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6 commenti

  1. [**Abonnez-vous à la presse indépendante**](https://abo.mediapart.fr/).

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    > […] De la taxe Zucman (rejetée le 31 octobre) à l’abrogation de la réforme des retraites, il ne reste plus rien de ces marqueurs dans le PLFSS ni dans le budget. La « négociation » a ainsi tout eu d’une rétrocession ; le « compromis », d’une reddition. Une simple « suspension » de la réforme d’Élisabeth Borne « jusqu’à l’élection présidentielle », répondant explicitement à la demande de la CFDT, a suffi à lever les menaces des socialistes. Ces derniers ont alors rivalisé d’assurance pour revendiquer la « plus grande victoire d’un mouvement social depuis le CPE ». Autant dire que le PS avait sorti la Grosse Bertha et consciencieusement visé ses pieds. La députée macroniste Agnès Pannier-Runacher s’est encore dite « très à l’aise » avec cette « victoire » le 6 décembre : « Ce qui comptait pour nous, c’est-à-dire qu’on aille à 64 ans et qu’on aille jusqu’au bout de cette réforme, est toujours là dans le texte. C’est un décalage d’une génération. »

    > En outre, le parti d’Olivier Faure, trop occupé à se satisfaire des miracles du « compromis », n’avait pas balisé le chemin institutionnel pour garantir cette suspension ni la manière dont celle-ci serait financée. Devrait-il avaler son chapeau en s’abstenant sur un budget de la « Sécu » austère par ailleurs ? Le 19 octobre, dans un entretien à Mediapart, Olivier Faure évacuait la possibilité d’un vote « pour » mais n’écartait pas l’abstention : « C’est une option pour tous ceux qui auront accepté l’idée que, dans un Parlement sans majorité absolue, il faudra bien qu’on trouve le moyen d’avancer si le budget n’est pas un musée des horreurs et que nous y avons obtenu toute une série d’évolutions. »

    >> Le PS semble volontaire dans la dilapidation du capital de réputation qu’il avait enfin réussi à reconstituer à gauche depuis 2022.

    > Un mois et demi plus tard, c’est donc le vote « pour » qui est devenu acceptable. Ce n’est pourtant pas comme si la copie budgétaire avait été révolutionnée entre-temps. Certes la proposition socialiste d’augmentation de la CSG sur le capital a été reprise in extremis la semaine dernière (en étant divisée par deux), certes le gouvernement a renoncé au doublement des franchises médicales, mais le budget de l’assurance-maladie implique encore des économies sans précédent. Tout participe à donner la sensation que le PS se contente donc de miettes et assume de tourner le dos au reste de la gauche.

    > Pire encore : selon le récit du Monde, le député socialiste Jérôme Guedj a vanté jeudi 4 décembre le compromis à l’ex-première ministre Élisabeth Borne, aujourd’hui députée macroniste, et à son ancien directeur de cabinet à Matignon, Aurélien Rousseau, désormais membre du groupe socialiste à l’Assemblée. « On aurait dû commencer en 2022 », leur a-t-il dit, comme si cette méthode était amenée à perdurer et comme s’il regrettait que le PS se soit engagé dans la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes). Un aveu là encore révélateur. […] Après y avoir intégré les ex-macronistes Aurélien Rousseau, Sacha Houlié et Belkhir Belhaddad, ainsi que Martine Froger, qui siégeait au sein du groupe centriste Libertés, indépendants, outre-mer et territoires (Liot), voilà que les socialistes veulent accréditer l’idée qu’une aile gauche du gouvernement est possible […].

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  2. Non, je pense qu’on est radicalisés et qu’on interprète mal. Rien ne permet de croire à une trahison des intérêts de la classe ouvrière par la sociale-démocratie.

  3. trode_mutagene on

    C’est pas de la trahison quand c’est systématique

  4. > le Parti socialiste trahit la notion même de trahison

    Je serais Nolan ou Mandelbrot , j’en ferais un film ou des maths.

  5. Lol ils en tiennent une sacrée couche chez Mediapart si ils pensent que s’opposer en étant contre tout, c’est faire des compromis. Pour le coup c’est des sacrés guignols pour moi avec cet article. Le compromis c’est pas quand tu gagnes tout pour toi.

    Si il n’y avait pas de compromis dans ce budget horizons n’aurai pas de problème a le voter. C’est un budget toujours dans un déficit énorme, et qui suspend la réforme des retraites (même si on en a pas les moyens), et crée un nouveau congé.

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