
Shein, Temu, AliExpress… Cinque minuti per comprendere la tassa sui “piccoli pacchi” in vigore dal 1° marzo
https://www.leparisien.fr/economie/consommation/shein-temu-aliexpress-cinq-minutes-pour-comprendre-la-taxe-petits-colis-en-vigueur-au-1er-mars-25-02-2026-QZUUAN6PBRHAXFJENGE5NBWF4E.php
di atemutest
8 commenti
# Shein, Temu, AliExpress… Cinq minutes pour comprendre la taxe « petits colis » en vigueur au 1er mars
# D’un montant de 2 euros, elle doit s’appliquer aux articles à petits prix importés d’Asie.
Par [Gwenael Bourdon](safari-reader://www.leparisien.fr/auteur/gwenael-bourdon/)
Le 25 février 2026 à 07h05
Plus de 826 millions d’articles provenant d’Asie ont été importés en France en 2025, contre 175 millions seulement en 2022 (Illustration). LP/Olivier Corsan
C’est une mesure censée frapper au portefeuille les géants asiatiques de l’e-commerce tels que [Shein, Temu, ou encore AliExpress](https://www.leparisien.fr/economie/consommation/shein-aliexpress-temu-96-de-jouets-de-vendeurs-tiers-non-conformes-aux-normes-europeennes-selon-une-etude-19-11-2025-LWLQX5KL7JDR5H5B5CNZVCVQZM.php). La France instaure à son tour, à compter du 1er mars, une taxe de deux euros sur les « petits colis » (d’une valeur inférieure à 150 euros) en provenance de pays hors Union européenne.
Dans son viseur, [les millions de vêtements, accessoires, jouets, bijoux, objets de déco](https://www.leparisien.fr/economie/tout-a-disparu-les-accros-de-shein-en-plein-desarroi-face-a-la-disparition-de-milliers-darticles-sur-le-site-06-11-2025-EWOFO4T6LJE47PLHC3FSOE2SHU.php) commandés en deux clics sur Internet par les consommateurs européens, et expédiés depuis le continent asiatique. En quelques années le flux est devenu massif en France : plus de 826 millions d’articles y ont été importés en 2025, contre 175 millions seulement en 2022.
# À quoi doit servir cette taxe ?
Dès l’automne 2025, le ministre du Commerce, Serge Papin, appelait de ses vœux l’instauration d’un tel prélèvement, pour « lutter contre la concurrence déloyale » des plates-formes asiatiques, affichant des prix avec lesquels les commerces hexagonaux ne peuvent rivaliser.
Lors des débats parlementaires, la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin avait de son côté défendu une « redevance », permettant de financer des moyens supplémentaires de contrôle pour les services douaniers. Cette taxe pourrait rapporter quelque 500 millions d’euros. Il s’agit d’une mesure transitoire, censée prendre fin au plus tard en décembre 2026, dans l’attente de la mise en place d’une taxe similaire au niveau européen.
# Comment va-t-elle s’appliquer ?
La taxe s’appliquera non pas à chaque colis, mais à chaque catégorie d’articles qu’il contiendra. Pour un paquet contenant par exemple trois tee-shirts et deux paires de chaussettes, il faudra donc acquitter deux fois deux euros. Le montant peut vite devenir dissuasif, si on le rapporte au prix des produits importés. La moitié d’entre eux affichaient en 2025, selon les chiffres récents du Commerce extérieur, une valeur inférieure à 3,4 euros.
Dans l’immense majorité des cas, la taxe s’imposera non pas au consommateur, mais au vendeur ou à la plate-forme considérée comme telle. Le dispositif est calqué sur celui de la TVA à l’importation, l’essentiel des opérateurs étant enregistrés auprès d’un guichet unique européen.
Pour qu’un particulier soit redevable de la taxe, il faudrait qu’il reçoive un cadeau et non un article acheté en ligne, que ce cadeau soit expédié d’un pays hors-UE, et que sa valeur soit inférieure à 150 euros, mais supérieure à 45 euros (seuil sous lequel les envois entre particuliers sont exemptés de TVA). « Il s’agira de cas extrêmement marginaux », souligne Thibault Fiévet, sous-directeur de la fiscalité douanière.
# Bientôt 50 avions en moins par semaine à Roissy ?
C’est la première fois qu’Aéroports de Paris (ADP) s’exprime publiquement sur le sujet. Sollicité par Le Parisien, le groupe « prévoit que l’entrée en vigueur de la (taxe) amène le transfert d’environ 50 vols par semaine à Paris-CDG, vers les hubs du Benelux (*Belgique, Pays-Bas, Luxembourg*) ». Pour ADP, « il est donc nécessaire qu’une telle mesure de lutte contre les pratiques commerciales déloyales s’inscrive dans un cadre harmonisé au niveau européen, au risque de provoquer des contournements logistiques vers d’autres aéroports. »
Un opérateur de Roissy travaillant pour le compte de certaines plates-formes raille déjà la « taxe Liège » qui va, selon lui, pousser ses clients à se rabattre sur l’aéroport belge, autre porte d’entrée du e-commerce asiatique. Les regards se tournent vers l’Italie, qui taxe aussi les petits colis de l’e-commerce depuis le 1er janvier (à raison de 2 euros par colis). Le Financial Times constatait fin janvier que le flux des colis de faible valeur importés dans le pays avait nettement diminué, mais qu’une partie était en réalité désormais acheminée par camions, depuis d’autres aéroports européens… échappant ainsi aux droits de douane italiens.
« Les motivations de l’Italie et de la France sont compréhensibles, pour protéger les entreprises locales de ces pratiques agressives. Mais il faut une approche uniforme au niveau européen », estime Lucas Cassetti, secrétaire général de E-commerce Europe (regroupant les fédérations de commerce en ligne des pays européens).
# Va-t-elle se cumuler avec les droits de douane européens ?
Oui, sur une période limitée. Le principe de ces droits de douane, ardemment défendu par la France, a été acté en décembre par les États de l’Union européenne. Mesure annoncée en pleine polémique Shein — après la découverte de [poupées pédopornographiques](https://www.leparisien.fr/economie/shein-des-poupees-sexuelles-en-forme-de-fillette-vendues-sur-son-site-internet-01-11-2025-C3EC2OOGFJGB5DO2FOSO3IZE4U.php) et d’armes en vente sur la plate-forme. Le prélèvement, de 3 euros par catégorie d’articles, doit être mis en place à partir du 1er juillet, et jusqu’en 2028.
Ces prélèvements cumulés auront-ils un impact sur les prix aujourd’hui si attractifs des vêtements, accessoires, et autres articles vendus sur ces grandes plates-formes ? Sollicités, Shein et Temu ne nous ont pas répondu.
taxe gueux
>La taxe s’appliquera non pas à chaque colis, mais à chaque catégorie d’articles qu’il contiendra.
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué…
Si on a fait une commande en février et qu’elle arrive en mars, la taxe s’applique aussi ?
Quelle escroquerie, quelle hypocrisie. On faire venir en gros d’Asie et revendre c’est OK parce qu’une entreprise Française fait une marge sur le produit, mais commander directement alors ça non.
Si ils mettent en place un service bidon à 50 € mais qui permet d’avoir ensuite des « cadeaux » inférieurs à 45 €, alors il n’y a pas de taxes ?
Mais donc, si je comprends bien c’est le site de vente qui payera, pas le consommateur ?
J’ai une commande coincée en dédouanement depuis 10 jours, elle devait arriver le 19 février et zéro nouvelle. Pas bien envie de payer une nouvelle taxe, on va pas se mentir..
Donc Amazon qui vend les mêmes trucs mais les achètes en gros pour les distribuer depuis l’UE ne payera pas de taxes c’est ça ?