Il est trop tard. La Chine est devenue l’usine du monde , l’Inde est devenue le centre de services du monde.
Rapatrier va être long et coûteux et je ne suis pas sûr que la Chine accepte le transfert de compétences.
wodes on
Le Made in Europe, tout comme le Made in France, ça ne sert absolument à rien.
Que ce soit Michelin, que ce soit Doliprane, ou encore Brandt, on ferme tout, on délocalise tout, on vend tout. Et ensuite il n’y a pu rien, ni compétence ni usine ni leadership ni même consommation.
Les voitures électriques chinoises arrivent à toute allure pendant que les européennes n’ont fait qu’ignorer, retarder, saboter le développement de l’électrique pour protéger leur monopole. Tant pis.
Ça viendra faire la manche pour avoir des subventions de l’État déjà sur-endetté à cause de toutes ces délocalisations et plans sociaux à foison.
DadoumCrafter on
C’est tard à mon avis aussi, mais pas encore _trop_ tard. Cela fait déjà un petit moment que la production se délocalise, mais il reste encore un certain nombre d’industries stratégiques où la délocalisation n’est pas si vieille et où il y a encore des compétences qui dorment, et aussi un certains nombre de domaines où la recherche en Europe est à la pointe et où il faudrait reconstruire un tissu industriel/un écosystème pour pouvoir potentiellement remettre en marche une production de masse.
Là où je suis plus pessimiste, c’est sur la capacité au niveau de l’Europe de tenir ses engagements au delà des belles phrases. Elle est loin l’époque où des politiques s’accrochaient à des projets coûteux sur du moyen/long terme, et je crains que même si quelques mesures sont prises, elles soient abandonnées à la moindre acalmie politique, au profit des courants idéologiques traditionnels de l’UE : le libre-échange, le libre marché, le laissez faire, et l’austérité ; qui découlent d’une vision du monde qui est à mon avis au moins bien dépassée (si elle a été un jour judicieuse, ce qui reste à prouver).
oxabz on
Une étiquette contre des accords commerciaux qui nous mettent en compétition avec un capitalisme encore plus violent que le nôtre…
beretta_vexee on
Pour ceux que ne prendront pas le temps lire l’article, il ne s’agit pas de coller des stickers, mais de flécher l’argent publique vers les produits européens, la recherche européenne, les sous-traitants européens et éviter la fuite des brevets et de la recherche.
>”la mise en place du “Made in Europe” ou **préférence européenne dans l’attribution des marchés publics** et dans le déploiement des aides à la production soutenue par des fonds publics.”
>”Pour les investissements étrangers de plus de 100 millions d’euros, les pays concernés devront impérativement prévoir **50 % d’emplois européens dans le projet**.”
>”un transfert technologique élevé (les innovations doivent profiter à la société européenne), une participation au capital limitée à 49 % et un partenariat avec une entité européenne, investir au minima 1 % du chiffre d’affaires mondial en Recherches et Développement dans l’UE ou qu’au minimum 30 % des composants achetés du produit fini proviennent de la chaîne de valeur européenne.”
On est sur des mesures assez classiques, que l’on retrouve dans de nombreux pays (US, Chine, Inde). Mieux vaut tard que jamais, et cela marque la fin d’un vision assez naïve du libre échange.
5 commenti
Il est trop tard. La Chine est devenue l’usine du monde , l’Inde est devenue le centre de services du monde.
Rapatrier va être long et coûteux et je ne suis pas sûr que la Chine accepte le transfert de compétences.
Le Made in Europe, tout comme le Made in France, ça ne sert absolument à rien.
Que ce soit Michelin, que ce soit Doliprane, ou encore Brandt, on ferme tout, on délocalise tout, on vend tout. Et ensuite il n’y a pu rien, ni compétence ni usine ni leadership ni même consommation.
Les voitures électriques chinoises arrivent à toute allure pendant que les européennes n’ont fait qu’ignorer, retarder, saboter le développement de l’électrique pour protéger leur monopole. Tant pis.
Ça viendra faire la manche pour avoir des subventions de l’État déjà sur-endetté à cause de toutes ces délocalisations et plans sociaux à foison.
C’est tard à mon avis aussi, mais pas encore _trop_ tard. Cela fait déjà un petit moment que la production se délocalise, mais il reste encore un certain nombre d’industries stratégiques où la délocalisation n’est pas si vieille et où il y a encore des compétences qui dorment, et aussi un certains nombre de domaines où la recherche en Europe est à la pointe et où il faudrait reconstruire un tissu industriel/un écosystème pour pouvoir potentiellement remettre en marche une production de masse.
Là où je suis plus pessimiste, c’est sur la capacité au niveau de l’Europe de tenir ses engagements au delà des belles phrases. Elle est loin l’époque où des politiques s’accrochaient à des projets coûteux sur du moyen/long terme, et je crains que même si quelques mesures sont prises, elles soient abandonnées à la moindre acalmie politique, au profit des courants idéologiques traditionnels de l’UE : le libre-échange, le libre marché, le laissez faire, et l’austérité ; qui découlent d’une vision du monde qui est à mon avis au moins bien dépassée (si elle a été un jour judicieuse, ce qui reste à prouver).
Une étiquette contre des accords commerciaux qui nous mettent en compétition avec un capitalisme encore plus violent que le nôtre…
Pour ceux que ne prendront pas le temps lire l’article, il ne s’agit pas de coller des stickers, mais de flécher l’argent publique vers les produits européens, la recherche européenne, les sous-traitants européens et éviter la fuite des brevets et de la recherche.
>”la mise en place du “Made in Europe” ou **préférence européenne dans l’attribution des marchés publics** et dans le déploiement des aides à la production soutenue par des fonds publics.”
>”Pour les investissements étrangers de plus de 100 millions d’euros, les pays concernés devront impérativement prévoir **50 % d’emplois européens dans le projet**.”
>”un transfert technologique élevé (les innovations doivent profiter à la société européenne), une participation au capital limitée à 49 % et un partenariat avec une entité européenne, investir au minima 1 % du chiffre d’affaires mondial en Recherches et Développement dans l’UE ou qu’au minimum 30 % des composants achetés du produit fini proviennent de la chaîne de valeur européenne.”
On est sur des mesures assez classiques, que l’on retrouve dans de nombreux pays (US, Chine, Inde). Mieux vaut tard que jamais, et cela marque la fin d’un vision assez naïve du libre échange.