
“Produrre componenti dell’Airbus all’interno di una fabbrica della Boeing era complicato”: il produttore di aerei europeo rimpatria la produzione di supporti motore per i suoi aerei A220
https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/produire-des-pieces-airbus-au-milieu-d-une-usine-boeing-c-etait-delicat-l-avionneur-europeen-rapatrie-la-fabrication-des-supports-moteurs-de-ses-avions-a220-3281792.html
di PestoBolloElemento
3 commenti
Airbus annonce qu’il va déplacer la production des pylônes moteur de l’A220 des États-Unis vers la France
Encore un blunder magistral de l’administration américaine actuelle. Du temps de Biden, on pouvait craindre que l’industrie manufacturière US écrase l’Europe avec un marché du travail plus facile et un accès à l’énergie bon marché quasi garanti.
Le n’importe quoi économique a fait le travail.
“Rapatrie” n’est pas le mot exact. L’A220 n’était pas originairement un produit Airbus, mais Bombardier, canadien (québécois pour être exact). Bombardier a vendu tout le programme à Airbus après s’être pris des droits de douane punitifs des US, et cela parce qu’Airbus a une ligne d’assemblage aux US où elle a transféré l’assemblage des A220 destinés au marché US (les autres sont toujours assemblés au Québec, à ma connaissance).
Quant à la sous-traitance de la production de pièces à des sociétés comme Spirit, c’était une tendance très forte jusqu’à il-y-a une dizaine d’années pour réduire les coûts. Mais elle s’est inversée quand Airbus et Boeing se sont rendus compte que la pression qu’ils mettaient à leurs fournisseurs en avait mené une bonne partie à la faillite et qu’ils étaient devenus trop dépendants des survivants. Du coup, ils ont commencé à les racheter. En particulier, Boeing a racheté Spirit (qui fabriquait des fuselages entiers de 737, et dont les défaillances en contrôle de qualité ont été à la source de la perte d’un panneau de fuselage en plein vol), tout en cédant certaines des usines de Spirit, plus actives pour Airbus, à cette dernière.