>Fin 2023, près de 90 % des consommateurs souhaitaient pourtant acheter davantage de produits fabriqués en France, d’après un sondage réalisé par OpinionWay pour les chambres de commerce et d’industrie en France. Mais, dans les faits, le tassement du pouvoir d’achat en a poussé beaucoup à privilégier l’habillement à petit prix, neuf ou d’occasion. Le prix demeure le premier critère de choix d’un vêtement, selon l’Institut français de la mode, loin devant la qualité ou le lieu de fabrication.
D’un côté il y a une envie de consommer local / national, de l’autre nos dirigeants imbéciles qui ne cessent de rogner sur les aides/salaires/sécu.
Puis ces derniers sont tout Pikachu surpris quand shein arrive et a pignon sur rue.
Autre point dont l’article ne parle pas : le rapport qualité-prix du made in France… Comme si c’était acquis que pour ce prix la qualité était parfaite … loin s’en faut et c’est clairement dû à la délocalisation et au manque d’expérience de certaines productions.
Calamistrognon on
Récap’ :
> La part des vêtements fabriqués en France représente toujours très peu – environ 4 % des ventes annuelles du secteur […]
> l’inflation qui a suivi l’invasion de l’Ukraine par la Russie, en février 2022, et la hausse des salaires ont renchéri les coûts de production […]
> Fin 2023, près de 90 % des consommateurs souhaitaient pourtant acheter davantage de produits fabriqués en France […] dans les faits, le tassement du pouvoir d’achat en a poussé beaucoup à privilégier l’habillement à petit prix […]
> Le prix demeure le premier critère de choix d’un vêtement […] l’essor du géant chinois de la mode à bas coût Shein a « perturbé la perception de la valeur d’un vêtement » […]
> Les fabricants ajustent leur stratégie pour écouler leur production. […] « Aujourd’hui, la vente directe, c’est le seul modèle possible » […]
> Les industriels français continuent en outre, malgré les difficultés, d’élargir leur activité de manufacturier, en ciblant notamment la production de vêtements professionnels. […] ’Etat ne pourrait-il pas y contribuer plus largement, lui aussi ? Pourquoi ne pas vêtir soldats et sous-mariniers de pulls tricotés en France ? Sur le papier, l’idée paraît simple. Mais, dans les faits, répondre aux appels d’offres publics est compliqué. […]
> les fabricants français ne peuvent plus se cantonner au pull ras-du-cou, à la marinière, aux charentaises et au béret noir. Ils doivent impérativement renouveler et moderniser leurs modèles […]
> le compte Instagram du fabricant breton ne souligne pas que cette production est locale. Il a « banni le “made in France” » de sa communication, révèle M. Permingeat. Parce que, « parfois », il peut être un « repoussoir ».
C’est dommage que l’article n’explique pas l’effet repoussoir du *Made in France*. Je peux émettre des hypothèse, mais ç’aurait été intéressant d’avoir l’avis de professionnels et/ou de spécialistes.
Deux anecdotes :
Au boulot, on passe par des marchés publics nationaux pour se vêtir. Outre que les DROM se font bien niquer (ils n’ont quasi jamais leurs commandes, le fournisseur n’arrive pas à assurer les livraisons, c’est vraiment hyper bien fait), comme le critère prix est très important (on a un budget contraint), non seulement on a des vêtements de merde (y a 5 ans ils étaient merdiques, aujourd’hui ils sont souvent pas mal mais sont foutus au bout d’un an, y a du progrès…), mais en plus les fournisseurs n’arrivent pas à assurer leur marché, ils font faillite, donc n’honnorent pas leurs commandes et faut repasser un nouvel appel d’offre. Du moins c’est la perception qu’on en a « en bas », je ne suis pas dans les petits papiers de la direction.
J’ai un pote qui est auto-entrepreneur et bosse surtout pour des associations et des services publics. Depuis quelques années les commandes diminuent sans arrêt. Ses achats de produits éthiques/*made in France* diminuent au même rythme, il n’a juste plus les moyens de ses ambitions.
3 commenti
Pour l’article, [c’est ici](http://archive.today/rVlyz)
Merci pour l’article.
>Fin 2023, près de 90 % des consommateurs souhaitaient pourtant acheter davantage de produits fabriqués en France, d’après un sondage réalisé par OpinionWay pour les chambres de commerce et d’industrie en France. Mais, dans les faits, le tassement du pouvoir d’achat en a poussé beaucoup à privilégier l’habillement à petit prix, neuf ou d’occasion. Le prix demeure le premier critère de choix d’un vêtement, selon l’Institut français de la mode, loin devant la qualité ou le lieu de fabrication.
D’un côté il y a une envie de consommer local / national, de l’autre nos dirigeants imbéciles qui ne cessent de rogner sur les aides/salaires/sécu.
Puis ces derniers sont tout Pikachu surpris quand shein arrive et a pignon sur rue.
Autre point dont l’article ne parle pas : le rapport qualité-prix du made in France… Comme si c’était acquis que pour ce prix la qualité était parfaite … loin s’en faut et c’est clairement dû à la délocalisation et au manque d’expérience de certaines productions.
Récap’ :
> La part des vêtements fabriqués en France représente toujours très peu – environ 4 % des ventes annuelles du secteur […]
> l’inflation qui a suivi l’invasion de l’Ukraine par la Russie, en février 2022, et la hausse des salaires ont renchéri les coûts de production […]
> Fin 2023, près de 90 % des consommateurs souhaitaient pourtant acheter davantage de produits fabriqués en France […] dans les faits, le tassement du pouvoir d’achat en a poussé beaucoup à privilégier l’habillement à petit prix […]
> Le prix demeure le premier critère de choix d’un vêtement […] l’essor du géant chinois de la mode à bas coût Shein a « perturbé la perception de la valeur d’un vêtement » […]
> Les fabricants ajustent leur stratégie pour écouler leur production. […] « Aujourd’hui, la vente directe, c’est le seul modèle possible » […]
> Les industriels français continuent en outre, malgré les difficultés, d’élargir leur activité de manufacturier, en ciblant notamment la production de vêtements professionnels. […] ’Etat ne pourrait-il pas y contribuer plus largement, lui aussi ? Pourquoi ne pas vêtir soldats et sous-mariniers de pulls tricotés en France ? Sur le papier, l’idée paraît simple. Mais, dans les faits, répondre aux appels d’offres publics est compliqué. […]
> les fabricants français ne peuvent plus se cantonner au pull ras-du-cou, à la marinière, aux charentaises et au béret noir. Ils doivent impérativement renouveler et moderniser leurs modèles […]
> le compte Instagram du fabricant breton ne souligne pas que cette production est locale. Il a « banni le “made in France” » de sa communication, révèle M. Permingeat. Parce que, « parfois », il peut être un « repoussoir ».
C’est dommage que l’article n’explique pas l’effet repoussoir du *Made in France*. Je peux émettre des hypothèse, mais ç’aurait été intéressant d’avoir l’avis de professionnels et/ou de spécialistes.
Deux anecdotes :
Au boulot, on passe par des marchés publics nationaux pour se vêtir. Outre que les DROM se font bien niquer (ils n’ont quasi jamais leurs commandes, le fournisseur n’arrive pas à assurer les livraisons, c’est vraiment hyper bien fait), comme le critère prix est très important (on a un budget contraint), non seulement on a des vêtements de merde (y a 5 ans ils étaient merdiques, aujourd’hui ils sont souvent pas mal mais sont foutus au bout d’un an, y a du progrès…), mais en plus les fournisseurs n’arrivent pas à assurer leur marché, ils font faillite, donc n’honnorent pas leurs commandes et faut repasser un nouvel appel d’offre. Du moins c’est la perception qu’on en a « en bas », je ne suis pas dans les petits papiers de la direction.
J’ai un pote qui est auto-entrepreneur et bosse surtout pour des associations et des services publics. Depuis quelques années les commandes diminuent sans arrêt. Ses achats de produits éthiques/*made in France* diminuent au même rythme, il n’a juste plus les moyens de ses ambitions.