
Aggiornamento :
Ho realizzato un video sull’argomento con una piccola slide
Gran parte del settore pubblico in Francia si basa quasi interamente su Microsoft. Non solo Windows e Word, ma l’intera catena: messaggistica, autenticazione, archiviazione, cloud, strumenti di collaborazione… tutto.
Al punto che in molte amministrazioni, se Microsoft ha un problema, metà dei servizi si ritrovano paralizzati.
Questo non perché “Microsoft sia essenziale”, ma perché abbiamo costruito attorno a loro per 20 anni, senza mai realmente preparare un’alternativa.
In pratica, come si presenta?
Ospedali, scuole, comunità, ministeri che dipendono da Active Directory, Exchange, Office 365, Teams… e ora Azure.
E più si passa alle loro soluzioni cloud, più diventa complicato uscire.
Le app aziendali sono state sviluppate solo per Windows, i team interni sono formati su Microsoft e nient’altro e cambiare gli ecosistemi costerebbe una fortuna.
Lockdown, Microsoft è campione del mondo.
Pur rimanendo legale.
Aggiungete a ciò:
– prezzi delle licenze che aumentano regolarmente,
– amministrazioni che non hanno le competenze Linux/open source per spostarsi altrove,
– bandi di gara che naturalmente favoriscono i grandi operatori americani,
– e una totale avversione al rischio (“se si schianta, è per la mia mela”).
Risultato: tutti continuano con Microsoft per impostazione predefinita, perché “funziona” e cambiare sarebbe politicamente troppo rischioso.
Non sto dicendo che Microsoft sia “il cattivo” della storia.
Siamo arrivati qui perché:
– non abbiamo investito abbastanza nelle competenze interne,
– abbiamo consentito la realizzazione di una comoda dependance,
– e non c’è mai stata davvero una visione a lungo termine sulla tecnologia digitale statale.
Sicuramente cambiare tutto questo per migrare verso soluzioni opensource o sviluppare software "sovrani" richiederebbe tempo e non è necessariamente compatibile con l’agenda elettorale (per questioni di bilancio, ecc.) ma mi sembra così URGENTE uscire da questa situazione di ostaggio..
Comment Microsoft tient en laisse le secteur public français
byu/Serious-Battle4464 infrance
di Serious-Battle4464
30 commenti
Là où je bosse, on essaye de s’en débarrasser. Et c’est d’un compliqué. Entre les utilisateurs tellement mauvais avec l’informatique qu’ils flippent d’avance ne serait-ce qu’une mise a jour d’un logiciel change quelque chose, aux directeurs venant d’université ou du privé qui ne jure que par Microsoft…
Je pense que mon CDD arrivera a sa fin avant que quoi que ce soit n’ai bougé.
Pour les logiciels souverains, le pire, certains ont été développés sur demande du gouvernement, par exemple pour les communications ministérielles et compagnie mais les messageries habituelles continuent d’être utilisées, avec les risques que ça engendre.
Le gros problème c’est le financement de la formation. Je bosse avec du MS depuis le début de ma carrière (années 90) et un changement d’environnement entier va couter une fortune en formation pour que je récupère une efficacité équivalente à celle acquise par 30 ans à travailler dans le même environnement. Du coup on se retrouve avec la question usuelle: “qui paye les frais ?”. Les entreprises se cognent des perspectives à long terme en géostratégie, ce sont les revenus des dirigeants aujourd’hui qui comptent. Dans 10 ans ils auront tous changé de boite ou seront à la retraite ou pas loin.
Il ne faut pas sous-estimer le lobbying intensif que Microsoft fait au niveau politique. Sous couvert d’aider la “cybersécurité” et la “transition numérique”, ils financent un grand nombre d’initiatives de formation à tous les niveaux (départements, institutions) sur … les outils Microsoft. Le choix s’impose donc aussi par en bas. https://www.microsoft.com/fr-fr/education/products/office
Le pire c’est quand on renouvelle pas des emplois de dev en interne pour sous traiter des gens qui vont t’installer et te faire la maintenance de tout cet environnement microsoft, pour plusieurs fois plus cher évidemment…
Je vais pas mentir mais après vingt ans à tenir peu ou prou ce discours ça fait du bien de voir une montée du sujet dans les consciences.
Je pense que bon an mal an ça va finir par bouger, entre le contexte géopolitique et ses questions de souveraineté/dépendance, les maj windows qui rendent obsolètes des parcs entier d’ordinateurs parfois assez récent et le coût des composants qui deviennent exorbitants et prennent financièrement à la gorge les administrations, tout s’aligne pour qu’au moins la question de partir vers du libre se pose vraiment à grande échelle. Maintenant il faut que ça soit un sujet saisi par le gouvernement pour que ça bouge.
Sans parler des informations sensibles qui vont directement vers les serveurs US.
>des administrations qui n’ont pas les compétences Linux/open source pour basculer ailleurs
Je ne suis pas d’accord avec cette affirmation. Je bosse dans une administration publique, les compétences et connaissances sont là, c’est la volonté politique qui manque cruellement.
L’administration pour laquelle je bosse c’est du 50/50. Là où je bosse on était sur un server Samba pour notre LDAP, notre DSI a basculé sur de l’AD Windows, on a été “obligé” d’arrêter nos Samba 😭 pour migrer vers l’AD Windows Server 😭. Mais notre messagerie est gérée en interne, pas d’Exchange ou autre, full server interne + Thunderbird, mais on a toujours ces putains de licences Office dont on n’arrive pas à se débarrasser, et bien sûr, là aussi faute de volonté politique plus haut.
Pour la visio, on arrête le marché Zoom dans quelques mois, on migre vers Big Blue Button qui est déjà en prod.
Quand on veut, on peut, c’est juste que personne ne veut se mouiller.
Les utilisateurs sont habitués a la suite office qui est disons le est excellente .
AD/Exchange ca integre la gestion des comptes, Ton ordi une fois intégré au domaine tu retrouve ton outlook connecté sans avoir a rentrer de login, integration du/des calendrier. Au niveau IT c’est top.
Maintenant Ms pousse tellement vers ses solutions cloud et 365 et Copilot qu’ici on en a ras le bol et qu’une migration serveur vers linux est prévue.
Niveau poste utilisateurs ca va etre plus délicat avec des logiciels qui ne tournent que sur Windows et surtout un passe a une autre suite office risque de causer des dégats.
Le truc c’est qu’au delà de Microsoft, il y a les utilisateurs. Prépare toi à un raz de marée de plainte si tu leurs change leur suite office
Ma copine est sage-femme, ses logiciels métier sont horribles, ne fonctionnent que sous windows (quand ils fonctionnent) et coûtent une fortune en abonnement. C’est pareil pour plein d’autres profession libérales
Et de l’autre côté, t’as la Gendarmerie.
Les histoires de “ça va prendre du temps” ne sont pas recevables.
Gouverner c’est anticiper, c’est prendre des decisions très en amont qui impactent le futur. C’est faire des choix éclairés avec l’aide des experts qui sauront apporter un eclairage que peut être le politique, le ministre n’a pas.
Ne rien anticiper sur des choses déjà connues depuis longtemps et dire “ça va prendre du temps”, c’est de l’incompetence. Et au plus au niveau en ce qui concerne la France.
Comment peut-il y avoir une vision informatique de la part de ceux qui ne savent même pas utiliser un ordi pour de vrai ?
Qui a enseigné à l’école en premier lieu et a appris au fil du temps l’évolution de la technologie aujourd’hui par rapport à la moyenne ? 10% de la population ?
Aujourd’hui, la plupart des gens pensent encore en termes de logiques papier, incapables de penser en termes numériques, et n’ont même pas conscience de ce que cela pourrait être. Ils ne comprennent même pas le concept de propriété numérique ; ils comprennent un bien physique, j’ai une fourchette chez moi, elle est à moi, mais ce qu’ils voient à l’écran, ils ne savent pas si c’est local, distant, partiellement local et partiellement distant, lié à un service ou non, logiciel libre ou commercial. Sans ce concept de base, comment peuvent-ils comprendre l’informatique ?
Ensuite, il y a un problème paradigmatique : comment peut-on avoir un travail de bureau et un ordinateur ? Si tu travailles sur ordi, tu travailles depuis chez toi, le bureau n’existe pas, il n’a aucune fonction. Et cela, en plus de ne pas être compréhensible pour ceux qui ne savent pas travailler sur ordinateur, n’est même pas accepté par ceux qui ont des intérêts abondants dans l’immobilier urbain en location.
Puis il y a un problème de développement : l’essentiel de l’informatique depuis l’époque du PARC s’est développé selon des logiques commerciales, contraires à la science et à la technique, ce qui rend aujourd’hui extrêmement rare le logiciel utile et très présent le logiciel erroné.
Personnellement, je travaille avec Emacs/EXWM, donc org-mode, tout est intégré (presque) et à portée de doigts, instantanément, recherche et rétrécissement. Pour faire travailler quelqu’un ainsi, il faut au minimum le « The Missing Semester of Your CS Education » du MIT, mais pas pour ceux qui font une license en informatique, sert pour chaque lycéen, et il faut que chaque travailleur actif ait ces bases, d’information textuelle et de sa gestion, sans contraintes d’UI. Pour pousser ce modèle puisque nous avons Guix System, essentiellement un projet INRIA, il faut le porter sur le bureau comme NixOS dont il dérive, et faire un bureau FLOSS d’État comme on l’a fait pour la Suite (peu utilisée et avec beaucoup de problèmes) de la DINUM. Il ne faut pas « un clone de MS Office » mais un autre paradigme que la plupart des gens ne parviennent même pas à imaginer. Nous avons Catala qui est essentiellement un OpenFisca domestique, il faut l’utiliser vraiment et construire autour la structure administrative, il faut faire une blockchain nationale en invitant chaque citoyen et entreprise à faire tourner un nœud, compensé par les frais, dans lequel sauvegarder les hash de contrats de toute sorte, des transactions immobilières en avant, comme NFT, faisant comme NFT les documents d’identité, disponibles sous forme de carte à puce pour signer UNIQUEMENT numériquement, parce que le concept de signature autographe ou graphométrique doit disparaître, il faut faire des jetons fongibles comme monnaie, nous pouvons utiliser Solana comme base pour l’euro numérique en éliminant le monde bancaire qui nous a détruits. Un portefeuille matériel à monter comme montre connectée ou pendentif pour chaque citoyen, laissant les banques comme exchange pour ceux qui les veulent.
Cela, la plupart des gens ne parviennent même pas à le comprendre. Ils ne connaissent pas les 3/4 des noms que j’ai écrits ci-dessus, comment peut-on avoir une souveraineté numérique ainsi ?
Tu oublies un facteur important: toute alternative européenne devrait suivre à la lettre les tonnes de règlements sous peine de voir les bureaucrates leur tomber dessus. Microsoft, eux, peuvent s’en passer et simplement ~~lobby~~ graisser quelques pattes.
La ville de Lyon sort du tout Microsoft si tu veux un exemple du possible, [article sur Lyon.fr ](https://www.lyon.fr/actualite/action-municipale/la-ville-de-lyon-renforce-sa-souverainete-numerique), et si je me souviens bien c’est pas la seule.
Je ne maîtrise pas spécialement libre Office mais pour tu tableur Excel ça reste très pratique. On vient de passer sur Zimbra, c’est un enfer. Je pensais que l’indexation outlook était de la daube, Zimbra c’est pire…
A quand une vraie solution made in France qui fonctionne et pour tout le service public…
En education on a longtemps utilisé samba-edu pour le contrôle de domaine et les ldap.
Mais les dsi répondent à des logiques économiques et politiques soumises aux lobby.
Avec un tout petit peu de volonté, on se passerait tellement facilement de windows.
Et puis je parle pas non plus des administratifs des bahuts indecrotablement dépendants à la suite office pour leur tableaux non collaboratifs.
Une inertie incroyable alors qu’on a des outils et le savoir faire.
Dans les collectivités territoriales c’est la cata. La plupart des gens n’ont aucune base ou culture générale en informatique, c’est pire.
J’ai vu des messageries de mairie sur Gmail, c’est là que sont parfois réceptionnées des pièces sensibles (cartes ID, ect …).
Je pense qu’il y a des fuites de données gigantesques tous les jours…
Les managers un peu jeunes et formés s’en tapent totalement, ils trouvent que Microsoft ça marche bien et le libre attire énormément de méfiance, souvent à coup d’un “mais personne n’aime et ça marche pas” péremptoire.
> Je ne dis pas que Microsoft est “le méchant” de l’histoire.
Mouai, méchant ou pas, y’a quand même de gros problèmes :
– **souveraineté** : ms a avoué lui-même qu’il leur était impossible de garantir que les données ne puissent être accessibles aux services US
– **argent** : on est censé faire des économies partout … entre les licences, l’obsolescence programmée et les couts de maintenance, c’est pas gagné. Et en plus, c’est à la discression de ce fournisseur, nous n’avons aucune prise
– **fiabilité** : ben on parle de microsoft, une boite qui n’a aucune notion de qualité logiciel, où chaque patch bundle est une épée de Damocles. Et je ne parle même pas de leur sécurité légendaire
– enfin, une rêgle de bonne conduite est de toujours diversifier ses fournisseurs. Là, leur écosystème est tellement fermé que ce n’est pas possible.
Bref, …
Le logiciel libre c’est des briques de qualité plus ou moins variée, mais derrière il est nécessaire d’assembler soi-même un tout cohérent et de choisir entre plusieurs alternatives, avec des degrés de support/documentation plus ou moins bons, etc.
Un environnement Microsoft ou Apple uniforme permet de se poser moins de questions et d’avoir un tout relativement intégré, mais on paie cher ce non-choix (problèmes de privacy, pas d’alternatives quand un composant évolue dans le mauvais sens, mains liées, etc)
Cela dit, cette absence de choix est généralement un point qui plait aux décisionnaires, car c’est une responsabilité de moins à avoir (impossible de prendre une mauvaise décision s’il n’y a pas de choix à faire tout court).
Je ne suis donc pas trop étonné que tout le monde continue avec Microsoft, parce c’est le choix le plus logique d’un point de vue décisionnaires et utilisateurs la plupart du temps.
C’est très vrai et pour le public c’est possible de changer comme la Gendarmerie mais y’a pas de volonté politique. Et honnêtement vu le lobbying intensif des GAFAM je pense que ça continuera comme ça quel que soit le gouvernement pour un bon moment même avec les risques que ça peut créer.
Tout ça parce que les DSI ont un peu la flemme de faire leur taff, ne serait-ce qu’un petit état de l’art
Pour info,
Je commence sur youtube, j’en ai fait une vidéo car j’ai trouvé pas mal de chose à dire : [https://youtu.be/SlYlVVYtEqw](https://youtu.be/SlYlVVYtEqw)
Si vous pouvez me faire des retours sur la qualité de la vidéo ou autre critique ça me plairait beaucoup 🙂
Mais migrez-moi tout ce beau monde sur des infra Linux! Obligation d’utiliser l’open-source pour les services publics, investissement pour développer les fonctionnalités attendues si elles manquent.
À toutes les raisons énumérées j’ajouterai :
* une part de responsabilité des politiques. Je me souviens de Sarkozy changeant le vote de la France dans le comité iso validant OpenXML de microsoft. Auparavant, la France sous Chirac votait non. Désormais, on se retrouve avec deux normes iso pour le même objet. Il y a également N. Vallaud-Blekacem qui signe un accord de partenariat entre l’éducation nationale et microsoft. Globalement les politiques sont sensibles aux sirènes de microsoft et Bill Gates a été reçus de nombreuses fois à l’Élysée. Bref une certaine séduction, perméabilité des plus hauts niveaux politiques à l’influence de microsoft. Je ne parlerais pas de corruption, le seul cas avéré que je connaisse est celui d’un ministre roumain
* une part de responsabilité des acteurs administratifs les plus hauts placés. Je pense au contrat open bar entre microsoft et l’armée. D’ailleurs comme après hasard le général en charge du dossier a fini sa carrière à l’OTAN. Je me souviens également de la remarque du responsable de la migration de la gendarmerie nationale à linux+librefoffice : une des conditions sine qua non était qu’il ne fallait surtout pas que cela soit connu de la haute hiérarchie
* de la perméabilité des acteurs de terrain. Je pense aux enseignants qui se sont transformés en évangélistes microsoft parce que microsoft leur a offert une tableau blanc électronique pour leur classe, par exemple
* de l’écosystème. Il y a tout un écosystème et d’acteurs professionnels qui dépendent de microsoft : les boites de conseils, de services en informatique qui ne vont proposer que des solutions microsoft parce que c’est leur seule expertise et puis il ne faut pas se mentir, les mauvaises qualités des outils microsoft en font moteur de rentabilités pour les acteurs concernés.
Bref, c’est pas gagner de prendre la décision politque de couper les ponts avec microsoft. Pourtant les mésaventures du CPI (Cour pénale internationale) devraient faire réfléchir. Pour rappel, parce que la CPI poursuit Nethanayou et que pour les USA c’est insupportable, un procureur (et d’autres je crois) de la CPI s’est fait suspendre son adresse électronique par microsoft. Alors quand on voit la dépendance à microsoft de services de l’état aussi critiques que l’armée par exemple, on ne devrait plus se poser de questions sur le fait d’interdire microsoft ou pas
La DINUM (Direction Interministérielle du Numérique) est en train de mettre à disposition plusieurs outils permettant de remplacer teams / word / excel / drive, etc. J’ai vu les présentations et c’est plutôt pas mal :
[https://lasuite.numerique.gouv.fr/](https://lasuite.numerique.gouv.fr/)
[https://github.com/suitenumerique](https://github.com/suitenumerique)
L’occasion de ressortir ce classique : https://www.april.org/un-responsable-de-l-open-bar-microsoftdefense-se-voit-confier-la-dsi-des-armees
Aucune alternative sérieuse sinon on en serait pas là évidemment. Bonne chance pour migrer Martine sous Archlinux alors qu’elle se met déjà en arrêt maladie si son logiciel métier a une nouvelle fonctionnalité non documentée.
C’est pas la France qui dépend de Microsoft c’est le monde, c’est pour ça que l’entreprise est valorisée a 4k mlrds.