Bilancio: nell’incomprensione generale, Sébastien Lecornu annuncia cinque dibattiti in Parlamento

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di PasSiAmusant

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7 commenti

  1. ad-undeterminam on

    Pas si incompréhensible… rejeté 400 à 1 mais passé au sénat tu parle d’une score de dictature pour un budget “voté” sous un ministre cherchant à placé son mandat sous le signe de la démocratie.

  2. PasSiAmusant on

    **Budget : dans l’incompréhension générale, Sébastien Lecornu annonce cinq débats au Parlement**

    *Lucie Alexandre*

    **Face au «blocage» des discussions budgétaires, le Premier ministre a tenté de changer la donne lundi, agaçant les oppositions ou les laissant circonspectes.**

    Comment relancer une partie dont on a perdu la main ? C’est peut-être pour répondre à cette question que Sébastien Lecornu a décidé subitement de prendre la parole lundi matin, sur le perron de Matignon. Car si la séquence budgétaire n’est pas encore terminée, le week-end a démontré qu’à mi-parcours les choses étaient plutôt mal emmanchées. Vendredi soir, 404 députés (sur 577), issus de tous les groupes politiques, ont rejeté la «partie recettes» du projet de loi de finances (PLF) – et un seul d’entre eux a voté pour – une première sous la Ve République. C’est donc la copie initiale, délestée de tout ce qu’avaient obtenu les socialistes, qui a été transmise au Sénat, où l’examen a démarré en commission lundi.

    En parallèle, Les Républicains, majoritaires au Palais du Luxembourg, s’emploient depuis une semaine à laver le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) des concessions accordées par l’exécutif au PS, notamment la suspension de la réforme des retraites. La commission mixte paritaire (CMP), l’instance qui réunit 7 députés et 7 sénateurs pour tenter de trouver un accord entre les deux chambres, doit plancher à partir de mercredi soir. Mais le gouvernement anticipe déjà des travaux non conclusifs, avant son retour à l’Assemblée.

    **Des votes à l’Assemblée sur cinq «priorités absolues»**

    C’est donc avec une tonalité un peu dramatique que Sébastien Lecornu a dénoncé lundi matin «une forme de cynisme qui est en train de se dégager et qui peut mener à ce que certains errements idéologiques de certains partis politiques bloquent la situation», en visant «les comportements de La France insoumise et même parfois du Rassemblement national». Avant d’annoncer, à la surprise générale, son intention d’appeler les forces politiques à débattre et à voter dans les prochaines semaines sur cinq thèmes présentés comme des «priorités absolues» : le déficit public, la réforme de l’Etat, l’énergie, l’agriculture, ainsi que la sécurité intérieure et extérieure.

    Le Premier ministre estime notamment que la défense et les armées seraient «les premières victimes»d’un rejet du budget. Selon son entourage, la tenue d’un vote dès lundi soir prochain sur «la stratégie de défense nationale, les moyens supplémentaires et les efforts industriels à engager»va ainsi être proposée ce mardi, à la conférence des présidents de l’Assemblée. Une initiative accueillie avec une bonne dose d’incrédulité par les parlementaires, toujours le nez dans le guidon de la discussion budgétaire.

    **«C’est une sorte de lessiveuse»**

    En pleine conférence de presse lundi matin, avant le début de l’examen du PLF en commission au Sénat, le rapporteur LR Jean-François Husson n’a pas caché son désagrément. «Le gouvernement vient de nous mettre une suite de cinq cartes, mais qu’est-ce que les Français vont comprendre ? s’est interrogé le sénateur de Meurthe-et-Moselle. Si on voulait leur donner le tournis, on ne s’y prendrait pas autrement, c’est une sorte de lessiveuse dans laquelle on vous balance des idées, mais on ne sait pas quand le programme s’arrête.» «Je pense qu’il faut retrouver du calme, il faut un cadre, parce que les ordres et contre-ordres, ça fait désordre», s’est-il agacé.

    Du côté de la gauche à l’Assemblée, personne n’avait davantage compris la prise de parole du Premier ministre. «On dirait qu’il essaie de reporter la responsabilité de l’échec de sa méthode sur le Parlement», estime la présidente du groupe écologiste, Cyrielle Chatelain, qui confesse avoir du mal à identifier «ce que ces débats pourraient permettre de trancher». «On aimerait se pencher sur le budget de l’État, et c’est déjà pas mal», réagit de son côté un député socialiste , un poil excédé.

    **«Pousser la logique du vote autant que possible»**

    Alors que Sébastien Lecornu a aussi déclaré lundi qu’il rencontrerait «l’ensemble des formations politiques représentées à l’Assemblée nationale et au Sénat dans les prochains jours» ainsi que «les partenaires sociaux», les groupes de gauche n’avaient pas, à notre connaissance lundi soir, reçu d’invitation en bonne et due forme. En dehors des présidents de groupe du «socle commun», conviés lundi soir à Matignon, comme chaque semaine, – à l’exception du chef de file des LR Laurent Wauquiez qui boude systématiquement ce rendez-vous – seul le président du groupe Libertés indépendants outre-mer et territoires (Liot) Christophe Naegelen devait s’y rendre, vers 17 heures.

    Alors comment interpréter cette sortie ? «Il s’agit de pousser la logique du vote autant que possible», déchiffre la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. Puisque la partie dépenses du budget n’a pu être examinée par les députés à cause du rejet de la partie recettes vendredi, il s’agirait, selon elle, «d’illustrer des points d’accords» potentiels, «pour faire avancer les discussions» avant que la copie ne revienne du Sénat pour la nouvelle lecture à l’Assemblée. Ou comme le résume de façon sibylline un cadre du camp présidentiel, d’élargir la discussion à d’autres thèmes que le budget pour «ouvrir le champ»de la négociation . Comme si, en la surchargeant de nouveaux dossiers, la route allait se dégager.

  3. Si on suspendait leurs émoluments jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée cela serait déjà réglé.

  4. Moffload on

    En vrai, demander aux deputés d’approuver des orientations générales avant d’aller dans le détail est pas si con. Mais je pense que les députés, vont pas se sentir lié par leurs votes. Il va de nouveau sonder les députés sur des politiques générale.

  5. Caramel_Mou on

    J’aime bien comment Lecornu a refait rapidement son gouvernement après sa démission, puis a fermé sa gueule, les médias nous ont bien dit qu’il fallait maintenant trouver un budget, et puis on a complètement oublié qu’on a un gouvernement illégitime.

  6. Friendly_Action_6910 on

    En même temps, je ne vois pas ce qu’il pourrait faire d’autre. Je pense que c’est une bonne idée, et j’espère que les députés penseront à l’intérêt général.

  7. Traditional_Meal7797 on

    Je propose d’enfermer les députés dans l’AN jusqu’à ce qu’ils se mettent d’accord sur un budget. Ils pourront utiliser de la fumée blanche pour indiquer qu’ils ont fini.

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