
Il delicato rientro dei dipendenti vittime di burn-out: “Senza cambiamenti, le stesse cause produrranno gli stessi effetti”
https://www.lemonde.fr/emploi/article/2026/04/08/le-delicat-retour-des-salaries-victimes-de-burn-out-sans-changements-les-memes-causes-produiront-les-memes-effets_6678192_1698637.html
di alexb313
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# Le délicat retour des salariés victimes de burn-out : « Sans changements, les mêmes causes produiront les mêmes effets »
Une adaptation des conditions de travail et une prise en compte, par les entreprises, de la vulnérabilité des salariés ayant subi un burn-out apparaissent indispensables pour réduire les risques de rechute. Mais les remises en question des causes organisationnelles du burn-out sont rares.
En cette matinée de février 2019, Marc Biarnès, ingénieur support chez Microsoft, se trouve à l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle. L’avion pour Seattle (Etats-Unis), où est prévu un événement professionnel, est parti sans lui. Il est pris en charge par les urgences. Respiration difficile, pouls qui s’emballe, poids dans la poitrine, tremblements… Un médecin lui livre le diagnostic : il vient de faire [un burn-out](https://www.lemonde.fr/campus/article/2024/03/22/le-burn-out-peut-frapper-tres-tot-trentenaires-et-deja-crames_6223395_4401467.html). Un arrêt de travail d’un an sera nécessaire avant qu’il puisse retourner dans son entreprise.
La notion de burn-out est familière à M. Biarnès. Et pour cause : ce salarié investi, confronté à une intense pression, a été victime d’un premier épuisement professionnel seize ans plus tôt. Les mêmes symptômes avant-coureurs sont d’ailleurs apparus en 2003 comme en 2019, quelques semaines avant la crise : insomnies, difficultés à se concentrer, tendance à l’isolement… *« Je n’y ai pas prêté attention, je n’étais déjà plus en mesure de m’écouter. »*
Le cas de M. Biarnès n’est pas isolé. La rechute après un premier burn-out est fréquente, comme l’ont montré différentes études. Durant la première année de retour au travail, 28 % des personnes ayant subi un syndrome d’épuisement professionnel ou une dépression seraient concernées, selon l’enquête publiée en 2025 par l’Université catholique de Louvain (Belgique) et Axa.
L’ampleur du phénomène souligne, en creux, les difficultés des salariés touchés et des entreprises à s’attaquer efficacement à ce syndrome. C’est souvent là que le bât blesse, notent les spécialistes de la santé au travail : *« Sans actions menées par tous les acteurs concernés, sans réels changements, les mêmes causes produiront les mêmes effets »*, résume une médecin du travail de la région lyonnaise qui n’a pas souhaité donner son nom.
On se remet la citation d’Einstein:
« La *folie*, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent ».
L’article fait l’impasse sur le réel problème: les employés qui font un burnout sont virés ASAP dès leur retour dans les PME, quand la réalité de leur maladie n’est pas juste directement remise en cause par la directions, qui suspecte des arrêts de complaisance.
**surmenage**