Le 19 septembre 1989, l’avion DC-10 de la compagnie UTA en provenance de Brazzaville et à destination de Paris-Charles de Gaulle disparaît des écrans radars. Il ne sera retrouvé que le lendemain dans le désert du Ténéré au Niger.
De l’avion, il ne reste que des débris. Aucun des 170 passagers dont 54 Français n’a survécu. Il apparaît très vite aux enquêteurs que l’avion a explosé en vol. La thèse de l’attentat est privilégiée, mais sans aucune revendication crédible, il est difficile d’identifier les coupables.
Les enquêteurs font rapidement le lien avec un autre attentat non revendiqué : l’explosion d’un avion au-dessus de Lockerbie en Écosse, en décembre 1988. Un homme va mener cette enquête, le juge d’instruction Jean-Louis Bruguière, un spécialiste de l’anti-terrorisme. Il parvient à établir la responsabilité de hauts dignitaires libyens en 1991. Le travail hors normes du juge Bruguière est particulièrement mis en avant dans les journaux de l’époque.
Mais ce sont surtout ses investigations au Congo qui vont mettre le juge sur la piste libyenne. Le juge Bruguière délivre donc un mandat d’arrêt international contre Abdallah Senoussi et trois autres dignitaires. Le refus de la Libye de livrer ces hommes entraîne de nombreuses sanctions internationales. Finalement, un embargo militaire et des sanctions financières seront prises contre le régime de Mouammar Kadhafi.
Abdallah Senoussi jamais extradé
Malgré l’absence des accusés, un procès a tout de même lieu le 10 mars 1999. Mais pour les proches des victimes ce n’est pas la fin du combat. Ils souhaitent maintenant se faire indemniser par le pouvoir libyen. Ce sera chose faite en 2003.
En 2005 puis en 2006, deux proches de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, puis Claude Guéant le rencontrent à Tripoli. Pour le tribunal judiciaire de Paris, un « pacte de corruption » a été conclu, le régime libyen acceptant de financer la campagne de Nicolas Sarkozy en échange, entre autres, de la levée du mandat d’arrêt contre Abdallah Senoussi. Le principal responsable de l’attentat, ne sera jamais extradé en France.
Nicolas Sarkozy a été condamné à cinq ans de prison pour « association de malfaiteurs » dans l’affaire du financement libyen de sa campagne. Il a fait appel de sa condamnation.
Folivao on
Petit rappel utile que soutenir Nicolas Sarkozy c’est aussi soutenir le terrorisme
Known-Efficiency2816 on
Précision utile: François Bayrou n’était pas au courant.
On sait jamais…
Wise_Lemon4537 on
J’avais 7 ans et j’habitais à Brazzaville depuis 1 an quand c’est arrivé. J’ai probablement pris cet avion pour revenir à Brazza après les vacances d’été. On est peu de chose …
4 commenti
Le 19 septembre 1989, l’avion DC-10 de la compagnie UTA en provenance de Brazzaville et à destination de Paris-Charles de Gaulle disparaît des écrans radars. Il ne sera retrouvé que le lendemain dans le désert du Ténéré au Niger.
De l’avion, il ne reste que des débris. Aucun des 170 passagers dont 54 Français n’a survécu. Il apparaît très vite aux enquêteurs que l’avion a explosé en vol. La thèse de l’attentat est privilégiée, mais sans aucune revendication crédible, il est difficile d’identifier les coupables.
Les enquêteurs font rapidement le lien avec un autre attentat non revendiqué : l’explosion d’un avion au-dessus de Lockerbie en Écosse, en décembre 1988. Un homme va mener cette enquête, le juge d’instruction Jean-Louis Bruguière, un spécialiste de l’anti-terrorisme. Il parvient à établir la responsabilité de hauts dignitaires libyens en 1991. Le travail hors normes du juge Bruguière est particulièrement mis en avant dans les journaux de l’époque.
Mais ce sont surtout ses investigations au Congo qui vont mettre le juge sur la piste libyenne. Le juge Bruguière délivre donc un mandat d’arrêt international contre Abdallah Senoussi et trois autres dignitaires. Le refus de la Libye de livrer ces hommes entraîne de nombreuses sanctions internationales. Finalement, un embargo militaire et des sanctions financières seront prises contre le régime de Mouammar Kadhafi.
Abdallah Senoussi jamais extradé
Malgré l’absence des accusés, un procès a tout de même lieu le 10 mars 1999. Mais pour les proches des victimes ce n’est pas la fin du combat. Ils souhaitent maintenant se faire indemniser par le pouvoir libyen. Ce sera chose faite en 2003.
En 2005 puis en 2006, deux proches de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, puis Claude Guéant le rencontrent à Tripoli. Pour le tribunal judiciaire de Paris, un « pacte de corruption » a été conclu, le régime libyen acceptant de financer la campagne de Nicolas Sarkozy en échange, entre autres, de la levée du mandat d’arrêt contre Abdallah Senoussi. Le principal responsable de l’attentat, ne sera jamais extradé en France.
Nicolas Sarkozy a été condamné à cinq ans de prison pour « association de malfaiteurs » dans l’affaire du financement libyen de sa campagne. Il a fait appel de sa condamnation.
Petit rappel utile que soutenir Nicolas Sarkozy c’est aussi soutenir le terrorisme
Précision utile: François Bayrou n’était pas au courant.
On sait jamais…
J’avais 7 ans et j’habitais à Brazzaville depuis 1 an quand c’est arrivé. J’ai probablement pris cet avion pour revenir à Brazza après les vacances d’été. On est peu de chose …