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10 commenti

  1. AzuNetia on

    J’ai le titre depuis des années sans me considérer comme tel…

    Sérieusement il y a un gouffre entre l’ingé d’il y a 20-30ans et l’ingé d’aujourd’hui…

  2. Caramel_Mou on

    Les ingé se font déclasser depuis bien plus longtemps que ça. Ca fait au moins 15 ans qu’on se fait traiter comme du bétail par les boites de presta et d’intérim. Sorti d’école, il m’a fallu 6 ans à ce régime avant de décrocher enfin le saint CDI, pour au final un salaire décent mais pas ébouriffant non plus.

    Je vais ressortir mon vieux discours mais tout cela est assez mécanique: la crise, le manque de relais de croissance, et donc au bout ça rogne sur les salaires pour maintenir et augmenter le taux de profit. Syndiquez-vous.

  3. eric73000 on

    Effectivement nombre d’ingénieurs sont en fait des “ouvriers en col blanc”, dans le sens où la plus value technique de leur travail est “modeste”. Sans compter les “ingénieurs d’affaires”, “ingénieur support”, “ingénieurs avant vente”…. Ce terme est désormais une coquille vide, là où normalement un ingénieur devait travailler dans un bureau d’étude… Déjà il y a 20-30 ans beaucoup d’étudiants bac+5 se revendiquaient (illégalement) ingénieur, je crois qu’aujourd’hui des universités aussi délivrent le titre.

  4. Je parle pour ce que je connais, donc les ingénieurs en milieu informatique.

    À la base, un ingénieur, c’est quelqu’un qui fait un travail de conception et d’architecture: concevoir et réaliser un pont, une voiture, un avion, un satellite, ou un système complexe.

    Aujourd’hui, dans l’informatique, 90% des ingénieurs pissent du code ou configurent et assemblent des composants tout prêts qui sont fournis par d’autres, en utilisant des outils qui sont produits par d’autres, selon des spécifications qui sont écrites par d’autres.

    Ils produisent le même niveau (voire moins) d’ingénierie qu’un plombier, un chauffagiste, ou un électricien niveau CAP qui utilisent des outils standard pour assembler des composants standards selon des plans et des normes établies. Je dirais même qu’il y a parfois plus de travail de conception dans la construction d’un réseau électrique ou de chauffage dans le bâtiment que chez beaucoup d’ingénieurs en informatique.

    La plupart des diplomés d’école d’ingénieurs d’aujourd’hui sont des exécutants, et non des cadres, qui n’ont pas vraiment besoin d’un Bac+5 pour faire ce qu’ils font. Un Bac+2 suffirait largement.

  5. Aggravating-Bet218 on

    En même temps le titre d’ingénieur est historiquement lié au secteur Industriel.

    Le reclassement de nombreux ingénieurs dans les métiers de service a forcément un impact sur le statut.

  6. Psykopatate on

    En voyant quelques collègues ingénieurs être un peu perdu parce que la procédure leurs a pas dit de cliquer sur “OK” quand la popup est apparue, ça laisse un peu suspicieux sur ce qu’un titre veut dire.

    Pour moi c’est plus un état d’esprit qu’un titre, et le titre supposé attester de ta capacité à résoudre des problèmes et construire des solutions. Mais beaucoup d’écoles d’ingé où tu peux faire tes 3/5 ans au même rythme que le lycée.

  7. vince7594 on

    Ingénieur ici – diplomé d’une grande école il y a pas loin de 20 ans. Pas “super grande” mais disons tier 2 ?

    Comparativement à mon milieu d’origine mon salaire est littéralement devenu hors norme, je suis dans la tech, en ce moment le secteur est un peu compliqué mais y a eu des années de folie pour les ingénieurs… Les salaires atteignables aux US dans la tech sont hallucinants.

    Y a juste un fossé (le Grand Canyon) entre les SSII et le reste du monde (j’ai commencé par là), et entre Paris et la province ici.

    Pour les autres secteurs je sais pas, vu qu’on fait plus rien en France ça doit être bouché oui.

  8. whysocomplacent on

    Ingénieurs diplômés par an en 1990: 16 000

    Ingénieurs diplômés par an en 2022: 48 000

    Dans ce contexte même si la demande de travail avait suivi voire dépassée l’offre, le statut “ingénieur” aurait forcément changé: une plus grande partie de chaque génération peut devenir ingénieur donc c’est moins rare et valorisé.

    On peut voir la même chose avec les avocats par exemple. C’est pas forcément un problème mais ça pose des questions sur le rôle des techniciens.

    Après c’est pas vraiment un phénomène unique, dans le monde Anglo-Saxons ou en Allemagne, on fait des doctorats sans objectif de recherche mais juste pour avoir un titre ce qui n’est pas non plus optimal. L’inflation académique est mondiale…

    Le plus gros souci, c’est de faire l’amalgame entre diplômes et compétences. Un simple bac+5 sans aucune expérience professionnelle/académique n’a pas vraiment de valeur à part dans certains cas très particuliers.

  9. Stanelis on

    En même temps l article cite les étudiants et les ingénieurs en début de carrière. C’est normal au début de ne pas être top expert/manager. Il faut découvrir la boutique au début.

    Après 50 000 ingénieurs c’est rien du tout comparativement à ce que produisent la Chine ou l’Inde par an et la complexification de la société.

  10. FrancesinhaEspecial on

    > « On assiste à la fin d’un statut qui était distinctif », constatent-elles, soulignant qu’en 1950, seuls 3 000 ingénieurs étaient diplômés chaque année, contre 50 000 en 2024.

    Waouh, c’est en effet énorme vu comme ça !

    > Quelque 20 % des jeunes ingénieurs en activité considèrent ainsi que leur fonction n’offre pas suffisamment d’autonomie et qu’ils occupent un rôle d’exécutant.

    Ça ne m’étonne pas du tout et d’ailleurs, “seulement” 20% des *jeunes* ingénieurs, je trouve ça pas si mal en fait. 

    > S’instaure « un rapport d’usage » où la question qui prédomine est celle de savoir ce que l’entreprise peut apporter au jeune. « Elle est vue comme lieu d’apprentissage, et quand on n’y apprend plus, qu’on s’y ennuie, on va voir ailleurs. 

    C’est la réalité du monde d’aujourd’hui (ça l’était peut-être aussi avant, je sais pas, j’y étais pas), c’est bien que les jeunes en soient conscients.

    > leur toute première motivation pour embrasser la carrière est de gagner un bon salaire 

    Je vais passer pour une débile mais en vrai j’aurais imaginé que ça serait la deuxième ou peut-être troisième réponse, pas la *toute première*. 

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