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5 commenti

  1. Sexy_Bator on

    L’article est réservé aux abonnés, dommage le début était intéressant mais manquait d’analyse…
    Après y’a une certaine “logique”… des pays qui se découvrent des possibilité de développement se voient directement bridés à cause de l’environnement, alors que ceux plus avancés en la matière ont fait n’importe quoi pendant des décennies… normal qu’ils aient du mal à l’accepter, surtout quand faire de l’argent, et surtout en faire plus que l’autre, est devenu la seule chose qui compte…

  2. Vaestmannaeyjar on

    Article condescendant d’une blanche expatriée donnant des leçons aux ex-colonies, leur reprochant de suivre l’exact chemin utilisé par les occidentaux au 19eme siècle, et souhaitant retirer l’échelle derrière son passage.

  3. anticafard on

    Si ça nous dérange tant que ça on n’a qu’à les aider à accéder à des technologies plus propres? Et à soutenir financièrement cette transition au plus vite.

    Toutes les nations ne sont-elles pas censées suivre un développement en cloche?
    Suivant leur expansion économique qui pollue de plus en plus pour ensuite être suffisamment avancées pour moins polluer?

    L’Europe a eu le luxe du temps pour pouvoir le faire et est encore dans ce processus, avec plus ou moins de succès certes…

    Ces nations émergentes n’ont plus le temps qu’on a eu, c’est tout. Mais il est un peu fort de café de les pointer du doigts, surtout que les nations dites de l’ancien monde sont loin d’être irréprochables

  4. OuaisOuaisOuaisOuais on

    L’Asie du sud, responsable et victime du désastre écologique en cours

    Les dirigeants du sous-continent agissent comme si les ressources étaient inépuisables, ignorant que l’eau vient déjà à manquer, que les sols sont appauvris et que le climat se réchauffe.

    Le désastre causé par le cyclone Ditwah au Sri Lanka le 28 novembre, plus de 600 morts, est inédit par son ampleur. Il a affecté la totalité de cette île d’environ 23 millions d’habitants, un joyau tropical, avec ses plages paradisiaques au bord de l’océan Indien, ses montagnes couvertes de forêts et de plantations de thé et d’épices. Cet épisode est la dernière illustration de la crise écologique et climatique en cours en Asie du Sud, qui abrite 2 milliards d’individus, soit un quart de l’humanité.

    Partout, à l’exception du petit royaume du Bhoutan qui a volontairement bridé son développement et freiné le tourisme, la destruction de la nature, le bétonnage, la déforestation et la pollution sont massifs. L’air, les sols et l’eau sont contaminés. Le Bangladesh, le Pakistan et l’Inde sont classés tout en bas de l’échelle mondiale pour la qualité de l’air. Les grandes métropoles comme Delhi, Lahore, Dacca, et même Katmandou, sont asphyxiées toute l’année par les concentrations de particules fines, avec des pics hivernaux au-delà du supportable. L’Organisation mondiale de la santé prédit une épidémie de cancer dans les années à venir. La revue The Lancet estime que 1,7 million de décès en Inde étaient attribuables en 2022 à la pollution atmosphérique.

    Le Gange et la Yamuna, les deux fleuves sacrés des hindous, sont devenus des vecteurs de contamination. Les industriels y déversent leurs effluents, les agriculteurs leurs résidus de pesticides, les villes leurs eaux usées. L’eau est chargée d’arsenic, de cadmium et de plomb. Les effets sanitaires sont bien là : dans toute la plaine gangétique, le nombre de cancers de la vésicule biliaire, plutôt rare, explose en Inde, avec près de 10 % de la charge mondiale de cette pathologie. Les sols, quant à eux, sont épuisés par l’agriculture intensive.

    Crise hydrique

    Toutes les énergies devraient être employées à penser des solutions tant que c’est encore possible, tant qu’il est encore temps. Mais rien ne freine la destruction de la nature, livrée aux appétits de quelques oligarques avec la complicité des dirigeants obsédés par la trajectoire de leur croissance et par leur désir de puissance.

    En Inde, le gouvernement s’apprête à lancer un mégaprojet d’infrastructure portuaire sur une île des Andaman-et-Nicobar, la Grande Nicobar, riche d’une rare biodiversité et habitée par des tribus très peu connectées. Il faudra déboiser 130 kilomètres carrés de forêt tropicale, soit plus de 1 million d’arbres, et déplacer les communautés tribales. Une hérésie. La Cour suprême vient aussi d’avaliser la modification des règles de protection de la chaîne de montagnes Aravalli, la plus vieille d’Inde, qui s’étend sur 692 kilomètres, essentielle pour les ressources hydriques, afin d’ouvrir plus largement l’exploitation du sous-sol de ce patrimoine écologique.

    Le sous-continent est en train d’épuiser ses ressources en conscience. Le NITI Aayog, centre de prospective du gouvernement indien, a alerté en 2019 sur la crise hydrique, indiquant que 40 % des Indiens, soit plus de 500 millions de personnes, n’auraient « aucun accès à l’eau potable » d’ici à 2030 et que plusieurs grandes villes couraient déjà le risque de voir leurs aquifères s’assécher.

    Les dirigeants agissent comme si les ressources étaient inépuisables, ignorant que l’eau vient déjà à manquer, que les sols sont appauvris, que le climat est déréglé. L’Inde, le Pakistan, le Népal, le Bangladesh, les Maldives figurent parmi les pays les plus vulnérables au changement climatique. Les uns sont menacés par l’élévation du niveau de la mer, les autres par la fonte des glaciers, et souvent les deux. La chaîne de l’Hindou Kouch-Himalaya représente la plus grande masse de glace en dehors des deux pôles.

    Urbanisme anarchique

    Cette région se réchauffe plus vite et subit déjà des catastrophes en série : débordements de lac glaciaire, crues soudaines, glissements de terrain, inondations comme au Pakistan en 2022. Ignorant les alertes, les gouvernements continuent d’investir dans des infrastructures, routes, barrages ponts, urbanisation qui déstabilise cet environnement fragile. Dans les plaines, le réchauffement expose les régions les plus peuplées à des températures extrêmes, dépassant 50 °C.

    « Les effets liés au climat, amplifiés par l’intervention humaine non réglementée qui altère les systèmes naturels, transforment progressivement le paysage socio-économique et environnemental de l’Inde pour le pire », souligne CP Rajendran, enseignant à l’Institut national d’études avancées de Bangalore.

    L’Asie du Sud s’enlaidit. Les métropoles ressemblent à des jungles à l’urbanisme anarchique, dévorant les villages alentour. Le paysage entre New Delhi et le début de l’Himalaya n’est plus qu’une gigantesque conurbation. Bombay, une des belles cités de l’Inde, est défigurée par la route de la côte, un monstrueux ruban de béton construit sur la mer d’Arabie avec ses échangeurs disgracieux, destiné à désengorger la ville. Pour permettre l’extension de cette route, la justice vient d’autoriser la destruction de 45 000 pieds de mangroves pourtant indispensables à la survie de Bombay, car elles absorbent les ondes de tempête, empêchent l’érosion et agissent comme des puits de carbone.

    Le court-termisme des responsables politiques est incompréhensible. Le coût des catastrophes climatiques se chiffre en milliards de dollars de pertes économiques. Selon une estimation de la Banque mondiale, la crise climatique pourrait coûter à l’Inde entre 6,4 % et plus de 10 % de son revenu national d’ici à 2100 et plonger 50 millions de personnes dans la pauvreté.

    Les dirigeants ont l’habitude de se poser en victimes du changement climatique, insistant sur la responsabilité historique des Occidentaux dans le réchauffement. Cela est vrai, mais ils oblitèrent leur responsabilité dans le désastre en cours.

    Sophie Landrin, New Delhi, correspondante

  5. SentinelZerosum on

    Mais c’est pas le genre de pays où sont produites la plupart des merdes fabriquées pour les consommateurs occidentaux ? C’est un peu facile de tout leur mettre sur le dos, du coup.

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