Questa mattina, all’alba del 19 aprile 1418, l’assedio di Senlis è terminato improvvisamente.

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di Ok-Bus3447

4 commenti

  1. Ok-Bus3447 on

    Le Siège de Senlis, 4 février – 19 avril 1418

    L’un des sièges les plus cruellement méconnus et sous-estimés de la Guerre de Cent Ans et de la guerre civile française, qui mérite une vidéo.

    Considéré même par les historiens médiévaux comme une exception dans l’histoire de la guerre de sièges, ce fut un désastre complet pour toutes les parties impliquées.

    Senlis, une petite ville de 3 000 habitants, porte d’entrée de la région nord de Paris, était aux mains des Bourguignons, défendue par le capitaine Batard de Thian, envoyé par Jean sans Peur. Ils étaient assiégés par 4 000 Armagnacs commandés par Bernard VII, comte d’Armagnac lui-même, et même par le roi fou Charles VI.

    Après deux mois de sièges et de combats qui causèrent des centaines de morts devant les murailles, un accord fut conclu le 15 avril : si aucun renfort n’arrivait à Senlis dans les quatre jours, la ville se rendrait, les dommages seraient réparés, et un paiement de 60 000 francs d’or serait effectué pour couvrir les frais du siège.

    Pour garantir l’accord, six otages furent remis :

    Guillaume le Clerc, abbé de Saint-Vincent

    Jean Durand, chanoine de Notre-Dame

    Guillaume Mauchevalier et Baudart de Vingles, écuyers

    Jean de Beaufort, avocat du roi

    Guillaume l’Escalot, quartenier

    Le comte de Charolais, futur Philippe le Bon, apprenant cette nouvelle à Amiens, rassembla immédiatement une armée de secours de 8 000 hommes, incluant les meilleurs capitaines et chevaliers.

    En trois jours, le matin du 18 avril, le comte d’Armagnac fut stupéfait d’apprendre la présence de cette armée de secours, qui livrait bataille devant Senlis. La charge de l’armée Bourguignonne perce les lignes du siège Armagnac dans un chaos sans précédant, des centaines de morts et prisonniers eurent lieux.

    Le comte apprit également qu’un important renfort bourguignon était entré dans Senlis. Le capitaine Thian, pour rompre l’accord, avait pillé le camp des assiégeants, tuant et capturant marchands et malades, et incendiant tout.

    Ce fut trop pour le comte d’Armagnac, qui arriva le matin du 19 avril avec toute son armée pour lancer un ultimatum : se rendre immédiatement ou tous les otages seraient exécutés.

    La population et la garnison répondirent que des renforts étaient arrivés, annulant l’accord.

    La scène la plus dramatique et poignante se déroula sous les yeux de tous devant les remparts : Sous les cries et les pleurs de la population, les quatre premiers otages furent décapités, leurs corps écartelés, et suspendus au gibet. A chaque mort, le comte d’Armagnac criait sur la ville en disant de se rendre.

    Des officiers Armagnacs ne pouvant plus supporter supplièrent le comte d’arrêter immédiatement le massacre.

    Il décida de les écouter et épargna les deux prêtres. Cependant, la garnison de Senlis, par vengeance, riposta en décapitant 20 prisonniers armagnacs et en envoyant leurs têtes par-dessus les remparts aux pieds de l’armée Armagnac. Deux bourgeois armagnacs furent pendus, et deux femmes capturées dans le camp du siège furent jetées dans la rivière Nonette.

    Le comte, ayant juré de détruire la ville rebelle, retourne à Paris après que le siège lui a coûté des centaines d’hommes, du matériel de guerre et surtout 200 000 francs d’or.

    Un mois plus tard, dans la nuit du 28 mai 1418, Paris tombe aux mains des Bourguignons causant des milliers de morts dans les jours qui suis. Le comte d’Armagnac sera violement tué lui aussi en étant trainée pendant 3 jours dans les rues de la capital avec, d’après les chroniques, le symbole de sa faction gravée à l’épée sur son torse nue ensanglanté : La bande droite blanche, “le droit chemin”.

    Alors que pendant ce temps, l’armée Anglaise du roi Henry V envahit la Normandie sans rencontrée de résistance jusqu’à Rouen.

  2. Mr_Snipou on

    Heureusement que les renforts sont arrivés, il aurait pas fallu que la situation _s’enlise_ ! [Rires gênés]

  3. AnalogInk on

    Le centre de Senlis vaut encore aujourd’hui le détour d’ailleurs

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