , il se montre ouvert à des concessions mais ajoute que ses députés suivront la ligne définie par le gouvernement. Bref, ils se renvoient systématiquement la balle», relate un cadre du PS au Palais-Bourbon. «Une dissonance malsaine» entre le gouvernement et les parlementaires macronistes qui contribue à embrouiller la négociation, se désole un député socialiste.
Face à une telle cacophonie, certains s’interrogent désormais au PS : faut-il arrêter les frais ? Et mettre fin à un processus dont l’échec s’annonce quasi certain ? Si le budget parvenait à être soumis au vote de l’Assemblée avant la deadline de 70 jours prévue par la Constitution, l’éventuelle abstention des socialistes – qui ont par avance exclu un vote favorable – ne suffirait pas pour le faire adopter dans un contexte où le Premier ministre a renoncé à l’usage du 49.3 . Puisque le Rassemblement national et La France insoumise devraient voter contre, la seule solution consiste à rassembler les votes favorables de tous les députés du «bloc central», mais aussi des Républicains, tout en obtenant l’abstention du PS, des Ecologistes et du groupe communiste. Une gageure. Mais la majorité des parlementaires alerte surtout sur le risque que le vote n’ait jamais lieu, à cause de délais contraints et du retard pris dans les débats.
**«Personne n’imagine qu’on censure la veille de Noël»**
Que se passerait-il alors ? Les insoumis répètent que le gouvernement n’a pas d’autre plan que de passer un budget par ordonnances, lesquelles reprendraient sa copie initiale. Personne ne peut confirmer, puisque le cas ne s’est jamais produit sous la Ve République et que les experts sont partagés. Décidément optimistes, les socialistes espèrent que le gouvernement pourrait alors réintégrer les compromis votés au Parlement. De quoi se réjouir de chaque gain obtenu. «Il faut aussi se dire qu’on est seulement au tour de chauffe. Les choses sérieuses vont commencer après la commission mixte paritaire , car les sénateurs LR vont droitiser le texte qui sera ensuite rejeté par l’Assemblée. Tout va se jouer en nouvelle lecture», assure un conseiller du groupe PS.
Un plan de vol qui emmène en théorie début décembre. Mais qui ne convainc pas une partie des cadres et des élus. Lundi, la réunion du courant du Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, s’est avérée houleuse, car des voix ont remis en cause la tactique choisie. Par ailleurs, la petite troupe de députés hostiles aux pourparlers avec l’exécutif a aussi grossi ses rangs. Les sept qui avaient voté la censure mi-octobre seraient désormais «une dizaine», selon l’un d’eux, à vouloir lâcher l’affaire. «Chaque jour on nous dit :“OK pour l’instant c’est pas dingue, mais attendez de voir la suite.” A la fin, ce qui se profile, c’est un accord à tout prix, car personne n’imagine qu’on censure la veille de Noël, à trois mois des municipales», estime un député socialiste. Celui-ci imagine que se jouera alors «une bataille des récits»pour démontrer que les compromis apportent des choses concrètes aux Français, tout en ayant évité une dissolution qui aurait pu mettre l’extrême droite au pouvoir. A moins que les roses soient perçus, à nouveau, comme la béquille du macronisme. «Sur le terrain, les gens sont largués, ils ne comprennent rien de ce qui se passe à l’Assemblée, et surtout ça ne les intéresse pas», s’inquiète un membre du bureau national du PS.
A la fin de la course, subsiste le péril d’un conflit interne dans le parti, qui pourrait s’étendre aux partenaires de gauche. Les écologistes et les communistes restent pour l’instant assez silencieux sur la possibilité de s’abstenir sur la copie finale et se divisent en coulisses dans leurs groupes respectifs sur leur alignement avec la méthode du PS. «Chaque député est divisé en lui-même sur la meilleure option pour le pays», philosophe Emmanuel Maurel en faisant les cent pas dans la galerie des Fêtes de l’Assemblée. L’ex-socialiste passé au groupe communiste ajoute : «Le PS trace un chemin, certes mitigé, mais ce n’est pas une raison pour lui taper dessus, car dans le fond, personne ne sait où on va.»
J’imagine que tous les socialistes ne sont pas dupes de la traitrise en cours avec le gouvernement. Faure est insupportable à mentir sur les réseaux sociaux et la presse sur leurs “victoires” en critiquant la gauche quand elle fait échouer ses stratagèmes avec le gouvernement.
Pauvre Faure qui se fait même allumer par Grok sur Twitter quand il ment encore en essayant de répondre à Bompard.
Le PS c’est la caution sociale à pas cher du gouvernement, ils doivent bien rigoler en pensant entourlouper les français. Traitre un jour, traitre toujours.
Fatalement il y a dissonance cognitive là où il y a négation des faits, à savoir que le PS a trahi, comme il le fait toujours.
Bah… Macron a déjà testé X fois la capacité du PS à claquer la porte et risquer leurs précieux sièges de députés. Ils ont pigé depuis longtemps que le PS a encore moins envie d’une dissolution qu’eux (ou plus exactement, que les députés socialistes ont du poids alors que les Macronistes ne peuvent que composer avec la volonté du chef).
La seule chose qui fera bouger le PS c’est le risque de trop y perdre pour les municipales mais faudra qu’un paquet de maires voient ce risque se matérialiser et fassent pression sur la direction d’ici là.
Ils n’ont aucun projet, aucune plateforme réelle. Bref, le PS, c’est juste la droite light, un peu plus libérale niveau mœurs, mais exactement la même bourgeoisie qu’à droite… il faut voir comment Hidalgo mène sa ville, ça aime les paillettes, mais niveau social c’est ZERO.
Puré si même libé le dit